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12 octobre 2006 4 12 /10 /octobre /2006 07:30
    images


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* 1 : Hiroshima. anthropométrie, Yves Klein, vers 1961 139,5 x 280,5cm. The Menil Collection, Houston.
* 2 : Hiroshima. Un pont situé à environ 890 mètres de l’hypocentre de l’explosion de la bombe A américaine le matin du 6 août 1945. La vitesse de l’explosion fixa l’empreinte des rails de la rambarde de ce pont sous forme d’ « ombres ». Au premier plan apparaît l’ombre d’un corps humain.
* 3 : Hiroshima. Traces de brûlures à travers un kimono (photo Gonichi Kimura). Les parties sombres absorbant plus d'énergie que les claires, le dessin du tissu s'est imprimé sur la peau
* 4 : Okinawa. Lance-flammes utilisé par les Marines pour le "nettoyage" durant la Bataille d'Okinawa (1945)
* 5 : Yves Klein à l’occasion de la réalisation d'une Peinture de Feu (F 3). Centre d’expérimentation de Gaz de France, La Plaine Saint-Denis, Paris, 1961, photo : Vera Cardot.
         
liens Yves Klein :
* exposition Centre Georges Pompidou, Paris
* Yves Klein, archives
* Insecula, biographie
* Mamac, Nice
* un texte sur Yves Klein
* artcyclopedia, Yves Klein dans le monde
* Wikipedia
liens Hiroshima :
* site officiel de la ville
* page sur les événements
 
         
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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 07:00
    Yves Klein
corps et paysage

Il vivait comme si ses jours étaient comptés
Iris Clert, galeriste

Station : nous sommes à l’automne 1960. Le roi du ciel lève le rideau pour un nouvel acte de son monodrame. Yves, vêtu d’un complet d’homme d’affaire et d’une cravate, donne une démonstration de vol. Il se tient sur le rebord du 2e étage et regarde en bas vers la rue, puis en haut vers le ciel, sa demeure. Lorsque les photographes sont prêts, il bande ses muscles entraînés par le judo et s’élance avec un mouvement ascendant dans une liberté splendide.
Fixant d’un regard intense le ciel (les yeux étincelants) sans penser à la dureté du sol au dessous de lui, il reste un instant suspendu au plus haut de son saut (on entend le déclic des appareils) puis s’élève avec grâce par dessus les toits de Paris, se perd dans les nuages un instant et disparaît dans l’au-delà du ciel, sa demeure véritable.

Thomas Mc Evilley,
in catalogue de l'exposition Yves Klein, Centre Georges Pompidou, 1983 : Yves Klein, conquistador du vide, p 50
 
photographie : Yves Klein, le Saut dans le Vide, Harry Shunk
in catalogue de l'exposition Yves Klein, Centre Georges Pompidou, 1983, p 358
     
liens Yves Klein :
* exposition Centre Georges Pompidou, Paris
* Yves Klein, archives
* Insecula, biographie
* Mamac, Nice
* un texte sur Yves Klein
* artcyclopedia, Yves Klein dans le monde
* Wikipedia
     
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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 07:00
  Jun Nguyen-Hatsushiba
corps et paysage


  Un paysage sous-marin idyllique où le corps lutte désespérément dans un effort inutile, beau et pathétique.

Une vidéo vue dans le cadre de l'exposition Big-Bang, au Centre Pompidou, l'an passé.

titre de l'oeuvre : Memorial Project Nha Trang, Vietnam : Towards the Complex –for the Courageous, the Curious, and the Cowards (vidéo), ©Jun Nguyen-Hatsushiba

