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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 07:02
   
Manuel de la photo ratée
mots et noms

D - LA PHOTO-TEXTE
Ne pas hésiter à photographier les sites protégés et à y intégrer les panneaux d'information et de prévention.
En effet, une photo n'est jamais assez informative. Selon les préceptes des plus grands photographes de presse : «il ne faut jamais montrer une photo sans légende». (cité par Myr Muratet/photographe)
L'originalité de ce cliché provient du panneau d'information rectangulaire dont la blancheur se découpe nettement sur le paysage de campagne à l'arrière-plan. Le texte qui informe le promeneur se lit alors naturellement et l'ensemble de la pancarte peut rappeler une étiquette collée sur l'image. Par ailleurs, la forme rectangulaire étant quasiment homothétique au format de la photo, cela donne un effet optique intéressant.

Thomas Lélu
MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, p 74
         
 Thomas Lélu aborde la photographie avec beaucoup d'humour. Dans ce MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, il  dresse un panorama de tout ce qui fait une «photo ratée» : le bougé, le flou, le doigt devant, les yeux rouges, la tête coupée, l'objet passant dans le champ, la sousexposition, la photo confuse, etc.

Présentation de Paris-art :

Né en 1976 à Seclin, Thomas Lélu vit et travaille à Paris.
Avec son Manuel de la Photo ratée (Al Dante, 2002) et ses Récréations (Léo Scheer, 2003), c’est d’abord par le biais du livre, de collages d’images récupérées et de commentaires déplacés que l’artiste Thomas Lélu a donné forme à son humour potache, limite décervelé, à son goût de l’absurde contemporain, à son entreprise de renivellement des formes hautes et basses de la culture. Il publie également à la rentrée 2005 un roman au titre éloquent : Je m’appelle Jeanne Mass.

. . . . .
         
Le travail de Thomas Lélu était présenté l'an passé dans le cadre de l'exposition "J'en rêve" à la FONDATION CARTIER. Il était parrainé par Claude Closky.
         
liens Thomas Lélu :
*
photographie
* article sur le Manuel de la photo ratée, Synesthésie
* interview de Thomas Lélu, ensad
* l'éditeur Léo Scheer
* les textes de Thomas Lélu chez Léo Scheer
* actualité : exposition Thomas Lélu à Gennevilliers

         
photographie : MANUEL DE LA PHOTO RATÉE ©Thomas Lélu  Éditions Al Dante, Léo Scheer, 2002, p 74
         
         
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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 07:00
    Manuel de la photo ratée
mots et noms

1- LES ACTIONS ET LES ATTITUDES

C - LA PHOTO AVEC PORTÉE


Offrir 16 kg de croquettes de boeuf à un proche puis le photographier avec son présent. On peut remplacer les croquettes par du terreau voire des parpaings.
 Lors d'un déménagement, quand tous les meubles et les cartons transitent de la maison à la fourgonnette et vice-versa, on se retrouve dans des situations insolites. L'homme porte un carton qui doit contenir des livres ou des cassettes vidéo mais seule l'inscription portée en rouge focalise l'attention : «tendres croquettes au boeuf», ce qui, associé au sourire sympathique du déménageur, rend l'image pittoresque et amusante.

Thomas Lélu
MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, p 63
         
 Thomas Lélu aborde la photographie avec beaucoup d'humour. Dans ce MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, il  dresse un panorama de tout ce qui fait une «photo ratée» : le bougé, le flou, le doigt devant, les yeux rouges, la tête coupée, l'objet passant dans le champ, la sousexposition, la photo confuse, etc.

Présentation de Paris-art :

Né en 1976 à Seclin, Thomas Lélu vit et travaille à Paris.
Avec son Manuel de la Photo ratée (Al Dante, 2002) et ses Récréations (Léo Scheer, 2003), c’est d’abord par le biais du livre, de collages d’images récupérées et de commentaires déplacés que l’artiste Thomas Lélu a donné forme à son humour potache, limite décervelé, à son goût de l’absurde contemporain, à son entreprise de renivellement des formes hautes et basses de la culture. Il publie également à la rentrée 2005 un roman au titre éloquent : Je m’appelle Jeanne Mass.
 
. . . . .
         
