Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 17:50
 

légende (s)

Rose-Zehner-300.jpg Rose-Zehner-300.jpg
Appel à la grève générale : on assiste à une radicalisation du conflit. Les leaders sont de plus en plus virulents et n'hésitent plus à appeler à l'insurrection. Le peuple courageux des travailleurs et des petites gens résiste. La lutte paie.
«Bande de feignasses, c'est pas bientôt fini ? Allez donc bosser  :  vous faites rien qu'à prendre le pays en otage !» : c'est ce qu'on pouvait entendre hier encore dans certaines assemblées générales. Fort heureusement, la raison reprend enfin le dessus.






illustration : Willy Ronis, Rose Zehner aux usines Javel- Citroën, 1938 ©agence Rapho
 
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 09:16
  hasard
warhol-sleep-300.jpg





J'ai idée que toute œuvre d'art majeure est faite par hasard.




John GIORNO
   
illustration : John GIORNO, photogrammes de Sleep d'Andy Warhol, 1963
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 19:46
   Facebook
facebooK-300.jpg







      Facebook
:  super outil.







Voici mes amis.

(et je compte m'en faire plein d'autres.)
   
 un clic pour les voir de plus près...



amis
 
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 17:52
   stupeur
COURBET-desespere-300.jpg
La stupeur est assurément une des  composantes de l'œuvre.

Le stupide, c'est celui qui ne comprend pas.

La stupeur c'est aussi l'état dans lequel on se trouve quand on ne comprend pas ce qui est en train de se passer.

Cette stupeur est nécessaire à la fabrication de
l'œuvre parce que sans la stupeur, si quelqu'un n'arrive pas à être lui-même stupéfait par ce qu'il est en train de faire, l'œuvre  ne peut pas créer cette situation chez le spectateur*.
 
   
illustration : Le Désespéré, Gustave Courbet - 1843-45 - huile sur toile - 45 x 54 cm. © collection particulière
* Giuseppe Penone  
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
7 novembre 2007 3 07 /11 /novembre /2007 17:53
  Catherine Poncin
«vis-à-vis, Seine-Saint-Denis»
poncin2-300.jpg poncin1-300.jpg
           
Catherine Poncin expose des photographies au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis. Ce sont de grandes photographies argentiques encadrées de bois. La particularité de Catherine Poncin est qu'elle n'est pas l'auteur de ces instantanés mais bien l'artiste qui a fabriqué ces images photographiques.

«Depuis 1986 Catherine Poncin poursuit une recherche photographique et plastique engagée sous le titre générique «De l'image par l'image». C'est à partir d'images qui existent déjà, telles que photographies trouvées, fonds d'archives, illustrations de presse, télé, etc., que s'élabore sa démarche artistique. Les isolant de leur contexte, elle procède alors à l'exploration de leur représentation. Par indices prélevés et par l'évocation qu'ils lui suggèrent, elle construit le parcours fictionnel d'une mémoire ainsi «affectée» . C'est par cet autre regard, allant au-delà du simple constat représenté, que par détournements que vont s'exposer ses travaux sous forme de : séquences, panneaux, installations, performances, objets. »*
           
poncin4-100.jpg  poncin5-100.jpg   poncin6-100.jpg   poncin7-100.jpg   poncin8-100.jpg  poncin9-100.jpg 
           
Cette fois-ci, l'artiste  a travaillé  dans le cadre d'une résidence chez Synesthésie  au cours de l'année 2006 et en collaboration étroite avec les habitants de la Seine-Saint-Denis.
Catherine Poncin a demandé à des familles d'origine maghrébine d'ouvrir leurs albums de famille afin d'y extraire des  photographies qu'elle a «recyclées»,
comme elle le fait habituellement. L'intention était de partir de fragments, de les agencer et de produire des espèces de fictions, d'éclats de mémoire revisitée. Elle insiste notamment sur l'image comme relique, mais une image qui se dissout, mute, s'interprète.

Dans le catalogue d'une exposition de Catherine Poncin que l'on a pu voir en 1999 à la galerie Filles du Calvaire, Paul Ardenne parle de cette artiste comme d'une «post-photographe». C'est en effet une artiste qui part
d'un matériau déjà constitué, va s'approprier ces images, les rephotographier et les installer selon des dispositifs qui vont produire du sens, un sens évidemment différent de ces photographies à l'état brut. Ces photographies vont subir des fragmentations, des dédoublements, des détournements, des répétitions, des encadrements (par d'autres images), des recadrages parfois surprenants, de légers mouvements visant à les désaxer, etc.