  L’artiste Jun Nguyen-Hatsushiba est le produit de nombreux lieux –il est né à Tokyo, a fait ses études aux États-Unis et habite maintenant au Vietnam, à Ho Chi Minh Ville- et son oeuvre puise dans ce multiculturalisme. Dans Memorial Project Nha Trang, Vietnam : Towards the Complex –for the Courageous, the Curious, and the Cowards, l’artiste fait référence à deux professions traditionnelles de sa patrie d’adoption, celles de pêcheur et de conducteur de cyclo-pousse. Dans cette vidéo à la beauté langoureuse, des pêcheurs au guidon d’un cyclo-pousse se livrent à une lente course sur les fonds sablonneux de la mer à Nha Trang, retenant leur respiration assez longtemps pour, à chaque plongée, parvenir à faire avancer à tour de rôle le véhicule d’un ou deux mètres avant de devoir remonter. Dans ce pays qui connaît un développement économique et social  dont la fulgurance est sans précédent, les pêcheurs et les conducteurs font de plus en plus figure de laissés-pour-compte. Cette oeuvre poétique montre la lutte pour avancer coûte que coûte dans un univers qui leur est foncièrement hostile. 
     
photographies :  Memorial Project Nha Trang, Vietnam : Towards the Complex –for the Courageous, the Curious, and the Cowards , Jun Nguyen-Hatsushiba, in LIEU, Tacita Dean, Jeremy Millar, Éditions Thames &Hudson, 2005, p122-125
     
liens Jun Nguyen-Hatsushiba :
* galerie Lehmann-Maupin : où l'on peut voir des extraits de vidéos de l'artiste


   
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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 07:00
  Lisette Model
corps et paysage

 A l'occasion d'un recadrage, la figure va occuper tout l'espace, dévorant ainsi le paysage qui ployait déjà sous le poids et la présence de ce modèle à la personnalité si marquée.
     
 Lisette Model est une grande photographe américaine née en 1901. Diane Arbus fut une de ses élèves.
     
liens Lisette Model  :
* galerie Baudouin-Lebon : grand nombre de reproductions d'oeuvres de l'artiste
* masters of photography : reproductions d'oeuvres de l'artiste
* photographie.com : bio
* quelques photographies
  
     
photographies : Woman at Coney Island, 1942, ©Lisette Model 
     
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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 07:00
  Igor Kostine, Tchernobyl
corps et paysage

L'enterrement d'un village. Igor Kostine - dont on peut voir l'ombre en bas à droite- prend en photo la destruction d'un village évacué. Selon la technique préconisée, le bulldozer creusait d'abord une fosse géante devant la maison, puis la poussait dedans et la recouvrait de terre. C'est ainsi que des villages entiers ont été enterrés.  
 
 Au tout début, on avait estimé que, certaines zones étant trop contaminées, on utiliserait des robots. On avait notamment envoyé sur le toit de la centrale un robot allemand très perfectionné. Mais il a refusé d’obéir, la radioactivité perturbant même les machines. Puis il a roulé vers le bord du toit, et il s’est précipité dans le vide. On aurait dit qu’il avait sauté. C’est comme cela qu’on a découvert que ni les robots, ni les ordinateurs ne pouvaient plus rien pour nous. Juste après les premières évacuations, les campagnes se peuplent de chiens et de chats abandonnés. Les gens n’ont pas eu le droit de les emmener avec eux car les poils s’imprègnent de poussières radioactives. Alors ils errent, vont dans les endroits les plus contaminés et deviennent radioactifs.  Dans les régiments, on a fait passer la consigne aux soldats : ne surtout pas prendre un chat dans ses bras. On en meurt. On peut mourir d’un chat qu’on a pris dans ses bras.
L’ordre est donné de constituer des brigades de chasseurs, et de tuer ces animaux. Au bout de quelques jours, il y a des centaines de cadavres de chiens et de chats, partout, dans les rues des villes abandonnées et dans les bois. Les brigands patrouillent en colonne, leurs coups de feu résonnent en permanence. C’est facile de les tuer, ils courent vers les soldats, tout contents d’entendre des voix humaines. Il suffit de prendre le temps de bien viser… Puis d’autres brigades sont chargées de ramasser et de brûler les cadavres. Parfois, on en aperçoit un qui s’enfuit à toute vitesse. On n’a pas le temps de tirer. On croise le regard de l’animal. C’est terrible. Les nerfs lâchent d’un coup. A Tchernobyl, on a pensé à sauver l’homme, d’abord. Pour la nature et les animaux, on s’est contenté de solutions plus simples et plus radicales. Le fusil pour les chiens et les chats, la pelle et le bulldozer pour la nature. Nos seules armes pour combattre la radioactivité.

