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| Céleste Boursier-Mougenot, galerie Xippas | |||||
| Les diamants mandarins sont de petits passereaux granivores, faciles à élever, faciles à apprivoiser, très sociables. Ce sont de jolis petits oiseaux aux couleurs délicates qui ont une tendance à se reproduire facilement. Céleste Boursier-Mougenot est un jeune artiste qui présente des œuvres dans l'espace des galeries et des lieux d'exposition mais qui a débuté comme musicien. Le bruit, les sons l'intéressent et pour lui la musique est pensée comme une «forme à écouter». Il va donc concevoir des installations, des univers destinés à donner des formes repérables, identifiables, à la musique et aux sons plus généralement. Des dispositifs parfois étonnants seront au service de cette intention. Ainsi, cette pièce intitulée From here to ear. Il s'agit d'une immense volière occupant la quasi totalité de la galerie où tout est préparé pour que les passereaux, lachés en liberté, ne manquent de rien : nichoir, graines, eau et perchoirs. | ||||
| Mais les bacs à graines et à eau sont des étuis à guitare démembrés et les perchoirs sont de vraies guitares électriques ainsi que leurs amplis en état de marche. Les petits oiseaux en se posant sur les cordes des instruments vont créer des sons de manière aléatoire, des sons immédiatement amplifiés. Une sorte de pièce musicale naîtra de ces rencontres. | |||||
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| Dans un autre espace, au bout de la galerie, l'artiste présente une autre installation le "set standard pour deux téléspectateurs" constitué tout simplement d'un somptueux Chesterfield placé devant un téléviseur. Le cryptage en direct des images montrées par cet écran travaille ces images, les teinte et modifie leur aspect. Une lumière noire ou grise baigne l'écran en mouvement. Seuls les contours sont marqués d'une ligne vive et hypertrophiée, transmettant ainsi un sentiment d'inquiétante étrangeté. Ce travail n'est pas sans rappeler celui que Nam June Paik a développé à partir de 1964 en intervenant en direct sur l'image télévisuelle puis en appliquant, dans les années soixante-dix, ses recherches à l'échelle planétaire avec une pièce comme "Global Groove". Céleste Boursier-Mougenot est l'héritier de grandes figures artistiques historiques dont il a intégré les préceptes. Les grandes questions mises en chantier dans les années cinquante et soixante, notamment aux États-Unis sur la nature de l'art et sa définition ne posent plus problème tout comme le décloisonnement de disciplines artistiques aussi différentes que la musique et les arts plastiques. Et ceci est une bonne chose. Compte tenu de la filiation que l'artiste semble entretenir avec de grands aînés comme Nam June Paik , on peut toutefois se demander quel est l'apport spécifique, en 2008, d'une telle démarche. | |||||
| Les diamants mandarins sont de petits passereaux granivores, faciles à élever, faciles à apprivoiser, très sociables. Avec le travail de Céleste Boursier-Mougenot nous avons affaire à un art agréable qui semble facile d'accès, facile à apprivoiser, un art également très sociable. Concernant les petits oiseaux, les visiteurs sont heureux : le bonheur se lit sur leur visage... | |||||
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| Céleste Boursier-Mougenot From here to ear recycle zombiedrones galerie Xippas 108, rue vieille du temple, 75003 Paris jusqu'au 17 mai 2008 | |||||