| Le monde après la bombe ; le Japon de l'immédiate après-guerre. La loi du plus fort règne sur cet amoncellement de ruines. Le gris des cendres, celui de la poussière, le gris noir ou bleuté de la nuit, c'est l'univers glauque et terrifiant où un ordre cherche à percer sous les décombres. Une fille rouge, une jaune, une violette et une verte, quatre prostituées jaillissent de ce chaos fait de ruines sombres et calcinées. Des corps bien vivants aux couleurs criardes dans des décors stylisés. Seijun Suzuki dans ce film de 1964, La barrière de chair, montre à travers ces corps meurtris un Japon bafoué, humilié. |