Le travail de Thomas Lélu était présenté l'an passé dans le cadre de l'exposition "J'en rêve" à la FONDATION CARTIER. Il était parrainé par Claude Closky.
         
liens Thomas Lélu :

* article sur le Manuel de la photo ratée, Synesthésie
* interview de Thomas Lélu, ensad
* l'éditeur Léo Scheer
* les textes de Thomas Lélu chez Léo Scheer
* actualité : exposition Thomas Lélu à Gennevilliers

         
photographie : MANUEL DE LA PHOTO RATÉE ©Thomas Lélu  Éditions Al Dante, Léo Scheer, 2002, p 62
         
         
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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 07:02
    Les neuf erreurs
mots et noms

«There are Nine Mistakes in This Photograph, Can You Find Them? »
Image: (16.8 x 25.4 cm). ensemble: (40.3 x 50.1 cm).
Signée, titrée, numérotée 4/25 et annotée avec les réponses, à l'encre, dans la marge.


Titre de la photographie : «There are Nine Mistakes in This Photograph, Can You Find Them? » (Il y a neuf erreurs dans cette photographie, peux-tu les trouver ?),  1989
.
         
Les mots : passage obligé ? Les images nous obligent-elles à nommer les choses ?
.........
         
Duane Michals a l'habitude d'écrire en regard de ses photographies. Les mots sont importants. Ils font partie de l'oeuvre.
Photographe américain important, né en 1932. Problème d'identité lié à ce prénom que sa mère lui a donné et qui était celui d'un autre petit garçon (voir la biographie établie par Renaud Camus, en lien).
   
liens Duane Michals :
* biographie par Renaud Camus
* Photography Temple, petit portfolio sur Duane.
* séquence photographique étonnante : "les choses sont bizarres" (1)
*
séquence photographique étonnante : "les choses sont bizarres" (2)
* PDN Gallery : des photographies et des vidéos e Duane
* site-forum autour de Duane Michals (en grec...) mais beaucoup d'images.
* le "wiki" sur D.M
* encore une page avec des photographies de Duane (en anglais)
* un petit texte sur Duane (en français) du Musée des Beaux-Arts du Canada
         

       
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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 07:00
   
Pontus Hulten


 
Pontus Hulten hors cadre

 L'inventeur du musée «moderne» est décédé jeudi à 82 ans.
Par Gérard LEFORT
article du quotidien Libération : samedi 28 octobre 2006


Pontus Hulten, né Carl Gunnar Pontus Vougt Hulten en juin 1924, mort dans  la nuit du 25 au 26 octobre, était au physique une importante stature de  Suédois moustachu. Au figuré, il était encore plus baraqué, tant sa carrière  fut synonyme de très grande carrure de l'art contemporain. Défricheur  inventeur, fédérateur, tous ces qualificatifs sont adéquats mais n'arrivent pas à cerner les variations de son intense activité.
Pour les Suédois, il restera le directeur du Moderna museet de Stockholm, qu'il dirigea de 1957 à 1972. Le petit musée devient vite grand, quand Pontus Hulten y invite la fine fleur à peine éclose du «nouveau réalisme» (Tinguely, Saint Phalle...) et de l'art cinétique (dès 1955 dans la galerie parisienne de Denise René, il signait avec Vasarely une expo intitulée «le Mouvement»).
Happenings. Mais c'est dans son «art d'exposer» qu'il innove : des manifestations qualifiées à l'époque d'expérimentales. Dans «le Musée de vos désirs», il fait participer le public au choix de la collection. Dans «Sculptures pour aveugles et non aveugles», on tâtonne les oeuvres dans le noir et le catalogue est imprimé en braille. Dans «American Pop-Art, 107 formes d'amour et de désespoir» (1964), le ballet de Merce Cunningham danse au milieu de sculptures, John Cage joue du piano devant un tableau de Sam Francis, tandis que Rauschenberg donne des happenings. Par son truchement arrivèrent aussi à Stockholm les peintres américains d'avant-garde (dont Jasper Johns en 1961), ou Bacon en 1965.
Mais pour les Français et, en tête, les Parisiens, Pontus Hulten rime avec Beaubourg. Appelé en 1973 par Robert Bordaz pour diriger le musée d'art moderne du centre Pompidou, Pontus Hulten va comme de coutume déborder du cadre en réalisant de 1977 à 1979 les trois glorieuses de l'exposition temporaire : «Paris-New York», «Paris-Berlin», «Paris-Moscou». Mémorables tant elles bousculaient les traditions de la monographie avachie, ou de la thématique factice. Pionnier aussi dans sa façon de fédérer tous les départements d'un musée d'art moderne (cinéma, bibliothèque, design, architecture, revues parlées), Pontus Hulten déclarait :  «Les expositions sont la vie d'un musée, la collection en est la colonne vertébrale.» A Beaubourg, il va poursuivre sa politique pointue d'acquisitions, tout en maintenant le lien de ses amitiés : le fameux bassin du plateau Beaubourg où tournicotent les sculptures du couple Tingely-Saint Phalle doit beaucoup à son obstination.
Haut vol. Quant au souci du public qui ne fut jamais celui de la démagogie, on doit aussi à Pontus Hulten, entouré il est vrai d'une équipe de choix (François Barré, Françoise Cachin, Germain Viatte...), que le Centre ouvre ses portes jusqu'à 22 heures (une révolution !). Ultérieurement, il dirigea le Museum of Contempory Art de Los Angeles, puis devint directeur du Palais Grassi de Venise pour deux expos de haut vol : «les Futurismes» en 1985 et «Archimboldo» en 1986.
En 1990 on le retrouve au Kunst und Ausstelung à Bonn, puis en 1994, à la direction artistique du Musée Jean-Tinguely de Bâle. Le musée fut la grande passion de Pontus Hulten sous la seule condition qu'il soit  «un véritable instrument critique doué de sens». Une modernité plus que jamais à méditer.

