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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:15

 

 

 

 

 

 

29  JANVIER  2011   Bela BORSODI 

 

28  JANVIER  2011   I'm a victim, Pipilotti RIST

 

27  JANVIER  2011   Lauren DiCioccio


22  JANVIER  2011   Ellis NADLER


19  JANVIER  2011   ROTHKO

 

11  JANVIER  2011   Portrait

 

1  JANVIER  2011   2011 : À nous deux !

 

 

 

 

 

 


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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:43
  Bela BORSODI
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  FACE, uk 2003, en collaboration avec P.Graves
 
   
   
   
Bela Borsodi  
   
   
   
   
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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 23:50
 I'm a victim, Pipilotti RIST
 
 
 source : rebeccabecki
 
 
 
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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 09:40
Lauren DiCioccio
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 Lauren DiCioccio
 Pair, 2010
 
 Lauren DiCioccio
 
 
 
 
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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 19:57
Ellis NADLER
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Ellis Nadler Flickr

 
me-teapot_300.jpg   about
 
 
 
 
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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 15:15
Rothko
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 clic, agrandissement puis fixer le centre de l'image
 
 
 
 
 
 
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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 18:40
portrait
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 source
 
 
 
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:38

BA2011-3
 
 
 (sur une idée de Bruce Nauman)
 
 
 
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 19:40

 

 

 

 

 

 

 

30  DÉCEMBRE  2010   Ernest PIGNON-ERNEST à Saint-Denis


29  DÉCEMBRE  2010   Et ce serait miracle ou damnation si tu avais un corps

 

28  DÉCEMBRE  2010   Language is not transparent : Mel BOCHNER


27  DÉCEMBRE  2010   Critique et art contemporain

 

24  DÉCEMBRE  2010   Man Ray, Le Voyeur


21  DÉCEMBRE  2010   Sweetheart


11  DÉCEMBRE  2010  Quiet Ensemble : Écouter les images ?


8  DÉCEMBRE  2010   Regarder la peinture ?

 

6  DÉCEMBRE  2010   Regarder la peinture

 

5  DÉCEMBRE  2010   Jean-Jacques HENNER


4  DÉCEMBRE  2010   Nicolai POUSSINI

 

3  DÉCEMBRE  2010   Nymphéas

 

 

 

 


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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 23:19
Ernest Pignon-Ernest à Saint-Denis
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Une occasion exceptionnelle nous est donnée actuellement de nous confronter à une œuvre. De nous y confronter physiquement. Il s'agit de l'installation que l'artiste niçois Ernest Pignon-Ernest a réalisée dans la chapelle des carmélites de Saint-Denis. L'exposition est intitulée «Extases» et met en scène sept figures féminines : des mystiques chrétiennes que l'artiste a tenté de représenter de manière paradoxale à la fois par le dessin, par le volume  mais également par leur inscription dans un lieu architectural adéquat et intimement adapté à l'état d'esprit et à la nature de ces figures qui s'extraient de l'ordinaire.



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Cette exposition se visite en deux étapes : au rez-de-chaussée du musée (2) deux salles sont consacrées  aux dessins préparatoires ainsi qu'aux photographies de la présentation de cette même œuvre à la chapelle Saint-Charles à Avignon en 2008. Dans le fond d'une des deux salles sont accrochés au mur les rouleaux déliés et installés des dessins originaux (3, 4, 5), mettant en scène ce qui pourrait être un mur d'atelier fait d'approximations calculées, de recouvrements partiels et de lumières subtiles.
           
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Puis il faut traverser la cour, gravir les quelques marches de la chapelle des carmélites pour découvrir une pièce exceptionnelle, baroque, fascinante, au centre de l'édifice. Il s'agit d'une installation constituée de sept pièces verticales et convulsives, posées sur un plan d'eau.(6, 7, 8) Chaque figure , éclairée isolément,  émerge des ténèbres créées pour la circonstance dans la chapelle et se reflète dans le plan d'eau noire, au ras du sol. Ces sept femmes que l'artiste a choisi de représenter sont des mystiques chrétiennes qu'Ernest Pignon-Ernest a dessinées en les imaginant à partir de la lecture de leurs textes : Madame Goyon, Hildegarde von Bingen, Catherine de Sienne, Angèle de Foligno, Marie de l'Incarnation, Thérèse d'Avila et Marie-Madeleine. Le dispositif puissant est soutenu par un jeu de lumière qui plonge soudain l'espace dans un noir complet, fait émerger une par une chacune de ces femmes dans la lumière et finit par éclairer subtilement l'ensemble en clair-obscur durant quatre minutes, puis recommence. Le phénomène de l'extase peut être ainsi approché et tenté d'être figuré. Et il s'agit d'une gageure comme l'explique l'artiste : «Essayer de représenter l'infigurable : comment faire image des chairs qui aspirent à se désincarner ? »
 
