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17 décembre 2007 1 17 /12 /décembre /2007 07:02
   Meduzot
meduses1.jpg
Une petite fille avec une petite gueule à la Loretta Lux. Il y a la mer. C'est joli la mer. Et cette petite fille, toute petite fille minuscule dans le grand paysage, elle sort de l’eau. On sait pas d’où elle vient. Elle parle même pas, c’est tout dire. Rien sur elle.  Juste une bouée rouge et blanche autour des hanches (excepté son petit petit maillot de bain). Saleté de gamine adorable.
Tu cherches à lui enlever sa bouée pour pas qu’elle s’enrhume (pas la bouée, non la petite aux taches de rousseur), histoire de l'habiller comme tout le monde et alors elle te pousse un cri hyper aigu, insupportable comme Oscar dans le Tambour. Donc tu renonces, tu recommences pas. Bon, autant te dire que c’est même pas ça l’histoire.

C’est une fille (pas petite celle-là). Plutôt une (jeune) fille et il semblerait qu’elle vient de quitter son amoureux ou le contraire.  Elle est songeuse. Paraît perturbée. Elle sait pas trop en fait ce qu’elle fait là. Paumée, ouais, paumée et elle travaille comme passeuse de petits fours dans un endroit qui organise des repas pour les mariages. Elle arrive en retard, musique ringarde, se fait engueuler, revient avec la petite fille du début  (de l’histoire) qui est même pas sa fille d’ailleurs. La petite picore dans les pièces montées à la chantilly tout exprès fabriquées pour les mariages.
Donc on voit aussi des mariés.

C’est donc  l’histoire d’une de ces mariées qui est enfermée dans les toilettes et se casse une jambe le jour de son mariage en voulant escalader la porte des cabinets. Donc pas de voyage aux Caraïbes, une lune de miel  des plus nulles dans un hôtel minable au papier peint horrible, en bordure de route, un hôtel qui sent les égouts mais un endroit qui permet de croiser une autre personnalité du film très mystèrieuse (là, je te raconte pas).

C’est quoi l’histoire déjà ? Je récapitule : 1)…, 2)…, 3)…, 4), ah oui il y a aussi une vieille dame chiante et une Philippine qui va s’occuper d’elle. Cette
Philippine a un petit garçon, loin, là-bas aux Philippines. Elle lui téléphone souvent et lui dit qu’elle est de l’autre côté de la mer en Israël (Ah, oui, j’ai oublié de te dire que l’histoire se passe en Israël, à Tel Aviv). Qu’elle a trouvé un joli cadeau et qu’elle va lui rapporter. Et ce cadeau c’est un beau bateau, un voilier magnifique qu’elle a vu en vitrine dans une boutique à Tel Aviv. Tu suis ?

En fait, l’histoire, c’est autour de la mer. Non, histoire(s) autour de la mère car toutes les personnes ont une drôle d’histoire autour de la mère : la petite qui n’a pas de mère, la jeune fille dont la mère s’étale sur toutes les affiches, le petit garçon philippin qui attend sa mère, de l’autre côté de la mer, la maman philippine qui s’occupe de la  vieille mère d’une actrice qui ne supporte plus sa mère, etc.
Je t’embrouille, lecteur.
..

Trois histoires montées de manière éblouissante qui s'entrecroisent, se répondent, se complètent et s'éclaircissent sans oublier la part de mystère nécessaire à la création d'une œuvre.
C’est un des plus beaux films que j’ai vus ces temps-ci. C’est un premier film, intelligent, fin, drôle, touchant, délicat, plein de charme, créatif, plein d’imagination aussi,  extrêmement réussi
plastiquement. Jusqu'aux figurants qui passent et qui sont décalés, absurdes et rigolos.
Un film tout simplement beau. Ecrit et réalisé par Etgar Keret et Shira Geffen, ce film  présenté à la Semaine de la Critique, a été couronné par la Caméra d'or lors du Festival de Cannes 2007.

Ce film s’appelle Les Méduses.
     
     
     
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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 17:44
 