 article du quotidien Libération : samedi 28 octobre 2006
 
         
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28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 07:00
       Martyre
mots et noms

History of Sex (Martyr), 1995
Color coupler print.
40 x 32 ½ in. (101.6 x 82.5 cm).
Signed, titled and numbered 4/7 in pencil on the reverse of the flush-mount.
ESTIMATE: $ 10,000-15,000
Andres SERRANO
Paula Cooper Gallery, New York
         
 Andres SERRANO : sexe-religion-mo(r)ts  et  martyre de la parole
         
liens Andres Serrano :
* biographie
* artnet
* Serrano dans les musées du monde
* interview


Paula Cooper Gallery
         

       
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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 07:00
    Merdre
mots et noms

Père UBU : Merdre!
Mère UBU : Oh! voilà du joli, Père Ubu, vous estes un fort grand voyou.
Père  UBU : Que ne vous assom'je, Mère Ubu!
Mère UBU : Ce n'est pas moi, Père Ubu, c'est un autre qu'il faudrait assassiner.
Père UBU : De par ma chandelle verte, je ne comprends pas.


Ubu roi, Acte I, scène 1 (1896), Alfred Jarry
 
L'image sereine au contenu extravagant que tu peux voir en haut à droite, lecteur, n'est pas une invention du Père UBU. C'est ni en Pologne, ni nulle part mais en Loire-Atlantique.
 
photographie de Merdre : ©Laurence P. (autorisation, pour une diffusion sur le support internet. La présente cession est faite à titre gratuit...)
photographie de gauche, tu l'as reconnu : c'est Alfred sur son vélo. (mais alors là, je ne sais plus où j'ai cueilli cette image ; ? )
 
liens Alfred Jarry :
* bio
* Jarry sur wikipedia
* Alfred Jarry 2007
* un texte d'Hubert Juin : Jarry et la littérature de son temps
* un annuaire des lieux
* UBU roi, Bnf
* texte d'UBU roi
         

       
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 07:00
  Christian Boltanski
mots et noms

Missing house Un jour (une nuit peut-être), trois maisons. Les mêmes. Ca se passe à Berlin dans le quartier “Mitte”. Un avion survole la Grosse Hamburger Strasse où pas mal de juifs habitent. Manque de chance, l’épisode se déroule pendant la deuxième guerre mondiale, à la fin, en 1945.
Dans l’avion : un Américain. Il lâche ses bombes. Dessous, trois maisons, je t’ai dit. Les trois mêmes, sagement alignées. Une de ces saloperies tombe, pile dessus. La première maison, elle a rien, la troisième, elle a rien non plus. Celle du milieu, elle a tout pris : écroulée, anéantie, disparue. Pourquoi celle-ci ?

«Le doigt de Dieu», c’est Boltanski qui l’évoque dans sa vidéo concernant l’oeuvre qu’il a intitulée  : “La Maison Manquante”. «Le cow-boy, dans son avion, il appuie sur le bouton et la bombe s'écrase sur une des maisons et pas sur les autres.» (citation de mémoire)
Le bloc formé par ces "trois maisons" n’a jamais été détruit. En 1990, Christian Boltanski décide d’apposer sur les murs mitoyens de la maison disparue, qui désormais sera définitivement absente, des plaques commémoratives à chaque étage. Ces plaques portent le nom, la profession et le lieu où ils vivaient, les anciens habitants.

