| Ensuite, il y a une cohérence à exposer cette artiste dans la galerie d' une agence publicitaire car la démarche que développe Elin Eggertsdóttir s'appuie sur l'utilisation d'un certain type de publicité : celle, en noir et blanc, que l'on trouvait dans les magazines des années cinquante et soixante et qui vantait tel produit de beauté ou marque de vêtement de luxe. Elin Eggertsdóttir emprunte des photographies de jeunes visages féminins à ces magazines anciens puis, à l'aide d'outils numériques, va introduire des éléments de son propre visage (ses yeux, son nez, sa bouche maquillée, etc.) qu'elle distribuera de manière aléatoire dans ces vieilles images. Elle appellera autoportraits ces nouveaux objets qui seront agrandis et plaqués sur les murs de la galerie. Sept de ces autoportraits sont visibles et nous nous surprenons à circuler dans l'exposition dans le but de traquer des ressemblances d'un portrait à l'autre afin de tenter de reconstituer mentalement le vrai visage de cette jeune artiste. |