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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 08:09
  Salons
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  Cette gravure au symbolisme obscur semble avoir été réalisée sous le coup d'une certaine ivresse, comme Rops l'écrit à son ami Henri Liesse : «Ce dessin me ravit. J'ai fait cela en quatre jours dans un salon de satin bleu, dans un appartement surchauffé, plein d'odeurs, où l'opopanax et le cyclamen me donnaient une petite fièvre salutaire à la production et même à la reproduction.» (...)

Comme dans beaucoup de ses œuvres, Rops glorifie ici la femme contemporaine de cette fin de siècle, arrogante, impitoyable et fatale, révèlant sa complexité, entre exhibition et soumission, majesté et volupté. De fait, l'éros chez Rops est un prétexte à peindre la modernité : la femme diabolique y est à la fois symbole de désir et pulsion de mort, foulant du pied la tradition picturale.


Extrait du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p6

 
 
 

.À gauche : photographie de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

photo personnelle


.illustration à droite : Félicien ROPS

  Pornokrates

 1878

 Aquarelle et Pastel, 75 x 45 cm
 
Musée provincial Félicien Rops, Namur
 Dépôt de la Communauté française de Belgique
 

 œuvre exposée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau  

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 22:25
  Plans
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  Brasilia / Chandigarh, Plan est une gravure sur plaque de cuivre des deux plans superposés de ces villes symboles du modernisme des architectes Oscar Niemeyer et Le Corbusier. Elle crée une sorte de synthèse de ces deux idéaux architecturaux dans une esthétique précieuse et mystérieuse, entre bas-relief commémoratif et carte au trésor.


Extrait du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p3

 
 
Louidgi Beltrame est né en 1971 à Marseille. Il vit et travaille à Paris
 
 

Photographie  : Louidgi Beltrame, gravure sur plaque de cuivre, 60 x 60 cm,  Brasilia / Chandigarth, Plan,  , courtesy  Galerie de l'artiste et galerie Jousse Entreprise, Paris, 2008

œuvre exposée dans le cadre  de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

crédit photographique : galerie Jousse Entreprise, Paris


 

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 06:07
  Une esthétique de l'agrément
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  Sous un aspect très décoratif, l'installation Horological Promenade, qui intègre des horloges anciennes installées selon un plan aussi précis que mystérieux qui fait lui-même partie de l'œuvre, évoque l'actualisation de ces formes surannées dans l'espace et le temps.


Extrait du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p12

 
 
 

Photographie gauche : Pablo Bronstein,  Horological Promenade, installation (détail), courtesy  Galerie Herald Street, Londres, 2008

œuvre exposée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

photo personnelle


 

Photographie gauche : Pablo Bronstein,  Horological Promenade, installation (détail), courtesy  Galerie Herald Street, Londres, 2008

 

œuvre exposée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

photo personnelle

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 07:58
  Robert Dandelion
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  Du vin de pissenlit a été réalisé pour une exposition de Corey Mc Corkle au château de Lismore (Irlande), érigé dans un style néo-gothique à la Pugin, reconstruit par Joseph Paxton. Dandelion 2009 (pissenlit) rassemble trente bouteilles de Bordeaux reconstituées à partir de fragments d'autres contenants, à la manière d'un «cadavre exquis». Ces bouteilles avaient été conçues pour contenir le vin fait à partir des pissenlits récoltés dans les jardins du Château.