  A.F.Sherman
Portraits d'Ellis Island (1905-1920)
ellis2-300.jpg La Cité nationale de l'histoire de l'immigration accueille dans son tout nouvel espace d'exposition temporaire une série de 75 photographies prises par Augustus Frederick Sherman de 1905 à 1920 dans le lieu de transit d'Ellis Island.
Ellis Island est un lieu déterminant pour les États Unis puisque c'était le lieu de passage obligatoire pour tout nouvel arrivant  en Amérique. Nombre d'artistes, tant dans le cinéma, la photographie ou la littérature se sont emparés de cet endroit fondateur de la nation américaine. Georges Perec et Robert Bober sont bien évidemment les premiers exemples venant à l'esprit avec les fameux «Récits d'Ellis Island», tout comme Lewis Hine et ses étonnants portraits, mais il y a aussi Elia Kazan ou bien encore les Marx Brothers et la mémorable scène d'un de leurs films où l'on voit Harpo en émigrant tentant de se faire passer pour Maurice Chevalier en  remontant le mécanisme d'un petit gramophone caché derrière son dos. Cet espace et sa cohorte de rituels des aspirants immigrants venus de tous les coins du monde est un lieu symboliquement fort.
  Nous voilà donc confrontés à une autre œuvre dont le décor est celui d'Ellis Island, une œuvre beaucoup moins connue que celles pré-citées. En 1892, juste après l'ouverture d'Ellis Island,  Augustus Frederick Sherman, fils d'un commerçant de Pennsylvanie, photographe amateur, entre comme employé au Bureau de l'immigration, une position privilégiée qui lui donne la possibilité d'avoir accès aux femmes et aux hommes détenus dans le centre en attendant qu'on statue sur leur sort. Pendant une vingtaine d'années il construit une œuvre photographique autour de ces migrants. Le matériau est extrêmement riche : une telle variété d'individus, d'âges, de langues, de costumes, d'origines sociales, de couleurs de peau, de comportements ne peut qu'inciter le photographe à s'interroger sur  ses modes opératoires. Quoi et qui photographier ? Pourquoi ?  Comment ? De quelle manière ?  Et puis très vite se pose la question du classement. Regrouper certains individus ? En isoler ? Dans quel décor ? Dedans, dehors ? (à l'époque et pour Sherman le matériel photographique est lourd, peu maniable, exige des contraintes de temps de pose, etc.).
Il semble que ce photographe s'inscrive malgré lui dans un nouvel usage de la photographie qui va  consister à tenter de révéler, d'identifier et de classer dans la veine et l'état d'esprit à visée anthropologique en cours dans cette seconde partie du XIXe siècle.
Ce qui est intéressant dans l'exposition est de repérer les hésitations du photographe dans sa volonté de classement, de regroupement jusqu'au délire qu'il mettra en place en rassemblant des militaires d'origines les plus variées mais visuellement semblables.
ellis3-300.jpg ellis4-300.jpg
Le costume occupe une place importante et l'on sent que Augustus Frederick Sherman a été ébloui par cette variété qui renvoie à la fois à l'identité de chacun de ces migrants mais également à l'identité de leur contrée d'origine. Ce costume est le dernier lien avec leur passé, avec leur appartenance au groupe. Ils vont s'en débarrasser au moment de rentrer en Amérique. C'est un rite de passage.
L'œuvre de
Augustus Frederick Sherman n'est pas celle de Lewis Hine. Elle est plus hésitante, sûrement plus malhabile mais est un témoignage émouvant et a l'avantage de nous faire percevoir certaines choses du fait de ces hésitations dans les dispositifs et de certaines approximations que l'on y décèle. Mais elle reste attachante. Penser à lire les commentaires et indications de l'auteur, directement sur les épreuves.
 ellis1-300.jpg  ellis5-300.jpg

Cette exposition est présentée dans cette étonnante architecture de la porte dorée où l'on pouvait admirer des collections maintenant visibles au musée du Quai Branly. Le lieu est imposant et malheureusement, j'ai l'impression que  les  photographies d'Augustus Frederick Sherman n'ont pas bien pris la mesure de l'espace qui leur était confié. C'est bien dommage car ce photographe est une découverte.

Il ne faut pas oublier de prendre le temps de regarder un film (15mn) de Meredith Monk sur Ellis Island. Ce film est diffusé dans l'exposition. Il a pour décor  Ellis Island, joue sur les rituels, met en scène les corps, a pour support sonore une bande son d'une grande qualité. C'est un très bel objet plastique qui se situe entre le documentaire et la fiction ou plutôt une sorte de recréation fictionnelle.



Augustus Frederick Sherman : Portraits d'Ellis Island (1905-1920)
du 14 novembre 2007 au 7 janvier 2008
Cité Nationale de l'Histoire de l'immigration, Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil
75012 Paris
   
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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 12:40
 
  Valeur de l'art 
rembrandt1-300.jpg vanuatu1-300.jpg
 La Leçon d’anatomie du Dr Tulp, 1632, Rembrandt Dent de cochon -Vanuatu-
(voir Définition de l'art)
 
Un habitant du Vanuatu se servira vraisemblablement d'un tableau de Rembrandt (s'il en trouvait un) pour fabriquer une séparation ou une paroi de l'enclos pour ses cochons. Un habitant de la vieille Europe ou des  États-unis d'Amérique utilisera peut-être cette dent de cochon pour caler un pôt de fleur  dans son jardin ou bien sur le rebord de sa fenêtre.
   
