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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:06
Spy numbers, Palais de Tokyo

Sur les ondes courtes de nos radios, des voix égrènent des suites ininterrompues de nombres. 2... 11... 58... 35... 23...
Instructions codées à destination d'agents dormants, messages échangés entre trafiquants ou simples réglages téléphoniques, les «Spy Numbers Stations» émettent depuis plusieurs décennies sans que leur fonction extacte soient encore connue. 
Au delà du visible, toujours plus proche de l'infra-mince et du spectral, le Palais de Tokyo expérimente des formes d'art qui échappent à toutes velléités d'interprétations figées.
Cette exposition réunit des artistes passionnés par l'encodage mathématique, la production d'aurores boréales, l'archivage de lentilles de contact, les capteurs sismiques, la disparition des pendus et les sommets de montagnes. Un vrai bazar, hétéroclite, scientifique ou mystique, une façon dada de traverser des incertitudes, une fascinante approche d'objets insaisissables..

   
Trois tubes blancs disposés horizontalement. On se penche, on regarde à l'intérieur et l'on écoute. Pascal Broccolichi a soumis le Palais de Tokyo à un programme de capture de l'activité électromagnétique. Il explore les ambiances sonores et est à la recherche de phénomènes imperceptibles par l'oreille humaine. Ici, il a procédé à un enregistrement de différents phénomènes sonores propres au lieu d'exposition et les diffuse dans ces trois structures. Ambiance étrange restituant l'espace sonore du Palais de Tokyo (ci-dessous, 1).
 

   1   2
  3   4
           
Plus loin,(2) une étrange machine, montrant une boule de brillante suspendue dans une boîte de verre. C'est la reconstitution d'une invention du scientifique Kristian Birkeland, appelée la Terrella. Le scientifique, au début du XXe siècle décide de fabriquer une chambre sous vide afin d'observer l'influence du magnétisme sur les rayons cathodiques. Cela lui donnera des idées sur l'origine des aurores boréales. Dove Allouche et Evariste Richer en ont fait une réplique qui fonctionnera dans le cadre de cette exposition.
De son côté, Matt O'Dell (4) a réalisé cette immense sculpture qui diffuse des enregistrements de signaux émis sur les ondes courtes dans lesquelles des voix égrènent une mystérieuse série de nombres.
La sculpture murale (2) de Félix Schramm est une chose monumentale, une extraction violente qui sort du mur blessé de cette vaste salle. L'objet est inquiétant, mystérieux lui aussi ; objet en suspension, une sorte d'esthétisation de la destruction qui plane comme une menace. L'hétéroclite est à nu.
           
           
           
suite demain (peut-être...)
           
           
           
illustration : matériel acoustique d'écoute expérimentale, Museum “Waalsdorp”, La Hague
           
           

SPY NUMBER

Palais de Tokyo
13 avenue du président Wilson 75116, Paris
28 mai-30 août 2009
           
           
           
           
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 18:05






30 MAI 2009   Écoute

27 MAI 2009
  Stéphane LALLEMAND

23 MAI 2009
  Pierrick SORIN à Créteil

20 MAI 2009
  Ces objets censés saturer notre désir

19 MAI 2009   L'héritage du quotidien

18 MAI 2009
  La filiation de VERMEER

17 MAI 2009   La réalité de VERMEER

16 MAI 2009
  Attirance

13 MAI 2009
  POLLOCK et la grippe A

9   MAI 2009   STELARC : Mécaniques du corps

5
   MAI 2009   La Force de l'art 2009 (5)

4   MAI 2009   La Force de l'art 2009 (4)

3   MAI 2009
  La Force de l'art 2009 (3)

2   MAI 2009   La Force de l'art 2009 (2)

1   MAI 2009   La Force de l'art 2009




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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 13:56
 Ecoute


 

Nocturne

 
Extrait sonore : Nocturne, Op 19, N°4 pour violoncelle et orchestre
Tchaikovsky Pyotr Ily'ich
Vytautas Sondeckis, cello

illustration : Museum "Waalsdorp", La Hague
exposition Spy Numbers,  Palais de Tokyo



