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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 17:56

 

 

 

 

 

29   OCTOBRE  2012     Morton BARTLETT


27   OCTOBRE  2012     Hans BELLMER - Die Puppe


25   OCTOBRE  2012     Niehaus-Ortega

 

 

 

 


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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 12:10
  Morton Bartlett
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Morton Bartlett était américain et est né en 1909. On sait assez peu de choses à son sujet si ce n'est qu'il vivait seul et qu'il fut orphelin à l'âge de huit ans. Lorsqu'il mourut, en 1992, on retrouva chez lui de grandes boîtes faites de bois renfermant des  poupées de la taille d'un enfant ainsi que des petits vêtements, des effets, des dessins et des photographies les mettant en scène.
 
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Bartlett entreprend des études à Harvard en 1929/30 mais il arrête très vite. Il devient alors photographe commercial mais il est contraint d'abandonner pour des raisons de santé liées au travail de labo. Suit une série de petits métiers : gérant de station d'essence, vendeur de meubles, créateur de cadeaux... Toutefois, il parvient à s'installer comme graphiste free-lance et monte une agence.  Mais ce n'est pas en tant que graphiste qu'il laissera un nom. Parallèlement à son travail, et ceci sur une période d'une trentaine d'années, Morton Bartlett va  développer une œuvre personnelle, secrète, étrange, complexe qu'il entame en 1936 et au centre de laquelle figurent une quinzaine de poupées à mi-taille humaine, douze filles et trois garçons. Le projet qu'il visait était insensé : son intention était de rendre ses créatures aussi vivantes que possible. C'est en ce sens qu'il entreprit d'étudier scrupuleusement l'anatomie ainsi que l'histoire du vêtement. 
   
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Ce projet l'a conduit à apprendre la couture, à travailler l'argile et d'autres choses encore. Chaque tête, chaque expression, lui prenait semble-t-il une cinquantaine d'heures.  Une poupée pouvait avoir plusieurs visages. 
   
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Chacune pouvait être démembrée et recevoir différents bras, différentes jambes ainsi qu' une variété de têtes; ce qui permettait de les assembler de différentes manières et selon différentes poses.
 
 
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 Bartlett n'était pas intéressé uniquement par le processus de fabrication de ses poupées mais voulait leur donner une allure, leur insuffler la vie. Les postures, les grimaces, les poses maladroites, naturelles, amusées, aguicheuses, lui servaient à construire  ce double de la vie. Il installait ces petites personnes dans un lit, en train de lire, sur un fauteuil ou bien installées à la table de la cuisine ou bien encore occupées tout simplement à jouer. Les éclairages étaient étudiés, composés, mimant la lumière quotidienne des jours qui passent et se ressemblent. Sans drame.
   
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Sans drame, sans heurt. Un certain nombre de photographies existent, y compris celles de réserves, soigneusement mises en scènes. Et puis des dessins délicats, très doux, très classiques dans leur facture, faits sur un papier qui a jauni.
   
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  Sans drame, sans violence. Et puis aussi la fantaisie d'un jeu de mains, d'un jeu de jambes un peu gauche ou inélégant, d'une grimace, d'un regard ou d'un vêtement mal ajusté.
   

Sans perversité apparente, non plus. L'enfance mise en scène ici n'est pas nécessairement érotisée même si elle semble destinée à combler un manque. Après tout, de grands artistes ont aussi fabriqué des poupées  : Hans Bellmer, Edgar Degas, Jake et Dinos Chapman (même si on n'est pas ici dans la même catégorie). 

 

Dans le milieu des années 1960, Morton Bartlett perdit tout intérêt pour ses poupées et les rangea dans de grandes boîtes en compagnie des dessins, photos, vêtements, perruques et colifichets... A sa mort, on ouvrit les placards.

   
   

  Ce travail, fait secrètement, n'a jamais fait l'objet d'aucune exposition personnelle durant sa vie. Les poupées, plus de deux cents tirages photographiques en noir et blanc, des dessins, des costumes, des perruques ainsi qu'un grand nombre de pièces d'argile de mains, de pieds, d'oreilles furent découverts en 1993, un an après la mort de Morton Bartlett, dans sa maison de Boston dans le Massachusetts.


L'orphelin s'était, selon toute vraisemblance, constitué une famille, une famille qui ne mourrait jamais.

 


   
  Une exposition de ce travail étrange se tenait à Berlin cet été et s'est terminée le 22 septembre 2012.
   
   
   

Morton Bartlett


Hamburger Bahnhof -Museum für gegenwart

 

Invalidenstrasse 50-51

10557 Berlin

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Portrait de Morton Bartlett en 1932

   
   
   
   
   
   
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 15:08
  Hans Bellmer - Die Puppe
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Die Puppe  (1937)  
   
   
   
   
photographies personnelles  
   
   
   
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 17:35
  Niehaus-Ortega
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Holger Niehaus

 


Sans titre / Untitled, 2000, 63 x 88 cm. Courtesy Van Zoetendaal Gallery.