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8 décembre 2007 6 08 /12 /décembre /2007 19:44
  Définition de l'art
vanuatu-300.jpg Pauvres malheureux qui êtes sans cesse à la recherche de la définition de l'Art, j'ai enfin trouvé. Remerciez-moi. 
Il faut faire un détour par le Vanuatu. Mais, tu vas voir, lecteur, c'est efficace.

Cette définition  est rapportée par Kirk Huffmann qui est le grand spécialiste anthropologue du Vanuatu.
Avant tout
il faut savoir que la vie sociale du Vanuatu n'est pas possible sans les cochons.
Il s'agit d'un système de grades, avec des cérémonies, tout se paie (comme dans toute la Mélanésie : un chant, un rituel, un masque, l'entrée dans un grade...) et ce qu'il y a de plus précieux (pour payer) ce sont les cochons dont on a enlevé la canine inférieure afin de faire pousser la canine supérieure de manière artificielle pour qu'elle s'enroule et  plus le cochon vieillit, plus le nombre de tours devient important, plus le cochon vaut cher; il peut devenir sacré et on paye même pour le voir.
Hufmann a fait du terrain longtemps, il y est encore, c'est possible  (conservateur du centre culturel là bas); et tout jeune, raconte-t-il, il voulait savoir ce qu'était  l'art aux yeux des habitants du village dans lequel il vivait.
Il ne réussissait pas à se faire comprendre.
Un jour, un homme vint le voir lui disant qu'il avait peut-être compris ce qu'il voulait dire avec le mot "art". Il lui expliqua que lorsqu'il voyait son cochon uriner et le soleil se lever derrière le cochon, alors la couleur de l'urine dans ce soleil levant , ce devait être cela de l'art.

Cette définition de l'art qui nous renvoie à une certaine humilité m'a été rapportée par celle qui nous enchante par son savoir et  sa curiosité sur le blog Détours des Mondes.
Je la remercie encore une fois.
   
   
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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 20:20
Spencer Tunick - Michael Würtenberg (suite)
spencer-tunick1-300.jpg wurstenberg1-300.jpg

J’ai continué à m’interroger un peu sur la confrontation de ces deux objets photographiques, si ressemblants et pourtant si éloignés l’un de l’autre.
Pour ce qui concerne la photographie de droite (celle de Würtenberg) un évident rapport à la mode de la photo soft de calendrier avec gens à poil ; avec les rugbymen et sportifs de tout poil, on a ouvert une autre catégorie « esthétique » (je devrais évidemment dire commerciale). Würtenberg s’engouffre, et caresse la bête kitsch ou la poule aux œufs d’or dans le sens du poil (si j’ose dire). Il fait son bizness et on est bien gentils de s’attarder sur sa photo.

 

Ceci posé, en tant que photographe de presse rendant compte d’une réalité (le moment où Spencer Tunick organise son dispositif humain pour la prise de vue), Würtenberg aurait gagné à être plus radical en prenant exactement la même photographie que Spencer Tunick. On aurait eu à mettre en parallèle deux photographies rigoureusement identiques : l’une « objet artistique » et l’autre « objet de presse ».
Cela rappellera évidemment le développement que fait Arthur DANTO dans « La Transfiguration de Banal » autour des monochromes rouges et de la manière de parvenir à un même résultat de cinq façons différentes.

 

Ca aurait été marrant mais Würtenberg n’aurait sûrement pas été le lauréat du « Swiss Press Photo ».

   
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4 décembre 2007 2 04 /12 /décembre /2007 07:25
  La Mort à Venise
erro1-300.jpg


La place Saint-Marc investie par un soldat maoïste ou l'angle mort de la conscience soudain mis à jour.
 




 illustration : Erro, peinture (web origine)
 
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3 décembre 2007 1 03 /12 /décembre /2007 07:00
  Ils exagèrent vraiment
papa1-300.jpg papa2-300.jpg
papa3-300.jpg
papa5-300.jpg  papa6-300.jpg  
   
   
   
   
photogrammes : Emir Kusturica, Papa est en voyage d'affaires, 1985
   
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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 10:10
  Swiss Press Photo
wurstenberg1-300.jpg   A l'origine de ce petit papier d'aujourd'hui, un texte que j'ai lu sur le blog de  Diplomatie Ouest-Indienne, et d'une photographie, celle que je reproduis ici,  à gauche.
"La dame" de
Diplomatie Ouest-Indienne pose un problème intéressant et je lui ai laissé un commentaire. Et puis finalement j'ai décidé de prolonger ce commentaire en lui donnant la forme d'un post sur mon blog.
Cette photographie  n'a pas été faite par Spencer Tunick mais par Michael Würtenberg. Il s'agit du choix du jury de la Swiss Press Photo de cette année.
Cette photographie ci-dessus, on l'aurait juré, ne peut être que de Spencer Tunick. Ou alors il s'agit d'un plagiat imbécile, tant le travail de Tunick est connu sur l'ensemble de la planète. Alors que s'est-il passé ?
   
