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19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 07:00
Seydou Keïta et le Prince



"Le Prince impérial sur son poney, posant pour le photographe", vers 1859. MAYER & PIERSON
"Portrait, Mali", années 50,
Seydou KEITA
Approximativement un siècle et quelques milliers de kilomètres séparent ces deux photographies. Dans les deux cas, un photographe met en place une construction qu'il juge nécessaire à sa prise de vue. Étrangement, le dispositif retenu présente des similitudes.
photographie de MAYER & PIERSON, lieu de conservation : Hôtel Napoléon
photographie de Seydou KEITA : mes archives ; sans doute le Photo-poche N°63, Robert Delpire/ACTES SUD, mais je n'ai pas noté d'où vient précisément le document (si quelqu'un a les références, me contacter).

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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 07:00

L'échiquier du studio



"Un musicien avec une guitare," 1963 Malick SIDIBE
"Welcome", selfportrait, 1996 Philip KWAME APAGYAN
"Selfportrait", 1977 Samuel FOSSO
1.photographie extraite du livre d'André Magnin "Malick Sidibé", paru aux Éditions Scalo © Malick Sidibé
2.photographie : © philip kwame apagya courtesy prestel-verlag
3.photographie extraite du site de la galerie Michael Stevenson (Afrique du Sud)
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 07:00

Seydou Keïta, toiles et impressions


Un autre très grand photographe malien, Seydou Keïta. Il est né à Bamako en 1921. C'est son père qui lui rapporte du Sénégal un appareil photo de format 6x9. En 1948 Seydou Keïta va s'installer en plein centre de Bamako et ouvre son studio. Lui aussi organise des mises en scène soignées. Des accessoires, des vêtements sont mis à disposition de ses visiteurs et modèles.
Les codes de prise de vue demeurent les mêmes. La toile de fond est une constante mais chez Seydou Keïta, celle-ci va prendre une réelle valeur ; une véritable dimension artistique participera indéniablement à l'entreprise du photographe. Keïta se fera une véritable spécialité de l'utilisation de toiles imprimées qu'il installera derrière ses modèles, jouant ainsi avec les motifs des robes des femmes qu'il photographiera. Les résultats sont généralement somptueux.

collection Metropolitan Museum of art sans titre (Sisters, Two Great Ladies)

Photographe officiel du Mali de 1963 à 1977, il décède en 2001. Ses photographies appartiennent aux plus grandes collections du monde entier.

Il serait intéressant de savoir comment s'est constituée cette tradition du studio de photographie en Afrique, avec la mise en place progressive de ses codes et de ses inventions qui vont aboutir à des réalisations comme celles de Malick Sidibé ou de Seydou Keïta.
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17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 07:00
Malick Sidibé, un studio à vocation internationale



Il existe une tradition du studio de photographie en Afrique. Les accessoires valorisant le sujet photographié (on retrouve ici le réfrigirateur comme chez Philip Kwame Apagya) font partie des codes. La toile de fond, nue, imprimée, parfois peinte, participe à la mise en scène. Malick Sidibé s'inscrit dans cette tradition des photographes de proximité, mais lui, aura une carrière internationale.
Malick Sidibé est né en 1936 à Soloba (Mali). Il ouvre son studio en 1962. A l'occasion des Rencontres africaines de la photographie de Bamako, dès 1994, Malick Sidibé va émerger. Il va exposer assez vite en Europe ainsi que dans les galeries du monde entier qui vont régulièrement montrer son travail. Les musées font également l'acquisition de ses tirages. Malick Sidibé reçoit le prix international Hasselblad de la photographie en 2003.

