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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:36
Seconde main, MAMVP
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L'exposition Seconde main   aborde donc le problème de ces œuvres qui ont la particularité de se présenter comme des sosies, des doubles, des répliques d'œuvres qui existent ou ont existé. Les raisons de copier une œuvre -ou plus précisément d'en faire une réplique-  sont d'une grande variété  et l'exposition montre différentes démarches d'artistes qui intègrent cette pratique. Ces démarches sont multiples.  Les avant-gardes qui ont fonctionné sur des ruptures ou parfois des provocations font à leur tour l'objet de remises en cause dans des reprises ou des doubles contemporains.
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Ainsi le  collectif canadien General Idea  va introduire le vert dans les toiles de Mondrian, une forme virale de la couleur parasitant les conceptions puristes du peintre. Le titre de l'œuvre -dans le contexte de la propagation galopante du sida- est d'ailleurs explicite : Infe©ted Mondrian N°6 (1, 2). Les mots et la langue peuvent  jouer  un rôle dans le traitement et la valeur de la copie : les Date Paintings d'On Kawara vont subir les conséquences du "after" (qui, en anglais, signifie à la fois "après" mais "d'après quelqu'un" pour une peinture, par exemple). Olivier Babin va rendre compte de ces deux traductions possibles en reprenant la première Date Painting d'On Kawara (du 4 janvier 1966) mais en la datant de la veille ( 4). L'ambiguïté des conditions de la réalisation d'une œuvre peut être aussi à l'origine d'un "double" : La photographie N° 7 est connue, c'est le fameux "saut dans le vide" d'Yves Klein. Une intervention de Fayçal Baghriche a fait disparaître le corps de Klein sautant dans le vide. Ceci nous invite à réfléchir sur le travail d'Yves Klein -la manipulation initiale- et la valeur d'un tel document. Certains artistes comme Glenn Brown (3) vont produire des œuvres que l'on peut qualifier d'hommage à un autre artiste (en l'occurence Eugène Leroy), d'autres vont au contraire couler leur univers dans celui d'un aîné : Maurizio Cattelan reprendra le costume de feutre de Joseph Beuys mais le restituera à la taille d'un tout petit homme (celui des minis-Moi)

           
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La perception des conditions de présentation d'une œuvre a été évoquée précédemment avec le travail de Zheng  Guogu (10, 11 de l'article précédent ) ; un autre artiste chinois, Yang Zhenzhong s'est attardé sur les conditions de réception d'une œuvre d'art par le biais de l'internet. Les images présentées sur les sites sont généralement de petite taille et leur format est compressé afin d'éviter d'alourdir les pages. Il en résulte une dégradation. Yang Zhenzhong récupère sur internet des reproductions d'œuvres d'art occidentales et fait imprimer  ces images au format réel des œuvres originales, ce qui accentue à nouveau les dégradations (9). Cette façon originale d'aborder la question de la réplique pose directement le problème des conditions d'accès des Chinois au partage des connaissances par l'internet. La question sociologique peut être abordée autrement -avec humour- par des artistes comme Elmgreen & Dragset avec The real Money Behind (12) : les "Dots Paintings" (les peintures à pois) sont devenus des symboles du marché de l'art contemporain. Associés à des noms prestigieux, ils génèrent des profits considérables. Une peinture à pois, déchirée en son centre, laisse apparaître un coffre fort. Ici le double est un double générique puisqu'il fait référence à plusieurs travaux d'artistes (Damien Hirst, John Armleder, Morellet, Richter, etc.).

L'intégrité plastique d'une œuvre peut également faire les frais d'une réplique. Qu'il s'agisse des matériaux utilisés : Raphaël Zarka reprenant à l'identique  - mais faite en bois - une œuvre de Tony Smith destinée à l'extérieur (8);  ou du nombre d'éléments dans le travail de Simon Nicaise qui, lui, reprend une œuvre de Donald Judd mais  lui rajoute un module (13). Quand on connaît la rigueur et l'exigence des textes de Judd, ces "répliques" sont quasiment des blasphèmes...

