Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 16:07
  Paul Richer, Marcel Duchamp

           
Descente d'un escalier (double pas et deux doubles pas successifs), 1894,  illustrations pour la Physiologie artistique de l'homme en mouvement, Paris, Doin, 1895. Paul Richer
Extrait du catalogue de l'exposition Figures du corps,  p.449
 






           
Nu descendant un escalier n° 2, 1912, Marcel Duchamp
Extrait du catalogue de l'exposition Figures du corps,  p.448
           
           
Figures du corps

École nationale supérieure des beaux-arts de Paris,
13 quai Malaquais, 75006, Paris

du 21 octobre 2008 au 4 janvier 2009


l'exposition    
 
      
           
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 07:07
   objet spatio-temporel
Objet spatio-temporel qui permet de visualiser l'inscription du temps. L'image mouvante, puis fixe, est découpée en fines lamelles  pour y être analysée  comme on le fait pour le cerveau, dans un sens puis dans l'autre.
Ces objets tri-dimensionnels sont donc obtenus par la transcription volumétrique du temps saisi dans un enregistrement cinématographique. Ils introduisent l'idée d'une spatialisation du temps et sont situés à l'intersection de l'image, du cinéma et de la sculpture. Ces objets étranges, à la fois réels et virtuels, sont à l'origine d'un certain  nombre de recherches aussi bien théoriques qu' artistiques.
   
site de Tania Ruiz Gutiérrez  
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:09
 french fry
 
 
 
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 08:50
    Quinta del  Sordo

« Mais comment représenter le ciel et la terre sans la présence d'un être, sur terre, sous le ciel ?

Et Goya lui-même, peut-être, n'aurait su dire si ce qui a surgi au creux de la vague sombre, une tête, la tête d'un chien noir, fut d'abord une tache, une vague forme, une forme vague ; ou s'il eut le dessein de ce chien, dont on ne voit qu'à demi la tête. (...)

Nous sommes touchés par ce chien comme il nous arrive de l'être par un poème de Michaux, un lambeau de parole, un chiffon déchiré de parole comme accroché à un fil  barbelé, dans un vent sale, un lieu de ruine, la nue détresse d'être au monde et de trouver dans la faible force de le dire   une espèce de consolation, de repos dans le malheur. Qui aurait pu voir ainsi ce chien avant nous, cette peinture, à peine une peinture, et qui pour nous est la peinture même ? Est-ce parce que nous avons appris à nous perdre, à noyer notre regard, dans les Nymphéas de Monet, notre peinture chinoise ; l'évanescence, le reflet d'un jardin dans l'eau, mais d'un jardin qui n'est qu'un songe de jardin, un sommeil enfoui dans les arcs-en-ciel ? Est-ce qu'après Monet est venu Rothko et qu'une étendue de couleur sur la toile, rien que cette étendue, nous dit comme rien d'autre, notre sentiment indicible d'être au monde ? »

  


Claude-Henri Rocquet
GOYA, biographie
Éditions Buchet/Chastel
Paris, 2008
p 151,152

   
   
illustration : Le Chien (Peintures noires) Musée du Prado, Madrid  
   
   
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
30 novembre 2008 7 30 /11 /novembre /2008 08:53








29 NOVEMBRE 2008   ...RIF RÉDUIT


26 NOVEMBRE 2008   Last Exit to Brooklyn, Hubert SELBI Jr.


25 NOVEMBRE 2008   Nancy BURSON


24 NOVEMBRE 2008   Jean-Jacques RULLIER


23 NOVEMBRE 2008   Visage, Dominique BAQUÉ


22 NOVEMBRE 2008   Michel LASCAULT, Psaume 83


18 NOVEMBRE 2008   Yuri TOROPTSOV


11 NOVEMBRE 2008   Let me dream of you


10 NOVEMBRE 2008   Guido van der WERVE


9  NOVEMBRE 2008   The Dogs do bark


7  NOVEMBRE 2008   Mark JENKINS


5  NOVEMBRE 2008   Figures du corps, École des Beaux-arts


4  NOVEMBRE 2008   Tache de faire mieux


3  NOVEMBRE 2008   NO WAY OUT


2  NOVEMBRE 2008   RAIMONDI


1  NOVEMBRE 2008   Van DYCK, Musée Jacquemart-André


Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 18:34
 
 
 
 
photographie : Brassaï (dit), Halasz Gyula (1899-1984)
Couple dans un taxi
Paris, musée national d'Art moderne - Centre Georges Pompidou