         
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Comme dans les sérigraphies d'EPE, le dessin, virtuose, magistral, atemporel, est en noir et blanc. Les supports ont une taille imposante. Les corps donnent l'impression d'être à l'échelle 1 et sont vraisemblablement un peu plus grands. Les feuilles font 2,50 m de haut (l'une d'elles s'élève à quatre mètres). Elles se tordent, se meuvent, se recroquevillent, semblent s'entrelacer et souffrir. A l'image des corps vrillés, en déséquilibre. Le mode baroque commence là, dans ces convulsions, ces émotions drapées de ténèbres et de lumières crues et violentes.  On dirait du papier et une espèce de magie opère car la feuille de papier ne pourrait pas se tenir seule, à la fois droite et dans un processus de chute. Il s'agit en vérité d'un matériau tout à fait contemporain, très fin (1,3mm d'épaisseur), fait de résine et d'aluminium et les dessins de ces corps sont des impressions faites à partir de scans des véritables originaux produits de façon tout à fait traditionnelle. À la manière de  la Sainte Thérèse d'Avila du Bernin (Église Santa Maria Della Vittoria à Rome), l'ensemble donne l'impression de s'élever, de flotter dans l'espace, d'amorcer une sorte de lévitation. La cause de cette sensation de légèreté et d'élévation vient sans doute du renversement créé par le plan d'eau dans lequel se reflètent ces feuilles-corps.
     
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Ernest Pignon-Ernest est athée. À la différence des artistes baroques il ne s'agit pas pour lui de favoriser le moindre prosélytisme. Ce qui l'a toujours intéressé c'est la représentation des corps. Et de ces corps inscrits dans des lieux («J'utilise beaucoup le potentiel poétique que portent les lieux», dit-il ). Les travaux qu'il a faits dans les rues de Naples en sont un exemple fameux. Ici, dans la chapelle des carmélites de Saint-Denis,  il s'agissait de mettre en œuvre un paradoxe. La figure de la mystique  chrétienne condense à elle seule un bon nombre de paradoxes extrêmement féconds pour un artiste. Le premier d'entre eux est bien sûr lié au corps à la fois désirant et au désir de se désincarner. On les appelle souvent «les épouses du Christ». Leur langage est troublant, fait de propos d'une grande sensualité mais aussi de mortification, de rejet de la chair. L'angoisse et le plaisir partagent à parts égales les sentiments exprimés. C'est évidemment la dimension spirituelle du corps qui fait la matrice de ce qui est montré dans cette exposition.
     
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Ernest Pignon-Ernest s'est plongé depuis longtemps dans la lecture des textes de ces mystiques. Il évoque le recours aux métaphores liées à l'eau, au ruissellement, à l'abîme  rencontrées systématiquement dans leurs écrits afin de montrer la cohérence du choix qu'il a fait du plan d'eau de son dispositif. Mais les mots, dans un état extrême, ne peuvent plus rien. C'est le corps qui prend le relais et qui défie la science (comme chez les hystériques de la Salpêtrière décrites par le professeur Charcot). Et les mystiques vont dire avec leur corps ce que les mots ne pourront plus dire.



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Le travail plastique d'Ernest Pignon-Ernest est fondé sur l'observation et le modèle mais là aussi sa part d'invention est remarquable puisque c'est le même modèle qui a servi à la représentation de toutes ces femmes d'époques et de d'extractions différentes. C'est Bernice Coppieters, danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo, qui a posé pour lui mais sa collaboration, loin d'être passive, a fondé partiellement la démarche de ce travail puisqu'il lui faisait lire les textes d'époque, lui soumettait les dessins en train de se faire et tenait compte des remarques et des perceptions du modèle avant d'entamer les suivants. D'où l'impression de cohérence et d'unité qui émane de cette œuvre.
 
           

Ernest Pignon-Ernest s'expose à Saint-Denis  par  villedesaintdenis
           
On comprendra que ces extases sont de réels bouleversements pour ces femmes qui vivent leur corps dans l'épreuve et perdent pied. La figure de l'abîme revient régulièrement dans leurs propos. Souvent vénérées, elles vivront parfois l'expérience du délaissement ou du rejet (comme Madame Goyon qui fut internée plusieurs années à la Bastille). Les portraits qu'Ernest Pignon-Ernest a fait d'elles sont nés de ce qu'elles ont dit et écrit d'elles-mêmes. L'enjeu pour lui était d'exprimer la spiritualité extrême de ces femmes, leur désir d'amour intense et la matérialité de leur corps qu'elles faisaient souffrir, qu'elles martyrisaient et qu'elles destinaient à la désincarnation. Ernest Pignon-Ernest est celui qui s'est défini comme étant l'artiste de la bonne image au juste lieu. Ce travail exigeait un endroit spirituel. L'ancien Carmel de la ville de Saint-Denis s'imposait.
           
           
           
           
 * prolongation jusqu'au 28 février 2011
 
 
    photographies de l'auteur
 
 
Musée d'art et d'histoire
 
           
           
           

Ernest Pignon-Ernest

Extases

 

du 15 octobre au lundi 28 février 2011

 

Musée d'Art et d'Histoire

22 bis rue Gabriel Péri

93200 Saint-Denis

           
           
           
           
           
           
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