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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 08:45
  La la la
savitri 600
 

 La la la

 
 
 





.illustration :

  Savitri, fillette albinos indienne

 Richard O'FARRELL

 lauréat du Olive Cotton Award 2009

 photographie

 [via]

 

 

.Ingrid CAVEN
  La la la
 
(2000)




 
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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 06:39
  Je mourrai
corbeau 500
 

Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale

 
 
 





.illustration de l'auteur

  Corbeau sur Citroën

 2010

 photographie prise rue Brancion, à Paris, le samedi 29 mai 2010


 

.Boris VIAN
  Je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale
 
Jean-Louis Trintignant (2009)




 
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 06:59

 

 

 

 

 

30  MAI  2010   Avril succède à mai

 

29  MAI  2010   Les boîtes

 

25  MAI  2010   Joël-Peter WITKIN, galerie Baudoin Lebon

 

23  MAI  2010   La grenouille

 

22  MAI  2010   PINCEMIN, La Piscine à Roubaix

 

20  MAI  2010   LIRON, 2010

 

15  MAI  2010   Chaos

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 07:12
  Avril succède à mai   

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L'année à l'envers

 
 
 





.illustration : John CURRIN

  Park City Grill

 2000

 huile sur toile 


 

.Boris VIAN
  L'année à l'envers
 
Agnès Jaoui (2009)




 
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:58
  Les boîtes   

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La cantate des boîtes

 
 
 





.illustration : Kana KWEI

(Ghana, 1924)

  Cercueil peint (Mercedes)

 1988

  bois peint, matériaux divers

  70x220x80cm

extrait du catalogue Magiciens de la terre,

exposition Centre G.Pompidou, 1989, p161


 

.Boris VIAN
  La cantate des boîtes
 
Antoine de Caunes (2009)




 
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:37
Joel-Peter WITKIN, Baudoin Lebon
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Comme l'annonce le site de la galerie Baudoin Lebon « Il est aujourd’hui inutile de présenter Joel-Peter Witkin. De Bogota, de l’Italie, et de son studio à Albuquerque, l’artiste a rapporté des rêves éveillés. »

La galerie présente actuellement 17 tirages de grand format issus de prises de vues effectuées ces deux dernières années. Mais on peut y découvrir également (et c'est rare) ce très grand décor peint -en couleurs- qui a servi de fond à certaines prises de vues de l'artiste (rappelons que son travail est en noir et blanc). Il s'agit d'une sorte d'incongruité  (heureuse ? dérangeante ?) pour qui fréquente depuis longtemps le monde de Joel-Peter Witkin. Irons-nous jusqu'à évoquer l'inconvenance ? Pas sûr car cet univers de Witkin bien qu'il soit peuplé de monstres, de chimères, d'animaux variés et extraordinaires, est bien un univers humain qui nous renvoie à nos imperfections, à nos drames quotidiens, à nos approximations, à nos ratages, aux reflets qui sont les nôtres et que  nous évitons de croiser dans le miroir. L'univers véritablement plastique de ce décor est partie prenante  de la construction générale du monde exposé par l'artiste. Il m'a évoqué un temps celui qui a été peint pour le très beau film de David Lynch Elephant Man (en noir et blanc) : le monstre véritable est confronté à son décor de foire qui porte jusqu'à l'absurde la trace enjolivée et débile des fantasmes du spectateur. Le décor peint fait référence à l'histoire de la photographie et évidemment à celle du portrait.

           
           
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L'œuvre de Witkin  n'est pas réductible à la photographie. Comme d'habitude on verra dans ces nouveaux objets photographiques des interventions graphiques (grattages, rajouts et traces variées), on y lira des textes et des légendes intégrées et l'on se demandera si  -malgré l'aspect photographique- certains d'entre eux  ne seraient pas uniquement produits par le dessin ou la peinture (ci-dessus, photo centrale).
           
           
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Les références à la peinture et à l'histoire de l'art sont constantes. L'univers de l'artiste est fait d'une ambiance  baroque, parfois à la limite du kitsch ; ce monde reste troublant et ne laisse pas indifférent.          
           
           
           
           
           
Joel-Peter WITKIN


Exposition du 16 avril au 19 juin 2010

 

Galerie Baudoin Lebon,

38 rue Ste croix de la Bretonnerie, 75004 Paris


galerie       

           
           
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 10:10
  Stretched  

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L'arrivée du printemps

 
 

  « Aussi préférons-nous la mare sans surprise. Sur son nénuphar, la grenouille immobile guette la mouche qui tourne autour d'elle ; elle attend le bon moment et soudain ouvre grand la bouche et l'avale ; à cet instant, sa vigilance se relâche et nous la gobons. Autrefois, nous ingérions plus volontiers nos défunts afin de nous doter de leur force, de leur vigueur. Puis il nous apparut que c'était précisément la force et la vigueur qui leur avait manqué, dont l'absence soudain les avait réduits à cet état lamentable. Nous ne touchons plus à ces cadavres. Leur faiblesse nous répugne. Et nos enfants si longtemps négligés nous voient revenir vers eux avec des envies de baisers.»