Page consacrée à Malick Sidibé sur le site holott.org
Les photographies sont extraites du livre d'André Magnin "Malick Sidibé", paru aux Éditions Scalo © Malick Sidibé

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16 août 2006 3 16 /08 /août /2006 07:00
Les décors peints de Philip Kwame Apagya


Mon dernier billet évoquait les effets liés aux excès de la consommation des produits de la culture. Ces excès répondent finalement à des pulsions assez voisines de celles que produit le désir excessif des biens matériels : un besoin d’acquérir toujours plus, de tout posséder jusqu’au dernier gadget, à la dernière nouveauté, par définition inutile.
A des degrés divers, il est sans doute difficile d’échapper à ce travers, même si l’on en a conscience et que l’on cherche à le combattre (qu'il s'agisse de biens culturels ou de biens de consommation courante) ; alors, chacun s’en sort avec plus ou moins de bonheur. En effet, dans la majorité des cas, la possession de biens a tendance à valoriser les individus. On peut adhérer à cette idée, s’y opposer : cela relève du constat. Où commence l’excès ? C’est souvent aux marges qu’il faut aller voir pour en prendre la mesure. Pour ce qui concerne les biens matériels, si nous nous tournons du côté des populations déshéritées, certains comportements affichés fonctionnent comme des signes et nous aident à comprendre les choses.

En ce sens, un pan de la photographie africaine porte les traces de ce désir d’accès à la consommation du monde occidental tout en affichant et en affirmant fermement l’identité des sujets photographiés.
Certaines de ces photographies sont étonnantes comme ces portraits en pied du photographe ghanéen Philip Kwame Apagya (ci-contre) . De grandes et superbes toiles peintes sont tendues verticalement puis tombent et se déroulent au sol de telle sorte que les sujets photographiés entrent complètement dans les décors, tentent de s’y fondre comme s’il s’agissait d’un milieu familier, le leur. Mais les postures un peu gauches des figures photographiées trahissent un certain malaise. Et le décor qu’ils habitent à l’occasion de la prise de vue crée définitivement l’écart. De quoi s’agit-il ?
Il s'agit tout simplement de la représentation en trompe-l’oeil d’un univers à l’occidentale et idéalisé. Les intérieurs sont peuplés de chaînes hi-fi, de réfrigirateurs (remplis), de canapés, de téléviseurs, de téléphones, de meubles de salon, de moquette douillette, etc. Tout ceci à l'échelle humaine, pour un monde résolument moderne, tout en couleur. En somme, les biens les plus contemporains (Philip Kwame Apagya rajoute d'ailleurs des éléments ou modifie ses toiles pour les actualiser) et le confort.
Les décors peints par Philip Kwame Apagya (explique Edgar Roskis,
journaliste et Maître de conférences associé au département information-communication de l'université Paris-X (Nanterre) dans un article du Monde Diplomatique de février 1999) sont le résultat des désirs des gens qu’il photographie :

Ses décors sont le résultat d'interviews méthodiques menées auprès de ses clients - ou doit-on dire ses patients ? Que veux-tu ? Une belle maison, un bel intérieur, un réfrigérateur bien rempli, de la marchandise à gogo, tout ce qu'il faut pour tous les jours, et pour les autres voyager sur les Boeing de Ghana Airways. Le " Studio Normal " est conçu comme la scène d'un magicien qui dévoilerait ses tours, concentrant ainsi l'essence même de toute photographie, perpétuel jeu d'intentions et d'illusions, mais ici énoncées comme telles. Il mêle au fond - c'est le cas de le dire - le désir de l'opérateur et celui du sujet, qui peut sans bouger d'un pouce se rendre dans un Manhattan clinquant comme un juke-box, comme chez nous voir Naples et mourir.

Ces mises en scène sont simultanément magnifiques et décalées, très involontairement. Elles produisent des effets qui sont étonnants mais également amusants dans leur naïveté affichée.
Ces objets de consommation (courants pour l’occident mais nécessairement désirés et idéalisés pour ces Africains) sont peints, le plus souvent maladroitement, organisant ainsi des perspectives variées, contradictoires, au sein d'un même espace de représentation, ce qui a pour conséquence de ruiner l’effet de naturel voulu par les poses à la fois nonchalantes et affirmées des sujets.