   
On connaît le travail de l'artiste américain Spencer Tunick qui consiste à rassembler une foultitude d'individus résolument nus dans des lieux généralement urbains et d'en faire une prise de vue. Son travail a pour décor le monde entier et les lieux les plus variés.
Il a décidé, cette fois-ci, en collaboration avec Greenpeace, de donner rendez-vous à 600 personnes sur le sommet du glacier d'Aletsch (le plus grand glacier des Alpes, dans le Valais) afin de sensibiliser le monde sur le réchauffement de la planète.
spencer-tunick1-300.jpg
La dame de Diplomatie-Ouest indienne est médusée (comme moi, d'ailleurs au premier coup d'œil) en découvrant le choix du jury pour la Swiss Press Photo de l'année : The Winner is Michael Würtenberg...

Je
me suis posé les mêmes questions : comment est-ce possible ? Et puis j'ai regardé :
Et je me suis rendu compte qu'il s'agit d'envisager ici  la photographie du point de vue des catégories. 

On connaît le travail de Spencer Tunick qui se situe très clairement  du point de vue artistique  : la  photographie de Spencer Tunick  relève d'une démarche artistique, toujours la même, qu'il déclinera sans doute à l'infini. Dans le cadre de cette démarche artistique, il nous livre une énième photographie, celle du glacier d’Aletsch et de ses figurants qu'il photographie nus et de face. On sait la publicité qui est faite depuis un certain nombre d'années autour du travail de Spencer Tunick (même ceux que  l'art contemporain ne passionne pas spécialement semblent intéressés par les photographies de Spencer Tunick : le sujet -accumulation de nudités variées- et le côté spectaculaire de la prise de vue). Lorsqu’ils apprennent que l’artiste organise une prise de vue, les photographes "de presse" sont autant de mouches qui tournent autour d'un pot de miel. D’où la profusion de reportages en tout genre autour de cet artiste sur les chaînes de télévision et dans les magazines les plus variés. 
Pour ce qui concerne la photographie de Michaël Würtenberg je note qu'il s'agit du prix décerné par la "Swiss Press Photo", donc il s’agit bien d’une photographie de "presse", donc d’une photographie documentaire (censée nous communiquer une information).
Ces deux photographies relèvent donc de  deux catégories différentes : d'une part une photographie artistique (Spencer Tunick) et d'autre part une photographie documentaire, relatant un événement (celle de Michaël Würtenberg).

   
wurstenberg1-300.jpg  spencer-tunick1-300.jpg  
Ce qui est passionnant c'est le résultat : nous avons affaire à deux photographies à priori identiques ; seul le point de vue change -face ou dos- (c'est plus précisément la position des figurants qui change, le décor reste le même). En vérité c'est le mode de diffusion par le web qui ne permet pas de sentir les différences : celle de Würtenberg, dans sa réalité d’objet photographique, a vraisemblablement un format courant (30x40 cm dans le meilleur des cas si elle est sur papier mais sa diffusion a toutes les chances de se faire numériquement) alors que Spencer Tunick travaille vraisemblablement à la chambre  (le format peut atteindre deux mètres de côté sans perte de définition). Sur un écran, elles ont toutes les deux la même taille et la même apparence.

Cela dit, la justification du jury entretient la confusion puisqu’elle parle de “création” alors que s’il y a “création”, celle-ci se situe plutôt du côté de Spencer Tunick (au moins pour ce qui concerne le tout début de sa démarche) :

La photographie primée par le Swiss Press Photo 2007 montre 600 personnes nues sur le glacier d’Aletsch. Cependant, il ne s’agit nullement de l’image du célèbre photographe Spencer Tunick, mais d’une interprétation de l’idée originale par l’ex-photographe de presse zurichois et lauréat Michael Würtenberg. Il s’agit “d’une création brillante, captivante et significative du point de vue social” selon le jury.


Après, on peut apprécier ou non le travail de l’un ou l’autre photographe, ou bien le choix du jury de la Swiss Press Photo et ceci est une autre affaire.
   
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 14:21
Esthétique
papa00-600.jpg
 
photogramme : Emir Kusturica, Papa est en voyage d'affaires, 1985
 
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30 novembre 2007 5 30 /11 /novembre /2007 14:09




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