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| Jérémy Liron, galerie Isabelle Gounod | |||||
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| Jérémy Liron expose à nouveau chez Isabelle Gounod. Fidèle à sa galeriste. Des œuvres sur toile sont montrées et puis des travaux sur papier. Tout est encadré de petites baguettes de bois naturel ou blanc. Et tout ne peut se regarder qu'au travers de plexiglas. Le regard doit sans cesse jongler, se jouer des reflets des visiteurs et des éléments architecturaux de l'espace qui les contient. La peinture de Jérémy Liron ne renferme jamais de figure humaine, si ce n'est celle de son propre reflet lorsque l'on se trouve face à l'œuvre. | |||||
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| À ce titre, l'héritage de Francis Bacon est bien présent : les tableaux -comme les grands triptyques de Bacon- sont des objets, isolés du reste du monde par leurs bords, d'une part, et par leur surface de protection et de réflexion, d'autre part. Jérémy Liron accorde d'ailleurs pas mal d'importance à cette dimension de l'accrochage et de la présentation de ses peintures. Il a, par exemple, introduit dans ses toiles les plus récentes des petites marges intérieures de couleur claire qui sont destinées à tempérer le rapport trop brutal du cadre en bois et de la peinture. | |||||
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| Ce qui reste extrêmement intéressant dans une exposition de Jérémy Liron est l'exigence mise en œuvre dans l'organisation de l'accrochage : on peut déceler des suites logiques, des renvois, des mises en situation et puis aussi des respirations (nous avons en mémoire les monochromes carrés bleu-ciel qui s'interposaient entre deux toiles dans une précédente exposition). Et nous nous poserons la question de la solitude : être Dans la solitude. Celle du regard ? Celle qui permet - tout en le contemplant - d'épuiser un lieu vidé de personnages qui pourraient la distraire ? La poésie de ces lieux fera sans doute que nous continuerons à aller les regarder. | |||||
| Jérémy Liron Dans la solitude
19mai - 24 juillet 2010 Galerie Isabelle Gounod 13, rue Chapon 75003 Paris
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