     
Références :  TCHERNOBYL, Confessions d'un reporter, Igor Kostine. Éditions des Arènes, 2006, p 49.
photographies : ©Igor Kostine/Corbis. 

liens
* Éditions des Arènes, le livre
* photographies extraites de l'album
* autres photographies de l'album
     
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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 07:00
  Clémence Périgon : Disparaître à répétition
corps et paysage

Chaque vidéoperformance est un plan fixe de trente minutes. Un personnage s’émiette et vous embourbe en d’incessantes disparitions. Un (non-)mouvement devient un temps. Les divisions temporelles s’étirent, gonflent ou s’aplatissent faisant perdre ou retrouver à chacun des protagonistes - herbe, bras, nuage, tapis…- une identité qui ne sera plus jamais la sienne…mouvante à souhait. Aussi, les choses ne se brouillent pas, elles s’indéfinissent.
     
  Clémence Périgon est née  en 1978. Elle est Française. Les images présentées ici sont des captures d'écran de vidéoperformances qu'elle pratique à l'extérieur. Lorsque l'on se trouve devant l'écran, l'oeuvre à regarder  ressemble à une photographie. Immobile comme une photographie, ou presque. Silencieux comme une photographie, ou presque. Seul le frémissement léger de quelques feuilles nous indique qu'il s'agit d'une scène filmée. Le plan est fixe, et dure trente minutes exactement. Nous voyons un corps, celui de Clémence Périgon, enlaçant un arbre dans le lointain ou un poteau télégraphique ; ou une tête qui émerge d'un tas de rondins de bois ou bien de la surface d'un étang, mais rien ne bouge.

Un autre s’éternise entre les choses et sans mouvement… Ainsi, les Pose sont des paysages - presque des tableaux - à l’intérieur desquels une figure immobile s’agrippe ou flotte. Son immobilité vous fait croire à un arrêt sur image mais son arrêt est dans l’image.
   
Liens Clémence Périgon  :
* Clémence Périgon, site perso
* Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de la Méditerranée
* Groupe Laura
* CV de Clémence Perigon


photographies extraites du catalogue de l'exposition "J'en rêve", Fondation Cartier Éd. ACTES SUD, p152, 153.  ©Clémence Périgon
     
texte-citation : Clémence Périgon, 21 janvier 2003, site personnel, extraits
     
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7 octobre 2006 6 07 /10 /octobre /2006 07:00
  ZHANG HUAN, New-York
corps et paysage

 New York, ville-building. New York : le body-building à l’échelle d’une ville ; l’expression de la puissance, l’extravagance visuelle, la Force. Un paysage urbain, nourri de l’excès :  l'exacerbation du quotidien, la concrétisation  des dérives. Et puis, soudainement, l’artiste se créant un corps body-buildé, à l'image de la ville, un corps extravagant fait d’une accumulation de pièces de viande crue et fraîche plaquée sur la peau.
 Zhang Huan à l’occasion de cette performance étonnante va déambuler dans ce  New York, vêtu de l'éphémère costume de chair qu'il s'est fabriqué comme pour mieux l'affronter et qui, comme la ville du 11 septembre, est à la fois fort et sujet à la plus grande vulnérabilité.
 Zhang Huan est l’un des artistes les plus marquants de la jeune création chinoise (voir article du 09 septembre). Chassé de Chine, il réalise que son corps est le  support principal de sa pratique artistique.

oeuvre présentée : My New York, 2002, Performance, Whitney Museum, New York, USA
  
photographies de l'auteur prises dans le cadre de Lille 2004

liens Zhang Huan :
* site de l'artiste
* My New York
*Zhang Huan a été présenté dans le cadre de Lille 2004
* biographie de Zhang Huan

  

   
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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 07:00
    Roni Horn
corps et paysage


A l'âge de 19 ans, l'artiste américaine Roni Horn fit son premier voyage en Islande, pays où elle se rend maintenant régulièrement.
 Dans son ouvrage intitulé To place-Book I : Bluff life (1990), Roni Horn cite Simone Weil qui, dans La Pesanteur et la Grâce, exprimait son désir de "voir un paysage tel qu'il est quand je ne suis pas là".
 titre de l'oeuvre : Becoming a Landscape
(détails) 1999-2001

 Dans le paysage du corps, la tête constitue une sorte de promontoire, de bastide. Il s'agit ici d'une série de photographies présentées par paires :  trois paires de portraits d'une même jeune personne confrontés à six paires de gros plans de sources thermales. Le résultat est troublant et énigmatique.

