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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 08:07
 Timothy GREENFIELD-SANDERS
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Pour faire suite au portrait de l'homme à l'œil fait de plastique et de diamants.
       
       
       


photographies : Timothy Greenfield-Sanders extraites de la série sur les vétérans d'Irak, Injured soldiers, 2006

Timothy Greenfield

New York Times
       
       
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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 09:07

   L'amour est aveugle
greenfield-sanders1 200 Mike Jernigan

 
   
     
     
     
     
     
     
     
     
     
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:32
Choses lues, choses vues, BNF Richelieu
   

«Vous avez déjà entendu parler de gens que la perte de leurs livres a rendu malades, et d'autres que leur acquisition a rendu criminels. Tout ordre, dans ces domaines précisément, n'est qu'un état de suspens au dessus de l'abîme.»


Parole de suicidé. La lecture rend fou. Est-ce l'objet ? Le contenu ? La représentation que l'on s'en fait ? La projection dans un futur qui ne peut être qu'un gouffre ? Qui héritera de  mes livres ? Seront-ils lus aussi intensément que je l'ai fait  -tout du moins pour certains- ? Mes petites écritures crayonnées dans les marges me font honte : elles seront commentées par d'autres (peut-être) et seront moquées (sans doute). Ou bien mes livres seront abandonnés, humides, puants, piétinés sur les bitumes improbables d'un vide grenier de quartier.

           

           
Appartenir à la grande famille de ceux qui vivent avec des livres : des listes, des classements, des noms -des connus, des inconnus- des bizarres, des familiers, ceux qu'on fréquente et qu'on n'a jamais lus, ceux qu'on a lus et qu'on continue à tenir pour étrangers. Une vocifération sans répit. Et des voix de toutes natures, grouillantes, proliférantes.
Tu entres dans la salle Labrouste  accompagné seulement par un lourd murmure, un enchevêtrement de voix cotonneuses. Tu déambules, seul, dans les travées faiblement éclairées. Un petit caisson aveugle et bleuté occupe le pupitre de chaque place numérotée. Ca s'agite à l'intérieur. Le clapet ouvert déverse tout d'un coup le bruit d'un flot de paroles aussitôt étouffé par la fermeture de ce couvercle.

   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
Tu te laisses prendre comme une mouche qui va d'une tartine de miel à la toile cirée poisseuse. Les clapets claquent, les boîtes vomissent. Retour à la liste des lecteurs à identifier. Des numéros, des noms, des visages. Le bonheur d'en reconnaître. La surprise de voir ce livre, cette édition que j'ai si souvent tenue entre mes mains, appartenir pour un instant -filmé- au temps précieux de cet écrivain que j'admire.
Et puis les décors : jardins publics ou privés, cuisine ou atelier, bibliothèque ou musée, salle de danse ou maison de campagne. La caméra quitte un instant le visage du lecteur pour regarder avec nous ce qui l'entoure.
   