Il s'agit d'un travail extrêmement intéressant, d'une grande sensiblité qui met en œuvre une connaissance pointue de ce qu'est une image. J'ai toujours eu beaucoup d'admiration pour ce travail  de «l'infra-mince», ce travail de déconstruction puis de construction que l'on pourrait décliner à l'infini. Mais Catherine Poncin sait faire des choix, sachant que l'album de photographies procède déjà d'un choix, d'une sélection (donc d'une série d'exclusions) et qu'elle-même, en reconstruisant ces parcours fictionnels va procéder elle aussi, à son tour, à d'autres sélections, d'autres exclusions.


On sent chez Catherine Poncin une réelle empathie pour son sujet ; la photographie chez elle relève d'une posture humaniste et  c'est tout à son honneur. Il me semble néanmoins que cette série fonctionne un tout petit peu moins bien que certaines autres que j'avais admirées comme Polysémie Memoria ou encore 
Clair-obscur, mémoire des fosses qui traitait comme Vis-àvis Seine-Saint-Denis  de catégories humaines dévalorisées, oubliées comme ce monde des mineurs. Ce léger questionnement sur la fonction de ces images exposées est-il dû à la couleur introduite dans les œuvres par Catherine Poncin (qui leur donne une espèce d'actualité), à la proximité de ces familles issues de l'immigration que l'on rencontre à la fois dans les images et dans la rue (où l'on cherche à saisir la relation à ces images) ?

Mais comme l'écrit Paul Ardenne dans la préface du catalogue d'exposition pré-cité : « La photographie ne sert pas seulement à illustrer le monde. Il lui revient aussi, se pensant comme image, de s'imager comme pensée.»**
           
           
Exposition Catherine Poncin, «vis-à-vis, Seine-Saint-Denis» 27 septembre-16 décembre 2007, Théâtre Gérard Philipe, Saint-Denis
           
*extrait du catalogue Catherine Poncin, accompagnant l'exposition présentée à la galerie Filles du Calvaire en décembre 1999, Éditions Filigranes, 2000, p 105
** op. cit. p 9


photographies (de mauvaise qualité) de l'auteur
           
Repost 0
2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 14:25
  un art politique,

Mejor Vida Corp.®

,
mejor-vida-inegi.jpg mejor-vida-animacion.gif

¿Son los indigentes contados en Censo Nacional de Población?
Nos enteramos que... ¡¡NO!!



"Les sans-abri (au Mexique) sont-ils comptabilisés dans le recensement national ? Nous vous informons que non !!"
           
«Là sans doute se dessine la possiblité, si infiniment rare aujourd'hui, de renouer avec une pensée utopique. Et d'une double façon, comme le précise (...) Rose Guglielmetti * : par la remise en question radicale du capitalisme sur un site abrité par Irational.org et côtoyant ainsi l'un des principaux hackers du Web Art, Cultural Terrorist Agency ; par le travail de terrain puisque l'individu mexicain qui se cache sous le nom de Mejor Vida Corporation, se définissant davantage comme «interventionniste» que comme artiste, propose, dans le monde réel et non plus virtuel cette fois, des prestations de services totalement gratuites ou des produits humblement destinés à améliorer la qualité de la vie au quotidien. Sur un mode qui relève tout à la fois de l'esprit libertaire, du goût pour la clandestinité et d'un anarchisme qui refuse les lois les plus élémentaires du marché, Mejor Vida Corporation offre à qui le demande de fausses cartes d'étudiant donnant accès à certaines réductions, des tickets de métro permettant de circuler librement dans Mexico ou, de façon plus violente-et du même coup problématique-des gaz lacrymogènes, dont on suppose qu'ils pourraient être utilisés contre les forces de l'ordre...sans que rien soit parfaitement sûr.

Si Mejor Vida Corporation peut séduire, au delà de la fascination pour les figures de l'anarchisme et du clandestin, c'est précisément parce qu'il est l'un des seuls à s'aventurer sur le double terrain du virtuel et du réel, constituant ainsi des passerelles là où la plupart fonctionnent en termes de clivages. Mais c'est aussi  et surtout parce que son action ne joue sur aucune pernicieuse ambiguïté, ne s'abrite pas derrière les faux-semblants du post-modernisme, n'hésite jamais entre «collusion avec» et «résistance contre».