Sur un mode redondant, les répliques "gigognes" peuvent être une façon de prolonger le propos : un portrait photographique de Walker Evans avait déjà fait l'objet d'une réactivation  célèbre ("After Walker Evans") dans les mains d'une artiste connue pour ses pratiques appropriationnistes, Sherrie Levine (qui refit à l'identique différentes œuvres en photo, sculpture ou peinture). Un artiste contemporain, Eric Doeringer, s'est saisi à son tour de cet objet déjà "recyclé" et a produit ce Sherrie Levine (Walker Evans), 2007 (11) dans le cadre d'une série qu'il a produite , Bootlegs, et qui consiste à proposer des petits formats de best-sellers de l'art. Une œuvre pourrait condenser ces différentes démarches, celle de Jonathan Monk, "Dear Painter, Paint for me Again and Again" (5). Une chaîne a été à l'origine de cette peinture : Monk a délégué à des artisans chinois la réalisation de plusieurs peintures à partir de la vignette d'une toile de Martin Kippenberger  envoyée par internet  (elle-même commandée en 1983 à un peintre d'enseignes à partir d'une photo banale d'une rue de Düsseldorf), lit-on sur le cartel. 

           
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Le phénomène peut prendre l'apparence d'une installation. Ici un module complet du MAMVP a été investi par  Gabriele Di Matteo et c'est la Chine, à nouveau, qui est à l'honneur. Ce que l'artiste italien pointe c'est la concurrence du marché chinois dans le domaine de la copie, domaine où les gens de la région de Naples excellaient autrefois. Di Matteo met en scène des copies en noir et blanc, à l'échelle 1, de peintures contemporaines chinoises bien cotées sur le marché de l'art. Il faut avoir en mémoire pour bien apprécier cette installation spectaculaire (China Made in Italy, 14, 15, 16) qu'il existe une tradition de peintres-copistes qui occupent des villages entiers en Chine -comme Dafen, par exemple, un petit village au sud de Canton-  et qui s'attellent à la reproduction d'œuvres d'art occidental depuis des décennies. Ici, l'acte est inversé.

           
           
           
           

Il est évidemment impossible de restituer dans le détail la totalité des démarches artistiques  qui ont pour résultats de présenter des objets ayant déjà une histoire, et même dans un certain nombre de cas une histoire extrêmement célèbre  ou importante pour l'histoire de l'art. Ce qui est intéressant  c'est la diversité de ces démarches qui sont à l'origine d'œuvres qui pourraient jouir a priori de très peu de considération du fait de leur apparence de plagiats. Copier est très mal vu dans le milieu artistique ; la notion d'auteur est jalousement protégée, parfois jusqu'au ridicule. Les © (copyright) et autres ADAGP sont des sortes de Ligne Maginot et montrent bien souvent toutes leurs limites au regard de différentes pratiques contemporaines qui intègrent précisément dans leur démarche le fait de copier, doubler, répéter, singer, multiplier des objets en tous genres, y compris les œuvres d'art. Inversement, l'excès de signature  (signer le vide, le plein, la mer, le ciel ou d'autres choses appartenant à tout le monde , comme l'ont fait Yves Klein, Ben ou Piero Manzoni) est parvenu aux mêmes résultats : une mise en cause de la notion d'auteur lié à une fabrication. Rappelons que la notion d'auteur est finalement assez récente dans l'histoire des arts.

Cette exposition, Seconde main, est extrêmement agréable à visiter. Les promiscuités d'œuvres sont souvent drôles, comme le titre d'ailleurs. En effet, ce titre, Seconde main, donne l'impression d'une exposition qui ne se prend pas au sérieux : quand on achète une voiture d'occasion,  on choisit une première main. Ici, en revanche, la Seconde main a beaucoup de charme.

           
           
           
           
           
           

Artistes présentés


Mathieu Klebeye Abonnenc, Saâdane Afif, Art & Language, Olivier Babin, Fayçal Baghriche, Richard Baquié, Mike Bidlo, Karina Bisch, Pierre Bismuth, Glenn Brown, Maurizio Cattelan, Nicolas Chardon, Braco Dimitrijevic, Eric Doeringer, Michael Elmgreen & Ingar Dragset, Elmyr De Hory, Jean-Olivier Hucleux, General Idea, Pascal Goblot, Bertrand Lavier, Lefevre Jean Claude, Pierre Leguillon, Guillaume Leingre, Thomas Lélu & Jean-Max Colard, Alexandre Lenoir, Real Lessard, Sherrie Levine, Kasimir Malevitch, Sophie Matisse, Gabriele Di Matteo, Philippe Mayaux, Mathieu Mercier, Jonathan Monk, Olivier Mosset, Simon Nicaise, Hugo Pernet, Richard Pettibone, André Raffray, Clément Rodzielski, Tom Sachs, Yann Sérandour, Reena Spaulings, Claire Fontaine & Bernadette Corporation, Sturtevant, Ernest T., Philip Taaffe, Mario Garcia Torres, Gavin Turk, Yang Zhenzhong, Raphaël Zarka, Zheng Guogu.