 Alain Fleischer  Alain Fleischer
   
   
Rien d'anodin dans le fait de lire à haute voix. Comme les enfants et les presque analphabètes. Les pieux, aussi. Sans parler des inquiets, ceux qui ont peur de ne pas être à la hauteur, à la hauteur de ce qu'ils doivent raconter. Lire c'est baisser le regard, le dissimuler sous les paupières et peut-être bien aussi se cacher derrière le livre. Lire c'est peut-être tout simplement se cacher. Se cacher même en public. Surtout en public.
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
Parfois tout s'éteind salle Labrouste. Les pupitres se taisent et deux grands rideaux blancs se dressent et se rejoignent pour former un immense écran. Et là, des fragments  de films envahissent l'immense espace de la grande salle de lecture : André Wilms lit Victor Hugo ou bien encore c'est une des fameuses scènes du Don Giovanni de Joseph Losey où l'on voit des mots se répandre dans le théâtre de la rue. L'épisode passé, les boîtes destinées à rester lumineuses se rallument et les centaines de voix reprennent leur lecture.
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
Et puis il y a également quelques manuscrits disposés dans les vitrines. Des mots écrits, repris parfois dans les lectures hautes et vocales. Marcel Proust, (ci-dessus à gauche) et aussi Bataille (à droite).
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
La préoccupation des arts plastiques guide mes pas. Évidemment. Entendre lire les textes de Daniel Arasse (qui fut mon professeur à l'Université) constitue une véritable attente, et un plaisir. Mais quelle surprise : ce n'est pas le texte que j'aurais extrait. Cette façon d'écrire dans ce fragment du livre n'était pas lui. Pourtant ce texte fait bien partie du désormais célèbre "On n'y voit rien". Le visage de Catherine Millet et sa voix qui accompagnent également mon parcours depuis des années sont autant de jalons dans cette exposition. Comme Georges Didi-Huberman (ci-dessous), lisant seul dans ce lieu austère et monacal en si parfaite harmonie avec la rigueur et la profondeur de ses écrits .
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
L'harmonie, justement, tient en partie au choix du lieu pour la lecture. Lire Walter Benjamin à voix haute dans un cadre comme celui-ci est évidemment exemplaire.
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
D'autres choix relèvent du spectaculaire : la décision de lire et de conduire simultanément est un acte que l'on pourrait qualifier d'engagé. Je dois dire qu'à l'instar de Christian Bujold (ci-dessus), il m'est arrivé de le faire. La lecture active engage tellement de soi-même que les moments d'absences rendent l'exercice périlleux. Les sensations prévalent, et si l'on a  réussi à surmonter le danger les souvenirs restent parmi les plus forts qu'il nous ait été donné de vivre dans la relation à un livre. 
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
L'acte de locomotion peut également être mis en scène. Dans le cas de José Froment lisant la "Lettre à son frère", nous voyons le lecteur de  circonstance installé confortablement dans une carcasse de bagnole au fond d'une remise. Le tout bien éclairé.
   
Alain Fleischer Alain Fleischer
   
Et très arbitrairement je finirai par la figure si attachante de Jean-Jacques Lebel lisant Artaud. Et ceci, entre autre, pour sa relation à l'actualité immédiate : l'exposition qui se tient actuellement à la Maison Rouge, "Soulèvements", et dont je n'ai pas eu le temps de parler. "Le Théâtre et son double" pour évoquer la mise en scène d'un acte solitaire qui très paradoxalement a trouvé une façon de s'exposer, ici rue Richelieu, grâce à cette installation réalisée par Alain Fleischer. Fleischer est à la fois écrivain, artiste, directeur d'une école formant aux technologies contemporaines - Le Fresnoy- qui génère nombre de jeunes artistes. Sa palette est vaste.

C'est la seconde exposition qui est présentée salle Labrouste (après celle de Sophie Calle "Prenez soin de vous" en 2008). Le défi est immense car cette salle est une sorte d'œuvre d'art à elle toute seule. En effet, comment réussir à donner vie à un propos extérieur en tentant de faire oublier ces lieux si prestigieux et si historiquement marqués ?
Nous verrons, les années qui viennent, qui parviendra à nouveau à relever ce défi.



«Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu'il vous faut» Cicéron
Je suis comblé.
   
   
   
   
Ajout daté du 1er janvier 2010 : Je vous propose de compléter cette visite avec la lecture de l'article d'Alain Paire -de la galerie Alain Paire d'Aix en Provence- , paru sur son blog, un texte riche et détaillé, très justement intitulé Le rêve, ou bien la nuit du lecteur.
   
   
           
           

Choses lues, choses vues


BNF, site Richelieu / Salle Labrouste

23 octobre 2009 - 31 janvier 2010


l'exposition


Exposition conçue et réalisée par Alain Fleischer et produite par le Studio national des arts contemporains, Le Fresnoy.
           