Dominique Baqué
Pour un nouvel art politique , Éditions Flammarion, 2006, p. 96



*Rose Gugglielmetti, «Mejor Vida Corporation. For a human Interface, en el mundo de la mala suerte», Trans-actions


 

Compte tenu du contexte à la fois politique et idéologique actuel, existe-t-il, actuellement en France des actions d'ordre artistique comparables ou du moins adaptées à ce que nous constatons au quotidien et qui prend une tournure chaque jour de plus en plus inquiétante ?
 
 
liens :
 

Mejor Vida Corp.®

Irational.org
   
   
           
Repost 0
1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 19:01
  peinture fraîche,
Face à face avec le 9e concept
peinture-fraiche1-200.jpg Passage rapide dans l'expo Peinture fraîche, face à face avec le 9e concept. Il s'agit d'un collectif d'artistes qui travaillent en live dans cet espace de Beaubourg. Voir comment une œuvre naît, se développe et comment l'espace se transforme de jour en jour. Les enfants sont invités à intervenir.

Le grand bonheur est justement de voir, d'observer les enfants : leur implication, leur concentration, le sérieux dont ils sont capables et coutumiers face  à l'éphémère, dans le dérisoire, une craie à la main  .
   
peinture-fraiche2-100.jpg  peinture-fraiche5-100.jpg  peinture-fraiche3-100.jpg   peinture-fraiche7-100.jpg  peinture-fraiche4-100.jpg   
           
Peinture fraîche, face à face avec le 9e concept, centre G.Pompidou, jusqu'au 14 janvier 2008
           
Repost 0
31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 22:42



31 OCTOBRE  2007  Philippe REY - Rue de la Banque

30 OCTOBRE 2007  Alberto GIACOMETTI - Jean GENET

28 OCTOBRE 2007  Alberto GIACOMETTI .3

19 OCTOBRE 2007  Alberto GIACOMETTI .2

18 OCTOBRE 2007  Alberto GIACOMETTI

17 OCTOBRE 2007  Eugène DELACROIX

16 OCTOBRE  2007  Jean-Baptiste OUDIN

15 OCTOBRE  2007  Tony CRAGG

14 OCTOBRE  2007  Douglas GORDON

13 OCTOBRE  2007  Peter HALLEY - Matali CRASSET

12 OCTOBRE  2007  The Third Mind - Ugo RONDINONE .5

11 OCTOBRE  2007  The Third Mind - Ugo RONDINONE .4

9 OCTOBRE  2007  The Third Mind - Ugo RONDINONE .3

8 OCTOBRE  2007  The Third Mind - Ugo RONDINONE .2

7 OCTOBRE  2007  The Third Mind - Ugo RONDINONE

6 OCTOBRE  2007  Marcel DUCHAMP .2

5 OCTOBRE  2007  Marcel DUCHAMP

4 OCTOBRE  2007  Birmanie

3 OCTOBRE  2007  Hubert ROBERT

2 OCTOBRE  2007  Andrea MANTEGNA

1 OCTOBRE  2007  Anselm KIEFER

Repost 0
31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 18:38
 
 Rue de la Banque, l'attente
g1.jpg g5.jpg g4.jpg g7.jpg g6.jpg
           
Il ne s'agit pas aujourd'hui de faire la chronique d'une visite d'exposition ou de galerie mais de parler de la rue de la Banque. J'ai bien dit  : la Banque, pas la B.A.N.K.*
        
J'ai ouvert le quotidien du jour Libération à la page 7 et j'ai lu dans les rubriques du  contrejournal, cet article de Philippe Rey, éditeur.



Rue de la Banque, l'attente


Malgré les interventions policières, le campement des familles sans logis (319 inscrites) se poursuit rue de la Banque, à Paris, où une nuit solidaire est organisée ce soir. L'éditeur Philippe Rey en appelle au Premier ministre.