           
           
           
 photos personnelles
 
           
           
           
           

Seconde main

du 25 mars au 24 octobre 2010
           
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
 
 
www.paris.fr
 
 
 
 
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 12:08
Seconde main, MAMVP
sm1 300 Seconde main est le titre d'une  très singulière exposition que l'on peut voir en ce moment même au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Moins médiatisée que Dynasty (qui se tient actuellement au même endroit ainsi qu'au Palais de Tokyo, juste en face), elle n'en est pas moins intéressante. Le parti-pris de cet accrochage est de montrer , au sein des collections permanentes, des œuvres qui ont la particularité de se présenter comme des sosies, des doubles, des répliques ou toutes autres formes de bégaiements plastiques qui s'avèrent être des conséquences d'initiatives ou d'intentions variées. Face à ce que l'on identifie comme un objet qui prend l'apparence d'un autre qui existe déjà, nous sommes sommés de réagir, de nous poser des questions, de comprendre l'intérêt de l'existence de ce que nous avons devant les yeux, d'y déceler des différences, d'envisager la démarche qui a animé son re-créateur et in fine, de nous interroger sur la question de la définition de  l'œuvre d'art. La sélection des œuvres présentées va des années soixante à nos jours.
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Disons d'emblée que cette exposition évite deux écueils : d'une part le parcours pour initiés et de l'autre, l'expo terrain de jeux, chasse-au-trésor, de type "entertainment" qui a tant d'adeptes ces temps-ci. Un disque rose "seconde main" (7), très visible, est systématiquement placé à côté du cartel de chaque œuvre de l'exposition temporaire, ce qui permet instantanément d'identifier les pièces rapportées qui colonisent les collections permanentes. 
           
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Il y a quelques jours j'avais évoqué un artiste, Mike Bidlo, dont le travail est bien représenté ici puisque c'est quelqu'un qui fait partie de ce courant étiqueté comme appropriationniste. L'activité de Mike Bidlo consiste à répéter des œuvres. Qu'y a-t-il d'intéressant à développer une telle pratique ? Tout d'abord, rappelons que le fait de reproduire une œuvre -quelle qu'elle soit- relève de l'exercice auquel tous les artistes, globalement, se sont livrés. Cela fait partie des coutumes et des apprentissages : on se mesure à ses pairs, à ses aînés et par la pratique de la copie, on apprend. Il s'agit évidemment, à terme, de dépasser ce qui n'est qu'une étape. Certains, comme Mike Bidlo, vont transformer cette pratique de la copie en démarche artistique. On s'aperçoit que Bidlo s'attaque à des œuvres  d'artistes qui ont déjà intégré une réflexion sur l'interprétation de peintres majeurs (comme Picasso, 1, 2),  sur la pratique de la copie ou de la série (comme Warhol, 3/5) ou encore sur la production d'objets  post-duchampiens qui ont ébranlé les conceptions de ce qui pouvait encore être une œuvre d'art (Manzoni, 6). Dans les années soixante Andy Warhol fait la copie -à l'échelle 1- de boîtes de savon Brillo qu'il fabrique à l'aide de plaques de contreplaqué assemblées  sur lesquelles, au préalable, il aura imité à l'aide de la sérigraphie, la véritable apparence de ces boîtes si courantes dans les supermarchés. Ceci, à l'époque, a scandalisé. Quand Mike Bidlo, une trentaine d'années  plus tard, procède à son tour à des "copies" (3/5) , on voit dans quelle lignée il se place.  "Suivez mon regard" a-t-il l'air de dire à ses détracteurs... Le titre de cette œuvre est : NOT Warhol ( Brillo boxes). Ceci, en outre, ne manque pas d'humour.
           