Ces photographies montrent donc des êtres désirants qui posent au milieu de biens de consommation dont ils sont dépourvus. Le monde des images existe et ces désirs sont sans doute légitimes. En conséquence, on ne peut évidemment pas leur en faire grief. Les photographies de
Philip Kwame Apagya sont de très beaux objets qui, si nous n'y faisons pas suffisamment attention, peuvent à leur tour susciter notre convoitise.

site présentant des oeuvres de Philip Kwame Apagya
Le Monde Diplomatique, "Le cabinet des illusions", article d'Edgar Roskis
photographies de l'article : portrait(s), 1996 © philip kwame apagya courtesy prestel-verlag

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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 08:00
Bande à p(ART), encore Godard...

Visite du Louvre dans Bande à part (9 minutes 43 secondes top chrono, record du monde battu de la visite la plus rapide).
Dans ce film de Jean-Luc Godard de 1964, c'est l'histoire d'un coup minable qui tournera mal...
Statistiquement, les gens ne passent pas plus de 3 sec devant un tableau. Certains ont la capacité d'aller encore beaucoup plus vite.
La consommation effrénée, dénoncée par Jean Baudrillard dans un ouvrage (de 1970) demeuré célèbre, s'applique également aux produits de la culture. Les tableaux et autres oeuvres d'art n'y échappent donc pas. Et si nous prenions le temps de regarder, le temps de la délectation, avec le risque de ne pas tout voir? Mais cette volonté de tout voir n'est-elle pas une des dernières vanités de notre époque ?

Pour coller au sujet, signalons que le film Bande à part passe ce soir au Centre Georges Pompidou dans le cadre de la rétrospective Godard...

A vos marques. Prêts ? Partez !

photogramme du film Bande à part, 1964 ©Jean-Luc Godard
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 07:00
Les Rencontres d'Arles 2006...(7)

Une exposition d'Antoine Agoudjian est présentée dans un très beau lieu. Un lieu très agréable, étonnant ; un lieu qui laisse encore apercevoir des traces de son passé. Ce lieu aux murs autrefois peints, décorés, et aujourd'hui défraîchis, montre des traces d'humanité. Ces traces que l'on va retrouver dans les photographies de l'artiste dont le travail se combine si bien avec cet espace.
Antoine Agoudjian est né en France, en 1961. "Je n'ai jamais programmé de devenir photographe", dit-il, (...)"Je n'ai aucune certitude. Le doute m'accompagne à chaque instant".
Il se consacre depuis 1989 à la réalisation d'un travail photographique sur la mémoire. Chaque reportage le conduit sur les lieux relatifs à l'histoire des Arméniens dans l'empire Ottoman où se sont déroulés les récits qui ont nourri son imaginaire.
"En 1996, errant dans la ville d'Istanbul, partagé entre crainte et excitation, j'ai éprouvé le besoin irrépressible de me lancer à la recherche des Arméniens sur cette terre historique. Mon projet est né des sensations éprouvées dans cette ville".
Antoine Agoudjian va publier "Les Yeux Brûlants" Mémoire des Arméniens 1989 - 2005" dans la célèbre collection Photo Poche.
La photographie d'Antoine Agoudjian est liée à l'émotion. L'empathie qu'il éprouve pour ses sujets et les modèles qu'il photographie est toujours présente. Elle domine. L'univers dont il souhaite nous faire partager le quotidien est fait de ferveur, d'humanisme, de générosité et de sentiments forts. La forme qu'il donne à ses sujets est au service de cette intention : les tirages sont globalement
très noirs, d'un noir intense, profond, et les figures qui en émergent semblent surgir, jaillir d'un néant, d'une longue histoire de malheurs répétés, celle de la communauté arménienne. Une force de vie. Un désir de continuer à vivre, toujours renouvelé. Mais rien n'est jamais définitivement réglé. Pour preuve, un des derniers avatars lié aux conséquences de cette histoire tragique de l'Arménie s'est produit autour d'une exposition récente qu'Antoine Agoudjian a faite en France, à Valentigney, dans le Doubs. Cet épisode date du 17 juin 2006 : l'artiste a vu son exposition décrochée après les vives réactions de la communauté turque, forte de plusieurs milliers de personnes en pays de Montbéliard, choquée par deux légendes mentionnant le mot "génocide" (article de Claire Guillot du quotidien Le Monde du 28 06 06).