 
 
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 07:09


« Tralala dégagea son bras, retourna au bar et s’appuya contre le marin, frottant ses seins contre son bras. Il rit et lui dit de finir son verre.

Ruthy dit à Annie de ne pas s’occuper d’elle, Fred sera bientôt là et on pourra se tirer, elles parlèrent avec Jack et Tralala se pencha et interrompit leur conversation et ricana en pensant à Annie qui serait fumasse quand Jack quitterait le bar avec elle et Jack riait de tout et donnait des petits coups sur le comptoir, payait des pots et Tralala riait et buvait, et le juke-box beuglait son folklore avec de temps en temps un air de blues, et les néons rouges et bleus clignotaient autour de la glace derrière le bar, et les marins, les soldats et les putes dans les box et au comptoir criaient et riaient, et Tralala leva son verre et dit cul-sec en cognant son verre sur le comptoir et elle frotta ses seins contre le bras de Jack et il la regarda en se demandant combien elle pouvait avoir de points noirs sur la figure et si le gros bouton sur sa joue allait bientôt percer et il dit quelque chose à Annie et éclata de rire en lui donnant une claque sur la cuisse et Annie sourit, elle prit la note de Tralala, la caisse enregistreuse fit cling, la fumée stagnait dans la pièce, Fred entra et se joignit au groupe et Tralala gueula qu’on lui apporte un autre verre et demanda à Fred ce qu’il pensait de ses nichons, il les toucha d’un doigt et dit ça a l’air d’en être des vrais et Jack tapa du poing sur le comptoir en se marrant et Annie maudit Tralala essayant d’inviter les autres à partir et ils dirent restons encore un peu, on se marre bien, Fred cligna de l'œil, quelqu’un cogna sur la table en riant, un verre tomba par terre et la fumée retombait en arrivant près de la porte, Tralala ouvrit la braguette de Jack et sourit et il la ferma 5, 6, 7 fois en riant et en reluquant le bouton qu’elle avait sur la figure et les néons clignotèrent et la caisse enregistreuse fit clang, clang et Tralala dit à Jack qu’elle avait de gros nichons et il tapa sur le comptoir en riant et Fred cligna de l’œil et se marra et Ruthy et Annie voulaient partir avant que quelque chose vienne gâcher l’occasion et se demandaient combien ils avaient de fric et cela leur faisait mal de les voir le dépenser pour Tralala, et Tralala avalait verre après verre et gueulait qu’on lui en apporte un autre, et Fred et Jack se marraient, échangeant des coups d’œil et tapant sur le comptoir et  un autre verre tomba par terre et quelqu’un regretta la bière gaspillée et deux mains essayèrent de remonter sous une jupe quelque part sous la table et la fille souffla de la fumée au visage du gars, un autre s’endormit et sa tête roula sur la table, et un autre rattrapa un verre de bière de justesse et Tralala jubilait, ça y était, elle aurait pu en remontrer à Annie ou à n’importe qui, et elle avala un autre verre, en faisant dégouliner la boisson le long de son menton, et elle s ‘accrochait au cou de Jack et frottait ses seins contre sa joue, il leva la main et il les tourna comme il aurait fait avec des boutons de porte en éclatant de rire et Tralala sourit et, Oh, elle avait réussi maintenant et elle pissait au cul de tous ces cons et il y en a qui faisaient un kilomètre pour un de ses sourires et on fit sortir un ivrogne de la boutique et on le laissa à la petite porte derrière, et Tralala remonta son pull et fit rebondir ses seins sur les paumes de ses mains et elle sourit et sourit et sourit encore et Jack et Fred n’en pouvaient plus à force  de se marrer et le barman lui dit de planquer ces machins, bon dieu,  et de foutre le camp et Ruthy et Annie firent oui de la tête et Tralala lentement se tourna et les fit sauter sur ses mains, exhibant l’objet de sa fierté au comptoir et elle souriait et balançait la plus belle paire de nichons du monde et quelqu’un dit ça au moins c’est pas du bluff et Tralala les lui fourra en pleine figure et tout le monde rit et un autre verre tomba d’une table et des gars se levèrent pour regarder et les mains sortirent de sous la jupe et on renversa de la bière sur les seins de Tralala et quelqu’un cria qu’elle venait d’être baptisée et la bière coula le long de son estomac et tombait goutte à goutte le long de ses tétons et Tralala gifla le type avec ses seins et quelqu’un lui cria, tu vas l’étouffer –quelle mort, tu parles. Hé, et le plat de résistance c’est pour quand ?