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Anne Dressen qui est commissaire de Seconde main fut également à l'initiative de l'excellente exposition  Sturtevant en février 2010 au MAMVP. Et c'est avec bonheur qu'on va retrouver des pièces de l'artiste au fil de notre visite. Ainsi ce Johns Flag for dea, 1991 (8,9) précéde de quinze ans le travail des appropriationnistes. Sturtevant en reprenant très tôt ce qu'elle identifie comme une icône de l'histoire de l'art (un Flag de Jasper Johns) produit une œuvre d'une grande qualité plastique (voir détail, 9), ce qui pour elle est important. Elle insiste d'ailleurs sur la qualité "d'original" de ses répliques. Inversement, la reproduction  d'une œuvre peut également intégrer les conditions de sa présentation jusqu'à son parasitage : un Lichtenstein montré sous verre laissera apparaître son environnement dans ses reflets. Ainsi, en 2007, l'artiste chinois Zheng  Guogu va représenter la célèbre toile de Roy Lichtenstein "Crak! Now, Mes Petits... Pour La France!" dans le contexte de la foire de Bâle (Basel N°20, 10, 11). On verra le reflet du photographe ou le texte des cartels alentour fidèlement reproduits à la peinture sur la toile (détail : 9). Ce qui est intéressant est le cadrage adopté par le peintre puisque les bordures de la toile véritable et celles de sa reproduction se superposent exactement ce qui ne permet pas  immédiatement de la contextualiser mais favorise au contraire une réflexion sur la notion de réplique. Ajoutons que Zheng  Guogu  fait réaliser ses œuvres par des assistants (cette pratique étant très largement répandue en Chine) ce qui rend les choses encore plus complexes. Cette même toile ("Crak! Now, Mes Petits... Pour La France!") , comme une série d'autres, sera reproduite par Sophie Matisse en effaçant toute présence humaine ("Crak!", 2002, 12) ; à noter que Lichtenstein est quelqu'un qui, à son époque, s'était déjà approprié les trames et certaines formes de la bande dessinée. La réplique peut aussi s'apparenter à la reconstitution d'un espace qui n'existe plus et qui n'aura laissé de traces que grâce à une photographie . Une installation de Kasimir Malevich (13) - pseudonyme de l'artiste ayant repris le nom du célèbre suprématiste - répète  "The Last Futurist Exhibition, 0.10" , exposition réalisée dans un appartement de Belgrade en 1985. Celle-ci imitait, soixante-dix ans après, une exposition portant le même titre, qui s'était tenue à Saint-Pétersbourg et avait révolutionné l'art moderne. Nous avons un autre exemple de la réactivation d'une œuvre perdue avec le travail d'Ernest T. qui a fabriqué un panneau signé Francis Picabia (18). La seule trace de l'existence de cet objet est une photographie où il apparait dans le mains d'André Breton . Le texte écrit par Picabia entre en parfaite résonnance et donne une sorte de légitimité à la réplique d'Ernest T.
           
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Les enjeux d'une réplique peuvent être fondés sur ce qu'il y a de plus essentiel dans une œuvre. En l'occurence, l'installation réalisée dans le plus grand secret  sur laquelle Marcel Duchamp  passa vingt ans, Étant donnés: 1. La chute d'eau, 2. Le gaz d'éclairage,  (1946-1966),  et que l'on ne peut voir au Musée d'art de Philadelphie qu' à travers deux trous percés dans une porte épaisse, a fait l'objet d'une reconstitution minutieuse et éblouissante par Richard Baquié. Cette pièce rare et fragile (14, 15) est visible dans l'exposition et permet d'accéder au détail d'un secret jalousement gardé par un artiste au delà de sa mort. Paradoxalement, copier une œuvre la révèle et, plus encore, en en exhibant la construction intime, en annule le sens.
           
           
           
           
Suite de la visite, prochainement (j'espère)
           
           
           
           
           
           

Artistes présentés


Mathieu Klebeye Abonnenc, Saâdane Afif, Art & Language, Olivier Babin, Fayçal Baghriche, Richard Baquié, Mike Bidlo, Karina Bisch, Pierre Bismuth, Glenn Brown, Maurizio Cattelan, Nicolas Chardon, Braco Dimitrijevic, Eric Doeringer, Michael Elmgreen & Ingar Dragset, Elmyr De Hory, Jean-Olivier Hucleux, General Idea, Pascal Goblot, Bertrand Lavier, Lefevre Jean Claude, Pierre Leguillon, Guillaume Leingre, Thomas Lélu & Jean-Max Colard, Alexandre Lenoir, Real Lessard, Sherrie Levine, Kasimir Malevitch, Sophie Matisse, Gabriele Di Matteo, Philippe Mayaux, Mathieu Mercier, Jonathan Monk, Olivier Mosset, Simon Nicaise, Hugo Pernet, Richard Pettibone, André Raffray, Clément Rodzielski, Tom Sachs, Yann Sérandour, Reena Spaulings, Claire Fontaine & Bernadette Corporation, Sturtevant, Ernest T., Philip Taaffe, Mario Garcia Torres, Gavin Turk, Yang Zhenzhong, Raphaël Zarka, Zheng Guogu.

           
           
           
 photos personnelles
 
           
           
           
           
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
11, avenue du Président Wilson
75116 Paris
 
 
www.paris.fr
 
 
 
 
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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 11:47
Dodos
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 Harri KALLIO, Benares #4, Mauritius, 2004

  source : N° 43, Art actuel, mars-avril 2006

 
 
  Rassemblement de dodos (disparus au XVIIe siècle).
 