Antoine Agoudjian appartient à l'Agence Rapho.



Vous pouvez également voir des reproductions en assez grand format de beaux tirages de quelques photographies d'Antoine Agoudjian sur le site de la bibliothèque municipale de Lyon où vient de se terminer une exposition qui lui était consacrée.



Dans le cadre des expositions du Méjan : Le Capitole
(08 sur le plan des expositions)


site d'Antoine Agoudjian

photographies de l'auteur
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 07:00
Les Rencontres d'Arles 2006*...(6)



Georges Rousse est une sorte de poète- géomètre ; ouvrier, aussi : il découpe, ponce, peint, colle, mesure et fait encore beaucoup d'autres choses comme accrocher de grands tableaux photographiques aux cimaises des galeries et des musées. Georges Rousse est donc également photographe ; en plus...
En effet, prendre une photographie ne requiert pas beaucoup de temps :
1/60e de seconde ou
à peine plus si l'on décide de le faire à l'aide d'une chambre photographique, mais à peine. La prise de vue photographique est donc pour lui une composante du travail dont il finit par nous soumettre le résultat sous la forme d'immenses tirages, systématiquement étonnants. Le temps qu'il passe à préparer le lieu qu'il va photographier est autrement plus important que le temps de la prise de vue elle-même. La démarche habituelle de l'artiste est d'arriver dans un lieu, de décider d'un point de vue monoculaire (ce sera "l'oeil", l'objectif, le viseur de la machine à photographier qui se manifestera sur le dépoli quadrillé de la chambre) et ce point de vue deviendra le point de référence unique et définitif de tout ce qui se déroulera ultérieurement. La seconde étape va consister à modifier l'espace en le peignant, en dessinant des formes géométriques sur les murs, en installant des constructions de bois qui seront peintes, également, pour mieux se fondre au décor en train de se faire, et tout ceci créant l'illusion d'une surface peinte ou dessinée directement sur le tirage mais qui prendra toute sa dimension lorsque l'on comprendra qu'il s'agit d'un travail effectué dans l'espace et non sur l'épreuve photographique.

La déambulation du spectateur, le parcours de son regard avec recherche du point de vue unique
pour ajustement et reconstitution de la forme (3ème et dernière image, enfin presque...).

En général, nous ne connaissons du travail de Georges Rousse que le tirage de la photographie qu'il finit par prendre lorsque toute l'installation est finie et que l'illusion est parfaite.
Le musée Réattu d'Arles a eu l'excellente idée de commander plusieurs pièces à cet artiste, qu'il a créées dans certains espaces de ce musée et que l'on peut visiter. Le jeu (ci-dessus) consiste évidemment à retrouver le point de vue unique qui a présidé à la construction illusionniste de cet immense rectangle blanc donnant l'impression de se dresser verticalement devant nous, dans le plan du tirage photographique, mais qui, en réalité, s'étale à la fois sur le sol (horizontalement), sur le mur (verticalement) et sur le plafond (en courbe) de ce lieu. Ci-dessous, à gauche, la photographie définitive, par l'artiste.


Georges Rousse a également fait cette installation in situ dans la cour du musée Réattu (à droite).
Les
cosses d'un fruit de couleur brune, qui ressemble à la caroube, ont été fixées sur les murs de l'édifice.
Autre installation in situ de Georges Rousse au Musée Réattu (clic :dernière image)
Musée Réattu, jusqu'au 17 septembre.
Commissaires : M.Moustahar et D.Rouvier.

*Cette exposition est présentée en marge des Rencontres
photographies de l'auteur, excepté 1ère et seconde de l'avant dernier registre : ©G.Rousse
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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 08:00

Les Rencontres d'Arles 2006...(4)


Je souhaitais parler de la belle découverte que j'ai faite à Arles des photographies de cette artiste, Alessandra Sanguinetti.

Béat l'a fait avant moi : allez faire une petite promenade sur son site.