 
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 18:28
 


 
Jean-Dominique INGRES
La Baigneuse Valpinçon dite La grande baigneuse,
1808, 1,46m x 97,5 cm
Paris, Musée du Louvre
 
Stéphane Lallemand
La Baigneuse, 2007

100 x 160 cm

Tirage Lightjet sous diasec 


 
 
«Une étude, réalisée par une équipe de chercheurs américains, tendrait à prouver qu'un entraînement quotidien, constitué par un regard appuyé sur les charmes féminins, préserverait les sujets masculins des maladies cardio-vasculaires. Il semblerait que les résultats de cette étude étaient connus, de manière empirique, depuis la plus haute antiquité par la plupart des artistes. Moi qui approche la cinquantaine, j'ai décidé de me préserver des risques coronariens par une pratique assidue de l'art, un échauffement du nerf optique, quitte à épuiser à mon tour, un thème vieux comme le monde...»

Stéphane Lallemand *
 
 
 
site de Stéphane Lallemand
   
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 07:18
Pierrick SORIN à la Maison des arts de Créteil

C'était à Enghien-les-Bains il y a à peu près un an. Une exposition Pierrick Sorin au Centre des arts.
Cette année, Pierrick est exposé à la Maison des arts de Créteil. Le lieu est beaucoup plus vaste. On y retrouve des pièces connues, toujours aussi attractives mais il y a également des œuvres récentes ainsi que des installations de très grand format, étant donné l'espace qui lui est attribué. L'exposition se présente comme un hommage à Méliès et l'on y reconnaît aisément la filiation : la machinerie, les trucages, les bricolages, les décors et les costumes, l'inventivité, l'extravagance, mêlée de fausse naïveté, l'humour, la magie des effets et du cinéma, le burlesque, les mondes imaginaires et tout ce qui tend à émerveiller le visiteur.
Les allusions directes à Méliès sont perceptibles et prennent souvent la forme de citations directes (comme  ce qui est montré sur l'affiche de l'exposition, par exemple).

           
Pierrick Sorin est passionné par le cinéma mais la préoccupation constante de l'artiste Pierrick Sorin concerne la référence à  la pratique artistique et notamment à la peinture. Et dans la peinture la «dégoulinure» occupe une place de choix...
           


           
Ainsi cette installation magistrale, cette frise colorée de grande taille, qui occupe une des coursives surplombant la fosse de l'espace d'exposition, et qui montre cette figure (un composite de personnage de Tony Oursler et la fameuse Lune de Méliès), qui  cligne et roule des yeux, tout en  vomissant de la peinture ; le fond étant lui-même animé d'impressionnantes coulures et dégoulinures de peinture de couleurs vives filmées en plans rapprochés. Á l'avant-scène de cette installation-tableau est montré le dispositif de filmage de ce visage traité  donc à la manière de l'artiste américain.
           

Ce principe que Tony Oursler fait fonctionner depuis plusieurs années consiste à projeter des visages humains sur des volumes blancs représentant des têtes humaines.  Les corps sont généralement de facture grossière et le vidéo-projecteur ne cherche pas à être dissimulé. L'effet est saisissant, souvent troublant, toujours drôle. Ici Pierrick Sorin utilise cette projection mais la double d'un processus  qui consiste à filmer une surface multicolore à travers un pavé de verre cathédrale, le tout en rotation. Les deux images sont mixées, la seconde tenant le rôle du fond. Le tout est montré sur l'écran video de droite. Ce procédé est mis à nu dans l'installation proposée au visiteur. La frise installation-tableau du fond repose sur la même technique. Le visiteur est donc susceptible de comprendre la nature de cette réalisation du fait de sa mise à nu, sorte de mise en abîme de l'œuvre..
           un clic sur l'image
       
         
WARMING SEAT est un "dispositif participatif" (sic). Ici sont placardées les indications, la marche à suivre, ici figure le mode d'emploi :
-Asseyez-vous sur le tabouret
-Positionnez-vous de manière à bien voir l'écran de la borne
-Appuyez sur le bouton rouge tout en regardant l'écran
(une photo de votre visage va être prise)
Le cartel précise : «Avec des moyens modernes, l'artiste prolonge les expériences fantasmagoriques de Robertson».
 