La place laissée vide par l'immeuble détruit est ainsi rattachée au souvenir des habitants disparus. Travail "de mémoire", comme on dit. La "petite mémoire", celle des anonymes. Des mots et des noms, placés bizarrement, à une hauteur empêchant toute lecture, en sont les stigmates.
         
liens Christian Boltanski, The Missing house :
* Des photographies de "La Maison manquante" (site en néerlandais...)
* Suite avec quelques photographies supplémentaires
* Iconographie(s), quelques travaux de Boltanski

*photographie 1 extraite de la vidéo présentée en 1998 dans l'exposition Christian Boltanski au Musée d'art moderne de la ville de Paris.
*les autres photographies sont extraites du site en néerlandais en lien.
         

       
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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 07:00
    Mathias Schmied
mots et noms

 
Un magazine est fait pour être lu (les mots) et regardé (les images). C’est d’un magazine qu’est extraite l’image utilisée pour cette oeuvre de Mathias Schmied. Le matériau de base est un objet de consommation, un objet pauvre.

La photographie représente une demoiselle…dénudée. Pour une telle image, les légendes ont vraisemblablement assez peu d’importance.
Ce qui fait la singularité de cette oeuvre c’est que la page du magazine a été découpée en très fines bandes parallèles ; une machine à détruire les “documents compromettants” a sans doute été utilisée mais cette destruction mécanisée n’a pas été menée jusqu’à son terme puisque le découpage en fines lanières s’arrête avant l’autre bord de l’image, ce qui retient fragilement l’ensemble.
L’objet ainsi fabriqué est présenté à l’envers, un peu à la manière d’un saule pleureur : les fines lanières étant les branches et la partie laissée intacte, le tronc. Images et légendes sont visibles mais elles pleurent , comme parasitées par cette lacération régulière qui produit une sorte de frémissement du regard. Les mots, s'il en reste, ont disparu.
               
Le SHOW OFF

 Actuellement il est possible de voir différentes pièces de Mathias  Schmied   au Show off, le salon d’art contemporain qui vient d’ouvrir ses portes à l’Espace Pierre Cardin à Paris. J’en profite pour évoquer d’autres oeuvres que j’ai pu voir dans cet immense espace des Champs-Élysées qui présente vingt-huit galeries sur trois niveaux.
       
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mots et noms...légendes :

0. image de présentation,  Mathias Schmied,  Background - 2005,
galerie Olivier Houg

1. Le show off, ambiance.
2.
Le show off, ambiance.
3. Raphaêl Boccanfuso,
Galerie Patricia Dorfmann.
4. Regina Virserius, Inflexion #6, laser print, 2005, galerie Eric Dupont.
5. deux oeuvres de Fabio Viale : la Pietà et le David, d'après Michel-Ange.
6.
l'installation de la Pietà d'après Michel Ange, de Fabio Viale.
7.
photographie retouchée de la Pietà,  Fabio Viale, Gagliardi art system gallery.
8. dNASAb, I-Pod sculpture, 2006, galerie Marc de Puechredon .
9.
Le show off, ambiance.
10. Cristiano de Gaetano galerie The flat-Massimo carasi.
11.
Raphaêl Boccanfuso, Galerie Patricia Dorfmann.
12. Yann Toma racontant une de ses oeuvres avec autoportrait... Galerie Patricia Dorfmann.
13. L'origine du monde, façon Space Invaders,
Galerie Patricia Dorfmann.
14. Christina Benz, Ripple (2006), projection sur écran niveau sol,  Augustin Dufrasne gallery.
15. Benardí Roig  Bernardí Roig, Father (Berlin), 2004, galerie Stefan Röpke.
16. Julie Faure-Brac, les Humanimaux, 2005, galerie Eric Mircher.
               