Roni Horn travaille le portrait comme s'il s'agissait d'un territoire à explorer. Ses séries de visages sont des lieux d'investigation pour elle. (Voir notamment la série sur les clowns et cette autre belle série d'une centaine de
photographies du visage d'Isabelle Huppert  à la galerie Matthew Marks : Roni Horn  lui avait demandé de réinterpréter les visages  de femmes qu’elle avait incarnées).
     
photographie : Becoming a Landscape  in LIEU, Tacita Dean, Jeremy Millar, Éditions Thames &Hudson, 2005, p59
 
liens Roni Horn :
* Musée d'art moderne de la ville de Paris, bio et photographies
* présentation, Centre Pompidou
* diacenter
* Matthew Marks gallery, images
* galerie Xavier Hufkens, images
* art 21, 4 courtes vidéos de Roni Horn
* art 21, interview de Roni Horn
     
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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 07:00
 
Ernest Pignon-Ernest
corps et paysage

 Naples, les épidémies successives qui déciment la population. C’était autrefois. Mais la ville a conservé le souvenir de ces corps indigents, sans conscience, inertes, traînés, amoncelés. Une mémoire inconsciente, collective, urbaine, que partagent les gens de toutes conditions. Les échos, nous en trouvons des traces dans la peinture, si présente en Italie. C’est aujourd’hui.  Il s'agit bien sûr d'une peinture religieuse mais qui emprunte souvent au quotidien.  Pour voir cette peinture il faut aller dans les églises ou dans les musées.
Ernest Pignon-Ernest est un artiste engagé qui a toujours eu le souci d’entrer en contact avec le public qui peut fréquenter les églises mais ne rentrera jamais dans une galerie d’art ou dans un musée. Néanmoins le travail de Pignon-Ernest n' a jamais eu aucun caractère condescendant. Sa pratique  est très singulière :
  Cet artiste, excellent dessinateur, est très attaché à la figure humaine. Ses références, il va les emprunter à la peinture classique. Sa singularité va consister à représenter ces figures à l’échelle 1, qu’il va dessiner, remarquablement, à la craie noire sur du papier léger de très grand format pour ensuite aller les coller furtivement, la nuit, sur les murs de la ville. Et il ne s'agit pas pour lui de placarder n'importe quelle image à n'importe quel endroit : des représentations d'Arthur Rimbaud dans Paris, au quartier latin, une femme noire, telle une pietà portant un homme dans ses bras qu'il mettra sur les murs de Durban, en Afrique du Sud, rappelant ainsi le contexte de l'apartheid puis les ravages du sida ;  ou encore les figures de Pasolini ou de personnages liés à l'oeuvre de Boccace dans le contexte géographique de leurs lieux respectifs de vie. La bonne image apposée au bon endroit, dira-t-il. C'est ce qu'on appelle un travail in situ. Pour ce qui concerne les corps traînés de Naples, cette image, déclare-t-il, est nourrie de toutes les peintures napolitaines que j'ai travaillées, le Caravage, Mattia Pretti surtout,(...) jusqu'à la main qui fait le passage plan vertical, plan horizontal, sur le pas de cette porte. J'espérais que l'on sente qu'elle va cogner sur chaque marche de cet escalier qui s'enfonce sous la ville là où Virgile, il y a deux mille ans, situait les Enfers.
     
 Ce qui est intéressant dans le travail de l'artiste est qu'il va laisser ces oeuvres évoluer au gré des intempéries, des arrachages éventuels, des traces du temps sans les protéger comme le ferait un galeriste. Il prendra des photographies des lieux, indices de l'existence éphémère d'objets artistiques. Avec le risque que ces photographies aient un effet pervers sur l'oeuvre elle-même : en effet, même si le travail d'Ernest Pignon-Ernest génère des effets de réel, les photographies accentuent le réalisme et produisent un effet de trompe-l'oeil qui est accentué par le point de vue adopté par le photographe. Ceci étant contradictoire avec l'intention de l'artiste qui conçoit ses oeuvres plus globalement dans l'espace et le mouvement de la rue, excluant évidemment la notion de cadre.
     