                                                          

                                                                          Éric CHEVILLARD

                                                                          Choir

                                                                          Les Éditions de Minuit, 2010, p236-237





.photographie : Suzanne RÉVY

 Stretched

 2008


  Suzanne Révy

 

.Teodorico PEDRINI (1671-1746)
  Concert baroque à la Cité interdite

  Troisième divertissement chinois ("L'arrivée du printemps")
 
Ensemble XVIII-21, Musique des Lumières,

 Hager Hanana, violoncelle




 
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:05
PINCEMIN, La Piscine
pinc0 600
  1          
           

Il existe un endroit de toute beauté qui s'appelle La Piscine et qui se trouve à Roubaix. Et c'est à chaque fois un immense plaisir d'y retourner. Comme son nom ne l'indique pas, c'est un musée. Et bien sûr ce musée, autrefois, était une piscine. C'est là qu'est présentée actuellement une exposition  de Jean-Pierre Pincemin.

Pincemin faisait partie de ces artistes qui étaient, d'une certaine façon, ceux qui constituaient l'avant-garde lorsque j'ai commencé mes études. Avec Marc Devade, Louis Cane, Viallat, Dezeuze et quelques autres, Jean-Pierre Pincemin devait marquer l'histoire de la peinture en faisant émerger et vivre quelques courtes années cette mouvance que l'on a appelée Supports/Surfaces. J'ai un souvenir ému de moments passés à aider au montage d'expositions à l'ARC de sculptures d'un artiste, Côme Mosta-Heirt, qui était aussi mon professeur d'atelier et qui fréquentait tous ces gens liés au mouvement Supports/Surfaces. Tout ceci était exaltant car on avait le sentiment de vivre  en direct l'émergence d'un courant artistique. Les débats étaient rudes, l'argumentaire souvent violent. Les théoriciens s'appelaient Marc Devade, Philippe Sollers, Marcelin Pleynet.

           
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Il s'agissait de travailler à la déconstruction de ce qui constituait une toile ou une sculpture, de valoriser les constituants de base de l'œuvre tout en se débarrassant de la représentation. Le chassis était exposé, le textile, le pigment montrés pour leurs qualités propres. L'admiration que ces artistes avaient pour la peinture  américaine de la seconde moitié du XXème siècle était décisive dans les démarches et les choix esthétiques. Pincemin faisait partie de ces artistes. Dans la première partie de l'exposition de la Piscine, les travaux de cette époque sont montrés (ci-dessus). Les formats sont imposants. L'œuvre est à la fois forte et subtile. On décèle chez cet artiste des qualités dans le maniement de la couleur. Les préoccupations chromatiques sont manifestes. On retrouvera ces mêmes qualités plus tard lorsque Pincemin travaillera tout autrement en ayant recours à des formes figuratives.
           
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Mais Jean-Pierre Pincemin était aussi sculpteur. Faisons un grand saut dans l'histoire de sa vie et entrons dans les années 90 et le début des années 2000 : une belle scène , montrant une dizaine de sculptures, clôt l'exposition et l'ouvre à la fois (entre temps le promeneur aura parcouru une sorte de labyrinthe déclinant toutes les pratiques de cet artiste).  Ces sculptures (ci-dessus) sont faites de petits morceaux de bois, de petits bouts de planchettes colorées agrafées entre elles par des fils de fer, des espèces de ligatures serrées qui assemblent ces fragments de bois de récupération montés sur une armature de mousse expansée. Les formes sont libres, délirantes, expansives, elles aussi. On a l'impression que l'acte a dirigé la forme, qu'aucune décision initiale n'a été prise et que le résultat est la somme de toutes ces actions d'assemblages automatiques -comme on dit d'une écriture qu'elle est automatique -  et que ceci a été conditionné par les matériaux que l'artiste avait à sa disposition. Très étrangement, la pratique rappelle une certaine forme d'art brut et simultanément on peut y reconnaître des figures empruntées à de grands ainés, artistes majeurs d'époques variées. Ainsi, le parrainage avec certaines formes peintes ou sculptées de Picasso va jouer (1, 7); ailleurs la référence  comme un lointain écho au mazzocchio d'Uccello pourra apparaître.
           