           
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 10:41
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photographies : Guido MOCAFICO


guidomocafico.com
     
     
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:40
 Nues

yellowhammer1 600
 

Andante

 
 





illustration : Nancy WILSON FULTON
Clouds
photographie

Béla BARTOK
Rumanian Dances,
Andante
transcription pour violon et piano par Zoltan Székely
Laurent Korcia, violon
Georges Pludermacher, piano






 
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 18:47





22   NOVEMBRE 2009   La barque silencieuse

14   NOVEMBRE 2009   Les choses telles qu'elles sont

13   NOVEMBRE 2009   RONDINONE - Jardins des Tuileries

10   NOVEMBRE 2009   Se réveiller

4    NOVEMBRE 2009   Vanité contemporaine

2   NOVEMBRE 2009   DEADLINE, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris

1    NOVEMBRE 2009   Jim HODGES  - Love, etc.



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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 13:47
La barque silencieuse

J’aurai passé ma vie à chercher des mots qui me faisaient défaut. Qu’est-ce qu’un littéraire ? Celui pour qui les mots défaillent, bondissent, fuient, perdent sens. Ils tremblent toujours un peu sous la forme étrange qu’ils finissent pourtant par habiter. Ils ne disent ni ne cachent : ils font signe sans repos. Un jour que je cherchais dans le dictionnaire Bloch et Wartburg l’origine du mot de corbillard je découvris un coche d’eau qui transportait des nourrissons. Je me rendis le lendemain à la Bibliothèque nationale qui se trouvait alors rue de Richelieu, dans le IIe arrondissement de Paris, dans l’ancien palais qu’occupait jadis le cardinal Mazarin. Je consultais une histoire des ports. Je notai trois dates : 1595, 1679, 1690. En 1595 les corbeillats arrivaient à Paris le mardi et le vendredi. Les mariniers les délestaient tout d’abord du fret puis ils débarquaient les nourrissons serrés dans leur maillot, fichés tout droits dans leur logette sur le pont ; ils les posaient sur des tonneaux sur la grève ; les petits bébés entravés étaient restitués ensuite un par un à leur mère par un homme qu’on appelait le meneur de nourrissons.
Dès l’aube, le lendemain –c’est à dire tous les mercredis et les samedis – les corbeillats transportaient de Paris à Corbeil d’autres petits afin qu’ils tètent le sein et sucent le lait des nourrices dans la campagne et la forêt. En 1679 Richelet écrivait corbeillard. En 1690 Furetière écrivait corbillard et le définissait : Coche d’eau qui mène à Corbeil petite ville à 7 lieuës de Paris. C’est ainsi que le corbillard, du temps où vivaient à Paris Malherbe, Racine, Esprit, La Rochefoucauld, La Fayette, La Bruyère, Sainte-Colombe, Saint-Simon, était un bateau de nourrissons qui voguait sur la Seine, longeant les berges, hurlant.
   
   
   
  Pascal QUIGNARD
La barque silencieuse,
Éditions du Seuil, 2009
p 7
   
illustration :  Georges de la Tour 1593-1652,
Le nouveau-né,  détail,
huile sur toile. 76cm x 91cm. Rennes, Musée des Beaux-Arts.

 
   
   
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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 15:06
 Les choses telles qu'elles sont


 

Les choses telles qu'elles sont

 
 
Parfois on regarde les choses telles qu'elles sont en se demandant pourquoi.
Parfois on les regarde  telles qu'elles pourraient être en se disant pourquoi pas.






illustration : Kasimir MALEVITCH,
Carré blanc sur fond blanc
1918, 78,7 x 78,7 cm


Il y a,
Vanessa PARADIS






 
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:05

JARDIN DES TUILERIES

 

 UGO RONDINONEJARDIN DES TUILERIES

                               PARIS


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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 17:13
Despertar

 
 
 
 
A.Tapiès, Despertar, MACBA
 
 
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attraper les mouches

Fumier