Damien Ortega


Cosmic Thing, 2002, Coccinelle Volkswagen desassemblée  , 265 x 276 x 296 in. (673.1 x 701 x 751.8 cm), The Museum of Contemporary Art, Los Angeles

   
   
   
   
 un clic pour agrandir
 
   
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 15:54

 

 

 

 

 

 

29   SEPTEMBRE  2012     Joana VASCONCELOS, Versailles

 

10   SEPTEMBRE  2012     Gabriel OROZCO, Guggenheim Berlin

 

2    SEPTEMBRE  2012     Berlin, oiseau urbain


1    SEPTEMBRE  2012     "Les oiseaux sont des cons", Chaval

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 


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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:29
Joana Vasconcelos, Versailles
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L'exposition des travaux de Joana Vasconcelos se termine demain. Il aurait fallu avoir le temps d'en parler comme de tant d'autres belles choses vues ces deux derniers mois. Je retiens cette pièce, Golden Walkyries, pour montrer à quel point Joana Vasconcelos sait à la fois exister et intégrer l'espace qui lui est confié (à la différence -peut-être- des artistes qui l'ont précédée). Joana Vasconcelos produit ici une œuvre magistrale qui montre que l'art contemporain peut prendre toute sa place au sein d'une institution des plus classiques. Je me prends maintenant à rêver d'une Joana Vasconcelos à qui l'on proposerait d'occuper la nef du Grand Palais dans le cadre de l'opération Monumenta...
 
 
   
 site
 

Joana Vasconcelos


château de Versailles


19 juin 2012 - 30 septembre 2012

 
   
   
   
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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 07:00
Gabriel Orozco, Guggenheim Berlin
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Vestiges et vertiges du classement, du tableau, de la liste, du répertoire, de la taxinomie, les petits détritus rejetés par la mer sont récupérés puis classés, organisés par taille, par couleur, par fonction avant d'être photographiés un par un et disposés rigoureusement sur le sol de l'immense espace d'exposition du Guggenheim de Berlin.
           
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Rigoureusement, en effet, ils nappent  de façon méticuleuse le plan horizontal de ce sol qui se met à vivre extraordinairement à la fois dans son uniformité et la singularité de chacun de ces petits lambeaux de vie bizarrement ressuscitée par l'artiste.
           
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Il s'agit d'une installation composée à la fois de sculptures travaillées par la mer ou le temps, et de photographies documentaires de milliers d'objets et de fragments industriels ou commerciaux. Isolément, chacun d'entre eux n'a aucune valeur et ne mériterait même pas notre attention. Ensemble, ils deviennent actifs et renvoient l'empreinte de chacun des hommes qui les ont croisés, touchés, utilisés puis abandonnés.
           
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Une douzaine de tableaux photographiques encadrent la composition au sol. On y retouve chacun de ces détritus, photographiés en studio par Gabriel Orozco, et ramenés à la même échelle. Le classement est rigoureux, scientifique, et rappelle la photographie allemande initiée par August Sander puis prolongée par le couple Becher.
           
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 À coté des Sandstars (ces étoiles abandonnées sur la plage, ces petites pièces parfois sans nom, enfouies dans le sable qu'il a précieusement récupérées puis organisées), Gabriel Orozco dispose une vitrine,   Astroturf Constellation. Ce travail est fondé sur le même principe qui consiste à recueillir  les minuscules débris laissés cette fois dans le gazon artificiel d'un terrain de sport par les athlètes et les spectateurs qui l'ont fréquenté. C'est l'organisation et son mode de présentation qui feront œuvre. Ces échantillons de vie seront également photographiés comme pour constituer un immense catalogue répertoriant l'activité humaine sous toutes ses formes et ceci de manière quasiment archéologique. 
           
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Astroturf Constellation
 Astroturf Constellation  Sandstars
           
 Gabriel Orozco montre à Berlin une œuvre qui fascine. La prise en compte du dérisoire, du sans valeur demeure une énigme pour un bon nombre des visiteurs de l'exposition qui s'émerveillent. Néanmoins, le temps que ces visiteurs passent à regarder chacun de ces fragments de vie semble être du temps restitué aux objets -ou ce qu'il en reste- qui ont séjourné dans l'eau salée et que l'on a parfois un peu de peine à identifier. L'organisation extrême, sophistiquée, de toutes ces petites choses, qui pourrait s'apparenter à une forme de névrose (voir le passage du film d'Alan Parker "The Wall" lorsque le protagoniste, de manière maladive, organise sur la moquette de sa chambre tous les débris des objets qu'il a violemment brisés) s'avère particulièrement apaisante, rassurante. L'hyperclassement relève d'un trait de caractère qui est là pour nous interroger. Les artistes de l'art brut y ont souvent eu recours, mais ici, il ne s'agit pas de cela. Certains artistes conceptuels ont construit leur travail sur la base de schémas ou de comportements fondés sur un système organisationnel également rigoureux. Il ne s'agit pas de cela non plus. Gabriel Orozco (dont on a pu voir une intéressante exposition au Centre Georges Pompidou l'an passé) se sera sans doute nourri  de goûts, voire d'influences, très éclectiques. Il s'agit d'un travail très singulier, aérien, poétique, qui ne laisse pas indifférent.
           
           
           
           
           
art-in.TV  Berlin
 
           
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Gabriel OROZCO

 

jusqu'au 21.octobre 2012

Asterisms
           
           
Deutsche Guggenheim
Unter den Linden 13/15
10117 Berlin

deutsche-guggenheim.de/
           
           
           
           
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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 11:13
Berlin, oiseau urbain
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 Corbeau de Berlin. En fait, une corneille mantelée (Nebelkrähe)
   
   
   
 photos personnelles
 
   
   
   
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 15:35
“Les Oiseaux sont des cons”, Chaval 
 

“Les Oiseaux sont des cons”, un film de Chaval (1964)

 
 
source YouTube
 
 
 
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:43

 

 

 

 

1    AOUT  2012     Gerhard RICHTER, Panorama à Paris

 

 

 

 

 

 

 

 


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attraper les mouches

Fumier