Donc, après la Suisse (Godard), partons en Argentine (Alessandra Sanguinetti), repassons à nouveau par la Suisse (Béat) pour mieux repartir en Argentine. Tu vois, t'as de la chance, lecteur curieux : grâce à Arles, on t'offre des voyages...

Cette fille est née en 1968. Elle passe pas mal de temps en Argentine et notamment à Buenos Aires. Les photographies de la série «Les aventures de Guille et Belinda et l'énigmatique sens de leurs rêves» sont étonnantes.
Des corps. Des corps dans des lieux. Des corps dans des paysages. Cette notion du corps et de ses exubérances, ses imperfections, ses approximations et ses déambulations est très présente dans cette jeune génération d'artistes sur la terre d'Argentine. Je trouve cette série très proche du travail cinématographique d'une autre Argentine, quasiment du même âge (née en 1966) : Lucrecia Martel. C'est elle à qui l'on doit ces deux très beaux films que sont
La ciénaga (2000) et La niña santa (2004).

Alessandra Sanguinetti est
cette année la lauréate du Prix Découverte des Rencontres d'Arles.
photographies extraites du site de la galerie Yossi Milo gallery
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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 07:00
Les Rencontres d'Arles 2006...(5)
Susan Meiselas, reporter-photographe de l'Agence Magnum, comme Raymond Depardon. Un travail de qualité dans l'exact profil des choix de l'invité de ces Rencontres. Je choisis de m'arrêter sur cette exposition pour la mise en espace de ces images. Deux séries sont visibles : Recadrer l'Histoire, série constituée de grands tirages sur supports transparents qui sont suspendus dans l'espace et permettent donc une circulation entre ces images ; on peut donc voir et voir à travers. Recto et verso à égalité.
Et Carnival Strippers qui sont des tirages classiques sur papier baryté, encadrés de manière traditionnelle mais accrochés sur des murs laissés bruts, conservant ainsi de manière visible les stigmates du passé ouvrier des lieux (ci-dessous, second registre).
Pour ce qui concerne la série
Recadrer l'Histoire
: Susan Meiselas a photographié l’insurrection populaire qui renversa le dictateur Somoza au Nicaragua en Juillet 1979. Vingt-cinq ans plus tard, elle a installé dix-huit de ces images, en format monumental, près des endroits où elle les avait prises (ci-dessus: Aux alentours de Managua-Nicaragua-juillet 2004
©Susan Meiselas/Magnum Photo). Ainsi prolonge-t-elle un cycle dont l’événement déclencheur a fortement touché le personnes concernées, tout en continuant à jouer un rôle majeur dans leur vie bien des années après, à une époque où le reste du monde a cessé d’y penser (texte de présentation de l'exposition).


Série Recadrer l'Histoire
Carnival Strippers
Rappel : voici quelques prises de notes photographiques, qui appartiennent à un registre documentaire, qui n'ont comme d'habitude aucune prétention artistique mais qui sont simplement destinées à renvoyer une ambiance et à se représenter les lieux et les oeuvres. J'ai le souci de rester discret et respectueux des oeuvres et n'utilise en conséquence jamais le flash (plus particulièrement quand il s'agit de peinture) et c'est la raison pour laquelle mes photographies sont parfois bougées (par manque de lumière).
Série Carnival Strippers

La série Carnival Strippers
Il s'agit de la sélection de la première monographie de Susan Meiselas (1976). Un regard sur les spectacles de filles donnés dans des tentes à l'écart, lors de petites fêtes foraines de la Nouvelle-Angleterre au début des années 70. Cette approche documentaire de scènes à forte charge sociale renvoie à un épisode précis de l'histoire des Etats-Unis et du mouvement féministe, tout en se penchant sur la vie de ces femmes et des hommes qui paient pour les voir. Un montage sonore participe à l'exposition.

Première danse, Presque Isle, ME, 1973
©Susan Meiselas/Magnum Photo
Les Rencontres d'Arles
photographies de l'auteur excepté la première et la dernière de l'article : ©Susan Meiselas/Magnum Photo
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attraper les mouches

Fumier