         
Et en effet, à l'extérieur, sur un écran géant, la prise de vue, en différé, s'affiche dans l'immense fosse de l'espace d'exposition. Il ne s'agit pas de "photo" comme l'indique le cartel  mais bien  de vidéo. Un montage automatique et aléatoire montre des séquences prises plus ou moins récemment, qui alternent avec des prises de vue de votre visage. Pourquoi Warming seat ? Au moment de la prise de vue, lorsque vous appuyez sur le bouton rouge, un feu s'allume sous vos fesses et les yeux du diable brillent...
         
Dès 1995 Pierrick Sorin expérimente une piste très particulière en créant de petits spectacles pseudo-holographiques. On peut y voir des personnages (généralement lui, déguisé, éventuellement muni d'accessoires) qui ont été filmés et qui évoluent parmi de véritables décors miniaturisés ou au centre d'objets réels. Ici (à droite) un des  théâtres optiques montrés dans l'expo, intitulé Chorégraphie d'aujourd'hui où l'on voit un personnage danser dans un vrai aquarium avec plantes et poissons rouges qui se déplacent de manière, évidemment, aléatoire.

                               un clic sur l'image
         
A droite, un autre  théâtre optique -très connu, celui-ci- montré dans l'expo. Ambiance amusante, faite de répétition, de ridicule assumé  de désuétude et d'absurde.
En revanche le petit théâtre optique montré plus loin (ci dessous) est plus profond puisqu'il joue sur la personnalité, sur les traits du visage qui vont être modifiés et qui, à un moment donné du cycle, prendra l'apparence d'un crâne. Le scénario est amusant : on voit Sorin arriver, s'asseoir, placer sa tête sous une sorte de cloche. Le mécanisme (pseudo scientifique, absurde), fonctionne comme un "détartrage".

                                  un clic sur l'image
Des faisceaux de lumière, comme des lasers balaient le visage, agrandi (à gauche de l'écran), et l'on va assister aux différentes opérations de nettoyage du visage jusqu'à l'apparition du crâne (à moins que ce ne soit l'inverse...). La dimension "métaphysique" n'échappera à personne et la référence aux vanités non plus. Là encore Pierrick Sorin, sous une apparente légèreté fait référence à une histoire de l'art que nous partageons tous et qui le concerne.
Ou, comment l'humour et le sens profond sont intimement mêlés.

                             un clic sur l'image  
     
Dans cette pièce de 2005,  C'était bien du coulis de tomate, l'emprunt à Méliès est direct, tant du point de vue du contenu que de la forme désuette que Pierrick Sorin donne à ce petit film muet de 24 mn. Il s'agit d'une commande destinée à accompagner un spectacle de rue de la troupe Royal de luxe : un éléphant mécanique qui voyage dans le temps, mais également une histoire de supercherie (comme le cinéma...) montée par un charlatan. L'illusion de cinéma opère. Tous les personnages sont joués évidemment par Sorin et l'humour est décapant.

                                 un clic sur l'image

Cette exposition montre beaucoup d'autres créations de l'artiste comme  le fameux C'est mignon tout ça qui rend visible les mécanismes de l'art vidéo (ainsi que les pratiques intimes qui lui sont associées), en renvoie une mise en abîme de manière gentiment perverse... Mais également Les 143 positions érotiques (vu à Enghien) ou bien encore Sorino le Magicien (vu aussi à Enghien) ou L'homme qui a perdu ses clefs. Il y a également des petits théâtres optiques "interactifs" comme Switch on the Light où l'on voit un petit Sorin holographique juché sur un vélo d'appartement qui déclenche son mouvement de pédalage à l'injonction du visiteur qui doit lui crier dire : "Switch on the Light  " !
Mais ce qui est impressionnant reste sûrement l'installation (nouvelle) de la pièce connue de l'artiste  Une vie bien remplie qui montre Sorin sur de multiples écrans de très grande taille en train de produire des gestes  quotidiens, absurdes, parfois idiots, filmés en boucle et en accéléré. Le tout est distribué dans l'espace noir d'une zone dédiée de cette grande salle. En face, dans la même salle, deux petits Sorin holographiques déguisés en Père-Noël procèdent à des activités créatrices à la manière de Pierrick Sorin. Les images (les "créations") sont filmées en direct par une caméra de surveillance et projetées en grand format sur le mur (ci-dessous). Le processus est montré, intégré, restitué au visiteur qui peut suivre les deux opérations simultanément..
           