 Cette mini FIAC qu’est le Show Off Paris présente beaucoup d’oeuvres, de nombreuses galeries issues de différents pays et beaucoup d’artistes. Certains sont très connus, voire des valeurs sures comme Morellet, Mapplethorpe ou Paul Graham, certains autres sont pour moi des découvertes. Le choix que j'ai fait ici est nécessairement arbitraire et j’ai dû en écarter beaucoup : je m’aperçois, par exemple, qu’aucun des artistes de la galerie Les filles du Calvaire n’est représenté dans ma sélection alors même que c’est une galerie dont j’apprécie les partis-pris et les artistes. En revanche, la galerie Patricia Dorfmann occupe une place importante dans ma liste : j’ai beaucoup apprécié le travail d’un artiste comme Raphaël Boccanfuso et son humour décalé : les nudistes est une sorte de photographie à la Diane Arbus mâtinée de Martin Parr… David Shrigley, que j’évoquais récemment n’est pas loin non plus.
Très beau travail, sobre, profond, de Regina Virserius, Inflexion.
Truc rigolo de dNASAb : la I-Pod sculpture ; un “combine” moderne…
Et puis ces deux pièces étonnantes de Fabio Viale autour de Michel-Ange. Chacune de ces pièces est composée de deux éléments, une sculpture sur socle (en marbre) placée devant une photographie de sculpture numériquement retouchée. Ce n’est ni une sculpture ni une photographie mais bien une installation qui doit être  envisagée dans son  ensemble. Le regard va de l’une à l’autre, puis revient. La sculpture, en marbre, restitue un élément déficitaire de la photographie (la partie manquante semble avoir été arrachée à l’image, grattée et se présente devant nos yeux, retrouvant par la même occasion sa dimension d’origine. La réflexion de cet artiste sur l'échelle des oeuvres et la complémentarité des médiums est extrêmement intéressante.)
Les travaux de Julie Faure-Brac, Les Humanimaux, font surgir devant nos yeux des “animindividus” troublants car hybrides et de hauteur respectable.
Très belle ambiance composée par la vidéo de Christina Benz qui est présentée au sol. Ce sont des ballons habités par des silhouettes, entre autre…
Les personnages de Cristiano de Gaetano semblent être fabriqués de façon traditionnelle  à l’aide de touches peintes, or il s’agit de plastiline. Chaque touche de “peinture” est une petite motte de plastiline de couleur écrasée. Le résultat est étonnant.

Il y aurait évidemment beaucoup d'autres choses à dire et à montrer. Cette exposition est présentée à l' Espace Pierre Cardin, 1 avenue Gabriel à Paris, jusqu'au 29 octobre.

               
photographies de l'auteur (systématiquement de mauvaise qualité, vu les conditions...), excepté la 4, et la partie gauche de la 15, empruntées à la liste d'artistes du site de Show Off.
               
               
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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 07:00
       David Shrigley
mots et noms

La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.
La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.
La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.
La nuit, le chasseur vient compter sur mes doigts.

 David Shrigley est un type de près de deux mètres de haut. Une vision de périscope déformant sur le monde. Artiste écossais déguisé en panoptique-déconnant, il joue les raccourcis féroces et organise les dérèglements. Fout des courts-circuits dans les images à l'aide des mots (ou c'est peut-être bien le contraire ; ou l'inverse du contraire, ou le contraire dans l'autre sens. Justement, à ce propos, le non-sens c'est  son affaire).
Bio de Shrigley : « Je me lève vers 9.00 du matin, je me couche à minuit et entre-temps je suis éveillé. » (dixit D.S.)

         
liens David Shrigley :
* site de D.S.
* petit panorama d'une expo chez Yvon Lambert (paris-art)
* expo au Kerguehennec
* bouquins et autres bizarreries chez Florence Loewy
 
         
David Shrigley est représenté par la galerie Yvon Lambert, Paris
         
         
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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 07:00
    Nick Waplington
mots et noms

 Truth or Consequences : il s'agit d'un corpus de photographies de Nick Waplington qui a pour sujet unique "Truth or Consequences", une petite ville du Nouveau Mexique au nom extraordinaire et bizarre  :"Vérité  ou conséquences" 
Il est amusant de savoir que la ville s’appelait initialement Hot Springs mais que les habitants ont voté afin de changer ce nom en “Truth or Consequences".  Ce nom est celui d'un show radiophonique associé à un jeu dans lequel la ville et ses résidants ont été inextricablement liés depuis 1950. Nick Waplington qui est un photographe britannique est arrivé dans cette bourgade singulière en 1993. Après avoir tiré une cinquantaine de pellicules, il  conçut l'idée de faire un voyage annuel dans la ville et ses premières images ont formé les débuts d'un projet étendu. Il a passé huit ans à tenter de révéler l'identité de la ville à travers son nom.  Tout a été passé au crible de son objectif : les habitants et leur vie de tous les jours, l'intimité, les maisons, les coutumes, les paysages, et de nombreuses choses du quotidien.

 Waplington
en a fait un livre sous-titré “Une histoire personnelle de la photographie américaine du siècle dernier ”, rendant ainsi hommage à de grandes figures du genre comme celle d'Edouard Weston, de Walker Evans ou encore de William Eggleston.
         
photographies de la série "Truth or Consequences" ©Nick Waplington
         
liens Nick Waplington :
*
art department
* portrait photographique
         
         
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attraper les mouches

Fumier