Extrait du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p14

 
 
 

Photographie gauche : Corey McCorkle,  Dandelion Wine, bouteilles de verre, courtesy de l'artiste et galerie Maccarone, New York, 2009

œuvre exposée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

photo personnelle


Photographie droite : Hubert Robert,  Paysage italien, huile sur toile, collection Musée des Beaux-arts de Valenciennes, vers 1750

œuvre exposée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

photo personnelle

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 07:49
Colonne
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Hubert DUPRAT, Sans titre, 2008

Cristaux de calcite (spath d'Islande), colle, bois

Collection FRAC Limousin

Centre international d'art et du paysage, Vassivière


photographie personnelle

œuvre présentée dans le cadre de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau

 
 
Ce grand cylindre qui pourrait évoquer la section d'une colonne, cette œuvre , a priori abstraite et minimale, abrite une structure cristalline complexe. Comme dans un jeu de construction sophistiqué, cet assemblage de petites «briques» minérales, transparentes et disjointes, réalisé en calcite translucide appelé «spath d'Islande», ce cristal possède des propriétés de biréfringence, soit la particularité de dédoubler les rayons de lumière, et donc les images que l'on voit à l'envers, suscitant ainsi une sorte de grésillement visuel.
 
Extrait du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p7
 
 
 
Hubert Duprat
 
 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 09:55
  Fenêtres
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Principe du zootrope
 
 

Photographie gauche : Maëlle Dault, tournage de Zootrope, Corey McCorkle,  Désert de Retz, 2010

photo extraite du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p14


Photographie droite : Stéphane Dabrowski,  Zootrope, collection Cinémathèque française, vers 1880

photo extraite du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p13

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 
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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 14:34
Seize soleils
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Photographie : Maëlle Dault, tournage de Zootrope, Corey McCorkle,  Désert de Retz, 2010

photo extraite du journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p14

 
 

 

« Prisonniers du soleil », 2e volet du cycle «Érudition concrète », qui s'est tenue du 11 mars au 9 mai 2010.

Le Plateau, Fonds Régional d’Art Contemporain d’Ile-de-France, Place Hannah Arendt, métro Buttes-Chaumont, Paris 19ème

 
www.fracidf-leplateau.com

 
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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 06:20
  Structures désertées  

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Excursions

 
 
 





.illustration : Corey McCorkle

  Zootrope

 2010

  installation / film, (photo personnelle)


 

.Samuel BARBER
  Excursions, Op. 20

  un poco allegro 

   Daniel Pollack, piano




 
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 19:06
Le Désert de RETZ
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Le comte François Racine de Monville est resté quelqu'un d'assez mystérieux : aristocrate, exposé, il passa néanmoins le tumulte de la Révolution ainsi que la période de la Terreur et mourut calmement dans son lit, atteint de la gangrène. Libertin, il fut accusé de sybaritisme. L'Église l'incommodait et deux anagrammes parfaites de son nom l'accompagnèrent une partie de sa vie : Ricane le vil démon et Recela le nom divin.

Et le fait peut-être le plus troublant reste que dans ce contexte où tout fait image, où tout est signe, on ne connaît à ce jour aucun portrait qui le représente. Il reste un sans visage. Était-ce une volonté, une décision personnelle ? Un hasard ? À la manière des dandys, sa vie est une œuvre mais la différence avec beaucoup d'entre eux est que le point central est un point aveugle pour l'Histoire. Racine de Monville est quelqu'un qui a organisé la  perte de son image alors que son activité a été immense.

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Plan du Désert de Retz, établi en 1811
   
     
      Et lorsque l'on fait basculer ce plan d'1/4 de tour vers la droite, le profil d'un homme apparaît. On ne connaît à ce jour aucun portrait qui  représente François Racine de Monville.

 

 
Rappel : un certain nombre d'éléments rapportés dans cet article sont le fruit de la lecture de l'excellent ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009
 
photographies  extraites de l'ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009, excepté la 2 (photographie personnelle).  Photo 1 : Denise Bellon
 
 

site consacré aux parcs à fabriques et plus particulièrement au Désert de Retz

The Racine de Monville Home Page

 
           
 
 
 
 
           
           