           
 Et enfin, nous aurons eu le plaisir de voir projeté dans d'excellentes conditions le moyen métrage Nantes : Projets d'artistes sur lequel je m'étais arrêté sur ce blog il y a un an à l'occasion de sa présentation au Centre des arts d'Enghien-les-Bains. Cette pièce constitue un modèle dans la catégorie du pastiche appliqué à l'art contemporain. En 26 minutes (le format d'une émission documentaire pour la télévision), Pierrick Sorin met en scène la production délirante de sept artistes européens totalement fictifs (tous joués par l'artiste lui-même) qui sont censés répondre à une commande de la ville de Nantes. Là aussi la forme et le contenu sont ciselés et l'énormité des propos et des œuvres imaginées provoquent le rire. Malheureusement, certains artistes (réels, eux) n'ont pas manqué de s'y reconnaître ou plutôt de reconnaître leurs excès, ou tout simplement leurs défauts...
     
           
           
           
           

PIERRICK SORIN

MELIES

MAC - Créteil Maison des Arts
Place Salvador Allende
94000 CRETEIL


du MARDI 12 MAI au DIMANCHE 24 MAI 2009
14h00 à 19h00
ouverture jeudi 21 mai / samedi 16 et 23 mai / dimanche 17 et 24 mai
           
Maison des arts de Créteil      
           
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 07:09
Ces objets censés saturer notre désir
 «Tous ces objets censés saturer notre désir, démodés à une allure exponentielle, jetables dans leur essence, couvrant la planète de déchets, constituent une gigantesque montagne de «petits riens» (comme disent les Compagnons d'Emmaüs) recouvrant le grand rien, le trou, le vide qui résonne dans ce que Freud a épinglé du «malaise» dans la civilisation, à la veille du désastre où s'est abîmé le XXe siècle.
Et depuis la seconde guerre mondiale, la Shoah et Hiroshima sont désormais les coordonnées indépassables du monde sans promesse sur lequel s'ouvre le nouveau millénaire.
Un monde qui apparaît lui-même comme marié à l'absence.

Et l'art décline cette absence et fait monstration de cet objet invisible, de ce sinistre fantôme qui hante l'âge de la science
».
   
   
  
Carolina SERRA et Yves DEPELSENAIRE
contribution au colloque
Les formes contemporaines de l'art engagé
Collection Essais, LA LETTRE VOLÉE, 2007, p 210
                                                                        
   
   
   
   
Sylvie Fleury, Le caddy, 2000
   
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 07:01
  Objets


   
  Hendrik Kerstens, Bag,  2007
photographie, 120 x 150 cm
Medium : c-print

  Kader Attia, La fragilité du vide, 2008
35 x 45 x 45 cm le sac
Courtesy : Galerie Anne de Villepoix

   
   
   
   
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 07:05
  Vermeer


   
 Johannes Vermeer
Jeune femme avec un pichet (detail)
1662
huile sur toile
Metropolitan Museum of Art, New York

  Hendrik Kerstens, Bag,  2007
photographie, 120 x 150 cm
Medium : c-print

   
   
   
   
  Hendrik Kerstens 1...2...3
Witzenhausen gallery
   
   
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 07:47
  Vermeer
   
 Vermeer 1230 Chipper,
déchiqueteuse

  Johannes Vermeer, La femme à la balance, 1664
huile sur toile, 42,5 x 38 cm
National Gallery of Art, Washington

   
   
   
   
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 14:45
 Visages
   
Visage composé à l'aide de 64 visages féminins Visage composé à l'aide de 32 visages masculins
 
   
Selon le magazine Seed, les visages moyens seraient à priori les plus attrayants parce qu'il est plus facile pour le cerveau de les traiter.

source iconographique
   
   
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attraper les mouches

Fumier