- je t’ai déjà dit de remballer tes nichons d’hippopotame, bon dieu, et Tralala lui dit qu’ils étaient les plus beaux du monde et elle tomba contre le juke-box et le saphir dérapa sur le disque en faisant un long grincement et quelqu’un cria ça a des nichons mais pour c’qui est du cul et Tralala lui dit de venir voir par lui-même et un soldat bourré bondit sur la table et lui dit, viens, des verres tombèrent et Jack renversa son tabouret et tomba sur Fred et ils restèrent pendus au bar presque morts de rire, et Ruthy espérait qu’elle ne serait pas foutue à la porte parce que ce coup-ci c’était un peu fort et Annie ferma les yeux et rit, soulagée, elles n’auraient plus à s’en faire au sujet de Tralala et ils n’avaient pas trop dépensé de fric et Tralala continuait à balancer ses seins sur les paumes de ses mains se tournant vers chacun, alors 2 ou 3 la tirèrent dehors et elle cria à Jack de venir, elle lui ferait l’amour à le rendre dingue pas comme cette conasse avec qui il était et quelqu’un cria on arrive, et elle fut traînée sur les marches, écrasant quelques pieds et s’égratignant les chevilles sur les marches de pierre avec des cris mais le groupe sans ralentir le pas la traîna par le bras et Jack et Fred continuaient à rester pendus au bar et à se marrer et Ruthy enleva son tablier s’apprêtant à partir avant que quelque chose arrive et leur mette des bâtons dans les roues et les 10 ou 15 types saouls entraînèrent Tralala jusqu ‘à la voiture abandonnée sur le terrain vague au coin de la 57e rue, ils lui arrachèrent ses vêtements, la poussèrent à l’intérieur et quelques types se battirent pour savoir qui serait le premier et finalement il se forma une sorte de file d’attente chacun criant et riant et quelqu’un cria aux gars du bout d’aller chercher de la bière et ils partirent et rapportèrent des boîtes de bière qu’on passa à la ronde et les gars de chez le Grec s’amenèrent et quelques-uns des gars du quartier vinrent tout autour pour regarder et Tralala gueulait et leur fourrait ses seins en pleine figure et les boîtes de bière circulaient, on jetait les boîtes vides et les gars quittaient la bagnole et retournaient dans la file, buvaient quelques bières et attendaient que leur tour revienne et d’autres arrivèrent de chez Willies et un coup de téléphone passé à la base amena d’autres marins et d’autres soldats et on rapporta de la bière de chez Willies et Tralala buvait de la bière pendant qu’elle se faisait baiser et quelqu’un demanda si on comptait les points et un autre cria personne ne sait compter aussi loin et le dos de Tralala était rayé de crasse et de sueur et ses chevilles la démangeaient à cause de la sueur et de la saleté sur les égratignures qu’elle s’était faites sur les marches et de la bière et de la sueur dégoulinaient des visages sur le sien, mais elle continuait à brailler qu’elle avait les plus gros nichons du monde et quelqu’un répondit bien sûr ma poule que c’est vrai et d’autres s’amenèrent, 40, peut-être 50, et ils la baisaient et retournaient dans la file, buvaient une bière et braillaient et riaient et quelqu’un cria que la voiture puait le cul, aussi on sortit Tralala et le siège et elle était étendue nue sur le siège et leurs ombres cachaient ses boutons et ses cicatrices, et elle buvait, faisant sauter ses seins avec sa main libre et quelqu’un lui fourra la boîte de bière dans la bouche et ils se marrèrent tous et Tralala jura et cracha un petit bout de dent et quelqu’un recommença et ils rirent et braillèrent et le suivant lui monta dessus et elle eut les lèvres fendues et le sang lui coula sur le menton et quelqu’un lui épongea le menton avec un mouchoir imbibé de bière et on lui tendit une autre bière et elle but et brailla encore au sujet de ses nichons et elle eut une autre dent cassée et la blessure de ses lèvres s’agrandit et tout le monde rit et elle but encore et bientôt elle fut complètement KO, ils lui donnèrent quelques gifles et elle grogna puis tourna la tête mais ils ne purent la réveiller aussi ils continuèrent à la baiser, elle inconsciente sur le siège de la voiture dans le terrain vague et bientôt, ils en eurent marre et la file se sépara et ils retournèrent chez Willies, chez le Grec et à la base et les gamins qui regardaient et avaient attendu leur tour, déçus, se vengèrent sur Tralala, déchirèrent ses vêtements en petits morceaux, éteignirent quelques mégots sur le bout de ses seins, lui pissèrent dessus et lui enfonçèrent un vieux manche à balai dans le sexe, puis, lassés, ils la laissèrent au milieu des bouteilles cassées, des boîtes de conserve rouillées et des ordures et Jack, Fred, Ruthy et Annie montèrent dans un taxi tout en riant encore et ils se penchèrent à la fenêtre en passant devant le terrain et aperçurent Tralala étendue nue couverte d’urine, de sang et de sperme et une petite tache se formant sur le siège entre ses jambes, comme du sang, s’agrandissait et Ruth et Annie étaient complètement détendues et heureuses maintenant qu’elles s’en allaient en ville et que leur soirée n’était pas fichue et qu’elles allaient avoir du fric et Fred regardait par la vitre arrière et Jack se frappait les cuisses en s’écroulant de rire…»