  Harri Kallio
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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 19:20
Les phoques
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  La Marche

 
 

Peut-être convient-il de commencer ce récit par l'évocation d'un spectacle de cirque qui s'est déroulé en 1918. Mes yeux éblouis y découvrirent pour la première fois - dans des exercices certes modestes, mais qui me parurent à cette époque prodigieux - les animaux qui méritent notre respect le plus fervent : les phoques. Quant au bonheur que j'associe involontairement à ces souvenirs, je l'attribue à présent (mais il ne faut pas oublier qu'en ces jours de malheur nous sommes victimes de nos obsessions) à la noble, à la sainte griserie de la victoire ; pourtant, lorsque j'essaie de revivre, sans les trahir, mes  sentiments d'alors, je comprends qu'au cœur de ma félicité, comme symboles de futurs mystères, se trouvaient la gigantesque tente pavoisée et trois enfants - Helena, Marcos et moi - se tenant par la main devant un seuil funeste.

Quand s'acheva le numéro des phoques, Marcos quitta la loge. Un chimpanzé apparut à vélo dans la rouge circonférence de la piste. Le singe pédalait sans regarder son étroit chemin ; il avait les yeux fixés sur Helena. Soudain les événements se précipitèrent. Helena pleura ; Marcos revint et dit qu'il avait obtenu la permission de rendre visite aux phoques et aux autres animaux ; Helena implora et menaça : si j'y allais, elle ne me reverrait plus ; je suivis Marcos.

 

Adolfo BIOY CASARES

La trame céleste,1948/1956

Nouvelle : Des rois futurs, p35

traduction (1998) Eduardo Jiménez, 

Éditions Robert Laffont

 
 
 

. illustration : Albert BIERSTADT

   Seal Rock

   New Britain Museum of American Art, Connecticut.

   source

 

. TRIO JOUBRAN

   La Marche

   extrait de : Le Dernier Vol

 
 
 
 
 
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:02
Michael Parekowhai
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My Sister, my self , Michael Parekowhai,  2006


Christchurch Art Gallery Te Puna o Waiwhetu

 
 
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Michael Parekowhai
 
au musée du quai Branly en 2006
 
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:11
The man who f..... up Art
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Feinin' Objet Trouvé after Marcel Duchamp' bicycle wheel, urinal, chess and mile of string installation. There will be no replica of this work. The Feinin Collection. © 2009
 
 
Feinin
 
 
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 13:01
Charlotte Mann
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  Mes fenêtres donnent sur la cour

 
 
 
 
 

. illustration : Charlotte Mann

  High Holborn Appartment Wall(2.5 x 8.5)
  marker noir sur mur et persiennes.

 

  Charlotte Mann
 
 

 . Coralie CLÉMENT

   Mes fenêtres donnent sur la cour

 
 
 
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 23:07
Étant donné le gaz...
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 Sans titre (Bicycle piece),vélo de course italien des années 80, gaz de cuisine, valves. 180 x 92 x 33 cm, 2008
 
 
 
Ariel Schlesinger
 
 
 
 
 
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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 17:38
Readymadimages
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Départs en vacances : faire attention aux readymades
   
   
   

  1 : Marcel DUCHAMP, Roue de bicyclette, 1951 (troisième version - 1913), MOMA, New York

  2 : Bertrand LAVIER, Brandt sur Haffner, 1984, Centre Georges Pompidou, Paris

  3 : Daniel FIRMAN, Chute Libre, 2007, galerie Emmanuel Perrotin

  4 : Poubelle sur Radar, photographie trouvée sur internet

   
   
   
   
   
   
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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 07:02
Mike Bidlo
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  Portrait de l'artiste, P.S.1., Photo : P. Pocock, 1983.
 
 

Mike Bidlo est un artiste  qui appartient à ce courant que l'on nomme appropriationniste. Une exposition  intitulée Seconde main est présentée actuellement au Musée d'Art  moderne de la Ville de Paris dans laquelle MIke Bidlo est montré.

À travers une sélection d' « œuvres sosies »  réalisées entre les années 1960 et aujourd'hui, Seconde main infiltre les collections permanentes du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris / ARC. L’exposition revisite l’accrochage en explorant le principe de copie, de reprise, d’appropriation ou d’imitation pour en montrer la diversité et l’originalité. Elle propose un regard nouveau sur le principe d’une « seconde » signature et du « fait main » (suite de la note d'intention de l'exposition).

 
 
 
 

source et entretien avec Mike Bidlo

galerie Bischofberger

 
Mike Bidlo
 
les appropriationistes
 
 
 

Seconde main,

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

11, avenue du Président Wilson 75116 Paris

25 mars-24 octobre 2010

 
 
 
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attraper les mouches

Fumier