 Ernest Pignon-Ernest, niçois, vit et travaille à Paris. Depuis plus de trente ans il appose des images sur  les murs des cités.

 ...au début il y a un lieu, un lieu de vie sur lequel je souhaite travailler. J'essaie d'en comprendre, d'en saisir à la fois tout ce qui s'y voit : l'espace, la lumière, les couleurs... et, dans le même mouvement ce qui ne se voit pas, ne se voit plus : l'histoire, les souvenirs enfouis, la charge symbolique... Dans  ce lieu réel saisi ainsi dans sa complexité, je viens inscrire un élément de fiction, une image (le plus souvent d'un corps à l'échelle 1).
Cette insertion  vise à la fois à faire du lieu un espace plastique et à en travailler la mémoire, en révéler, perturber, exacerber la symbolique...

 Les corps, en situation, vont occuper, de manière éphémère, le paysage de la ville et vont charger le regard des passants, tout d'abord de surprises, puis  d'interrogations et peut-être  de réminiscences.
     
liens Ernest Pignon-Ernest  :
* site officiel
* Bulletin de la SFP, un entretien
* interview
* autre interview
* galerie Bärtschi
* galerie Lelong
* intervention Arthur Rimbaud
* Arthur Rimbaud
* texte détaillé avec illustrations de Images Revues
* un article d'exposition
* La Ruche
* artnet.com

photographie : Naples, 1990, Ernest Pignon-Ernest, Fonds National d'Art Contemporain
extrait de La Photographie contemporaine en France, Éd.du Centre Pompidou, 1996, p85
  
photographies présentées en liens/images : extraites du site de E.P.E

   
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4 octobre 2006 3 04 /10 /octobre /2006 07:04
  Clémence Périgon : Disparaître à répétition
corps et paysage

Chaque vidéoperformance est un plan fixe de trente minutes. Un personnage s’émiette et vous embourbe en d’incessantes disparitions. Un (non-)mouvement devient un temps. Les divisions temporelles s’étirent, gonflent ou s’aplatissent faisant perdre ou retrouver à chacun des protagonistes - herbe, bras, nuage, tapis…- une identité qui ne sera plus jamais la sienne…mouvante à souhait. Aussi, les choses ne se brouillent pas, elles s’indéfinissent.
     
  Clémence Périgon est née  en 1978. Elle est Française. Les images présentées ici sont des captures d'écran de vidéoperformances qu'elle pratique à l'extérieur. Lorsque l'on se trouve devant l'écran, l'oeuvre à regarder  ressemble à une photographie. Immobile comme une photographie, ou presque. Silencieux comme une photographie, ou presque. Seul le frémissement léger de quelques feuilles nous indique qu'il s'agit d'une scène filmée. Le plan est fixe, et dure trente minutes exactement. Nous voyons un corps, celui de Clémence Périgon, enlaçant un arbre dans le lointain ou un poteau télégraphique ; ou une tête qui émerge d'un tas de rondins de bois ou bien de la surface d'un étang, mais rien ne bouge.

Un autre s’éternise entre les choses et sans mouvement… Ainsi, les Pose sont des paysages - presque des tableaux - à l’intérieur desquels une figure immobile s’agrippe ou flotte. Son immobilité vous fait croire à un arrêt sur image mais son arrêt est dans l’image.
   
Liens Clémence Périgon  :
* Clémence Périgon, site perso
* Biennale des jeunes créateurs d'Europe et de la Méditerranée
* Groupe Laura
* CV de Clémence Perigon


photographies extraites du catalogue de l'exposition "J'en rêve", Fondation Cartier Éd. ACTES SUD, p152, 153.  ©Clémence Périgon
     
texte-citation : Clémence Périgon, 21 janvier 2003, site personnel, extraits
     
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attraper les mouches

Fumier