 
 
Hubert SELBY Jr.
Last Exit to Brooklyn
Éditions Albin MICHEL
Collection 10/18
1957, 1970 pour la traduction française
Traduit de l’américain par J. Colza
p 110/114
 
 
 

illustrations : Last Exit to Brooklyn, film d'Eli Edel(1989)

portrait d'Hubert Selby Jr.

 
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 07:10
 The Human Race


NANCY

BURSON













THE HUMAN RACE MACHINE

   
   
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 07:08
 Qui saura se protéger de la tempête ?

   
   
   
   
Jean-Jacques Rullier, La promenade en bord de mer, Éditions MeMo/Le Grand Café, ville de Saint Nazaire, 2001
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article
23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 17:14
visage

 

Bref, mon visage ne saurait m'appartenir puisque aussi bien il m'échappe. Quant aux autres visages, je les croise chaque jour par centaines, chaque année par milliers, et n'en regarderai que quelques-uns, n'en aimerai qu'infiniment peu, médisant et me trompant, parfois, m'égarant, souvent, dans les méconnaissances et les faux-semblants. Le visage élu entre tous sera celui de l'aimé, l'amour se reconnaissant peut-être au fait que, du corps entier de l'Autre, c'est son visage qui sera le plus désiré. Jusqu'au moment, inéluctable, du désastre : ce moment soudainement ou lentement advenu -il dépend-, où le visage élu, sublimé, vénéré, mille fois caressé, rejoindra le terne anonymat des visages sans qualité...



Dominique Baqué

Visages

Éditions du Regard, Paris, 2007

p20

   
   
   
Repost 0
Published by espace-holbein - dans espace-holbein
commenter cet article

attraper les mouches

Fumier