Devant le monde de l'édition réuni à Matignon, vous avez voulu nous faire part d'un souvenir de lecture en nous citant le passage suivant des Bienveillantes : un jeune garçon allemand, fils d'officier SS, est complimenté pour les beaux vêtements qu'il porte. Lorsqu'on lui demande d'où il les obtient, il répond que son père les lui rapporte chaque jour, en revenant des camps. C'est en effet une anecdote insupportable, et vous aviez l'air ému, monsieur le Premier ministre en nous disant que ce passage vous avait bouleversé, vous qui êtes père d'un fils du même âge, Arnaud. Permettez qu'à mon tour je vous parle d'un autre garçon de 7 ans, Omar. Cet enfant dort depuis trois semaines sur le trottoir de la rue où je travaille, la rue de la Banque, en face de la bourse. Il partage une de ces petites tentes rouges, hélas déjà bien connues des Français, que des dizaines de sans-abri ont dressées là, au cœur de Paris. Soutenus par les associations, par bon nombre de personnalités, quelle réponse Omar et les siens ont-ils à ce jour obtenue de la part de l'État ? A ma connaissance, seulement la dureté et la répression. Sous mes fenêtres, je les ai vus un jour être embarqués dans des cars. Savez-vous, monsieur le Premier ministre, ce que sont les cris des femmes et des enfants lors de ce qui ressemble bien, il faut le dire, à une rafle ?  J'ai vu aussi des cordons de policiers le long des trottoirs, dévisageant en silence  ces familles allongées sur les matelas de fortune, ankylosées, hébétées d'être ainsi considérées comme des animaux. A nous, passants, cette situation faisait penser alors à l'exhibition des indigènes au Jardin d'acclimatation au début du XXe siècle. A ceci près que les CRS ont remplacé les barreaux  des cages ? Je sais que la question des sans-abri et des mal-logés est extrêmement compliquée. Mais n'est-elle pas une priorité ? Comment votre gouvernement peut-il à la fois inclure Mr Hirsch, ancien bras droit de l'abbé Pierre, et laisser ainsi, à l'entrée de l'hiver, tant de monde à la rue ? N'avez-vous vraiment pas d'autres réponses à leur transmettre que des brigades de CRS ? Est-ce là votre conception de la Fraternité, pourtant inscrite au fronton d'une République dont vous incarnez la capacité d'action ?  Jeudi soir, après vous avoir entendu à Matignon, je suis repassé à la rue de la Banque. La nuit était tombée, pas un bruit, et pourtant ? Une souffrance muette s'élevait de ces tentes rouges, une souffrance qui disait le froid et l'inconfort certes, mais qui hurlait surtout le désespoir de ces  êtres, traités en parias. En rentrant chez moi, j'ai embrassé ma fille, 7 ans elle aussi. Vous avez dû au même moment souhaiter bonne nuit à Arnaud. J'ai alors pensé à Omar, à sa détresse. Je voudrais vous rappeler qu'à l'hiver 54 l'abbé Pierre commençait son appel par ces mots : "Mes amis, au secours." En effet, une femme venait de mourir gelée, au boulevard Sébastopol. A quelques mètres de la rue de la Banque.»


Mercredi 31 octobre 2007, Libération, p 7.
 
 
Merci pour cet article, Monsieur Philippe Rey, que je ne connais pas. Je me charge modestement de relayer ce message fort en ces temps de crise. Message qui rappelle des choses simples et essentielles  comme la fraternité.
 
*galerie d'art, pour ceux qui l'ignoreraient.
           
Repost 0
30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 18:04
    L'Atelier d'Alberto Giacometti
Il regrette les bordels disparus. Je crois qu'ils ont tenu-et leur souvenir tient encore-trop de place dans sa vie, pour qu'on n'en parle pas. Il me semble qu'il y entrait presque en adorateur. Il y venait pour s'y voir à genoux en face d'une divinité implacable et lointaine. Entre chaque putain nue et lui, il y avait peut-être cette distance, que ne cesse d'établir chacune de ses statues entre elles et nous. Chaque statue semble reculer-ou en venir- dans une nuit à ce point lointaine et épaisse qu'elle se fond avec la mort : ainsi chaque putain devrait-elle rejoindre une nuit mystérieuse où elle était souveraine. Et lui, abandonné sur un rivage d'où il la voit à la fois rapetisser et grandir dans un même moment.
 Je hasarde encore ceci : n'est-ce pas au bordel que la femme pourrait s'enorgueillir d'une blessure qui ne la délivrera jamais plus de la solitude, et n'est-ce pas le bordel qui la débarrassera de toute attribution utilitaire, lui faisant ainsi gagner une sorte de pureté.
  Plusieurs de ses grandes statues sont dorées.


Jean GENET, L'Atelier d'Alberto Giacometti,
Œuvres complètes (vol.V), Éditions Gallimard, 1979, p 62

(1ère parution : Lettres Nouvelles, septembre 1957)


 
   
illustration : Portrait de Jean Genet, Alberto Giacometti, 1954-1955, 73 x 60 cm, Centre Georges Pompidou, Paris    
     
Repost 0

attraper les mouches

Fumier