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 07:43
Le Désert de RETZ
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Le comte de Monville était un dandy, il était également érudit, libertin et peut-être franc-maçon. Mais ça, rien ne l'atteste. Il est troublant de constater que la majorité de ses amis et de ses invités l'étaient. Et puis on a cru voir dans l'ordonnancement de ce jardin une volonté de donner un sens allant chercher du côté de la franc-maçonnerie. Il existait un endroit qui permettait d'entrer dans le domaine et qui s'appelait La Porte en Rocher.  Cette porte faite de fausse roche -disparue aujourd'hui dans son état originel- était destinée à marquer l'imaginaire du visiteur qui pénétrait dans le parc. Il s'agissait d'un lieu initiatique qui servait de passage entre la forêt (lieu sauvage, inorganisé, anarchique) et le Désert qui mimait la nature mais était le fruit d'une pensée, d'une réflexion, d'une philosophie, d'un axe de vie. Les fabriques auraient été autant de stations sur le chemin de la connaissance expliquent Julien Cendres et Chloé Radiguet,  les deux auteurs de l'ouvrage cité en bas de page. Et cette Porte aurait été la première de ces stations.

  1          
           
Et puis il y a cette fabrique qui serait celle de l'aboutissement : La Glacière en forme de pyramide (1) qui avait une fonction très technique et utilitaire puisqu'elle était une véritable glacière. En revanche son apparence pure et géométique à l'excès lui fait endosser  le rôle de métaphore de la perfection maçonnique. Toutes ces constructions fondées sur un cheminement, sur une progression, pourraient faire référence à différentes civilisations  ou à différentes pensées philosophiques et religieuses.
           
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Le jardin classique à la française, avec ses alignements, sa rigueur, sa maîtrise de l'espace, a vécu. C'est le jardin à l'anglaise qui va prendre le relais. Il sera une espèce de refuge pour l'aristocratie qui constituera dans ce lieu clos de nouvelles règles, y inventera de nouveaux jeux, remédiera à son désœuvrement. Annie Le Brun dans un ouvrage intitulé Les châteaux de la subversion - J.J. Pauvert, 1982-  décrit les aristocrates de l'époque comme des «spectateurs fascinés d'une civilisation à l'agonie, encore incapable d'intervenir sur le monde».* Elle voit dans ce lieu qu'est le jardin, un «refuge où l'on se rend pour différer le moment d'affronter les orages qui se préparent. Ce sont d'ultimes décors qu'on ne peut s'empêcher d'interposer entre le monde et soi. Imperceptiblement on l'aménage pour tromper l'attente ; on en fait un lieu où tout devient signe.»*  

 
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Pris dans la tourmente révolutionnaire, François de Monville va vendre son domaine et le Désert de Retz va décliner lentement durant les deux siècles qui vont suivre. En 1856 Frédéric Passy - premier prix Nobel de la Paix-  va  en devenir le propriétaire et y faire vivre sa famille. Abel Gance y filmera  en compagnie de Max Linder. Dali, Aragon, Arp, Breton et les membres du Groupe surréaliste y passeront. Denise Bellon les photographiera (4, 5).

Et enfin, en 2007, la commune de Chambourcy acquiert pour un euro symbolique la partie «historique» du Désert de Retz qui progressivement va s'ouvrir aux visites **.

           
           
           
           
           
           
           
  (suite prochainement, j'espère)
 
 
* cité par Veer Dobbeleir dans le journal de l'exposition Prisonniers du soleil, mars/mai 2010, Le Plateau, p8
** voir  les conditions dans le commentaire de Mr Saury, président de l'association "Le Désert de Retz, jardin des Lumières"
 
 
Rappel : un certain nombre d'éléments rapportés dans cet article sont le fruit de la lecture de l'excellent ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009
 
photographies personnelles sauf 4 et 5 qui sont extraites de l'ouvrage de Chloé Radiguet et Julien Cendres : Le Désert de Retz, paysage choisi, Éditions de l'éclat, Paris, 2009
 
 

site consacré aux parcs à fabriques et plus particulièrement au Désert de Retz

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