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Pincemin est quelqu'un qui a réfléchi sur le statut de la peinture mais qui néanmoins ne s'est jamais laissé enfermer dans un courant pictural ou dans un mouvement artistique quelconque. On sent un artiste qui a une pratique jubilatoire et qui ne renonce pas au plaisir d'explorer des matériaux modestes comme la pâte à modeler, par exemple, qu'il mélangera à des techniques traditionnelles sur toile ou papier (10, 11) à la manière de traces de peinture.
           
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Sa liberté l'entraînera -à l'occasion de l'année de l'Inde en 1986- à user de figures empruntées à un répertoire qui n'est pas le sien (12, 15...). Bien plus tard, dans les années 2002/2003, il reprendra ces thématiques de l'Inde : l'Arbre de la connaissance (13) traité d'ailleurs partiellement en pâte à modeler également et complétée par d'autres techniques.  Il est intéressant de noter la logique artistique qui l'anime lorsqu'il travaille le Manteau chinois (16) : ce grand pan de peinture -et de matériaux variés-  n'est pas étranger à ses préoccupations initiales liées aux recherches picturales de l'époque de Supports/Surfaces.
           
           

           
           
Le musée de Roubaix présente actuellement un beau parcours déclinant le travail de  Pincemin mais il faudra également se rendre au Musée d'art moderne de Céret   - avant le 10 octobre- ainsi qu'au Musée des Beaux Arts d'Angers  qui montre, jusqu'au 19 septembre, d'autres travaux de l'artiste. Donc une actualité Jean-Pierre Pincemin importante. L'exposition d'Angers met l'accent sur les œuvres réalisées entre 1995 et 2005, année de sa mort.
           
           
           

Jean-Pierre PINCEMIN


3 avril - 13 juin 2010

La Piscine-musée d'Art et d'Industrie

23 rue de l'Espérance 59100 Roubaix 

     

  La Piscine, Roubaix  
           
           
           
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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:21
Jérémy Liron, galerie Isabelle Gounod
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Jérémy Liron expose à nouveau chez Isabelle Gounod. Fidèle à sa galeriste. Des œuvres sur toile sont montrées et puis des travaux sur papier. Tout est encadré de petites baguettes de bois naturel ou blanc. Et tout ne peut se regarder qu'au travers de plexiglas. Le regard doit sans cesse jongler, se jouer des reflets des visiteurs et des éléments architecturaux de l'espace qui les contient. La peinture de Jérémy Liron ne renferme jamais de figure humaine, si ce n'est  celle de son propre reflet lorsque l'on se trouve face à l'œuvre.
           
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À ce titre, l'héritage de Francis Bacon est bien présent : les tableaux  -comme les grands triptyques de Bacon- sont des objets, isolés du reste du monde par leurs bords, d'une part,  et par leur surface de protection et de réflexion, d'autre part. Jérémy Liron accorde d'ailleurs pas mal d'importance à cette dimension de l'accrochage et de la présentation de ses peintures. Il a, par exemple, introduit dans ses toiles les plus récentes des petites marges intérieures de couleur claire qui sont destinées à tempérer le rapport trop brutal du cadre en bois et de la peinture.  
           
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Ce qui reste extrêmement intéressant dans une exposition de Jérémy Liron est l'exigence mise en œuvre dans l'organisation de l'accrochage : on peut déceler des suites logiques, des renvois, des mises en situation et puis aussi des respirations (nous avons en mémoire les monochromes carrés bleu-ciel qui s'interposaient entre deux toiles dans une précédente exposition). 

Et nous nous poserons la question de la solitude : être Dans la solitude. Celle du regard ? Celle qui permet - tout en le contemplant -  d'épuiser un lieu vidé de personnages qui pourraient la distraire ? La poésie de ces lieux fera sans doute que nous continuerons à aller les regarder.

 
           
           
           

Jérémy Liron


Dans la solitude

 

19mai - 24 juillet 2010

Galerie Isabelle Gounod

13, rue Chapon 75003 Paris

 

la galerie

           
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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 20:02
  Pornokrates   

Rops-Pornokrates

 

Golliwogg's Cake-Walk

 
 

  « Celui qui chevauche son chaos trouve secours et sagesse dans l'alternance d'angoisse et de jubilation. Leur rythme l'initie à franchir et à dépasser l'une et l'autre.»

                                                          

                                                                          Raoul VANEIGEM

                                                                          Journal imaginaire

                                                                          Le cherche midi, 2006, p179





.illustration : Félicien ROPS

  Pornokrates

 1878

 Aquarelle et Pastel, 75 x 45 cm
 
Musée provincial Félicien Rops, Namur
 Dépôt de la Communauté française de Belgique
  


 

.Claude DEBUSSY
  Golliwogg's Cake-Walk, extrait de Children's Corner
 
Arturo Benedetti Michelangeli, piano (1971)




 
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attraper les mouches

Fumier