Le sèche-linge réparé avec une ficelle bleue, fait penser à ces masques africains dont l’état parfois déplorable oblige à des
interventions radicales (et passionnantes) de la part de leurs utilisateurs. Parce qu’aux yeux des Dogons ou des Tchokwé, il s’agit d’abord d’objets rituels dévolus à l’utilité et pas aux musées!
Au fond, ce sèche-linge et ce tabouret (dont il manque un barreau), qui n’appartiennent certes à aucun rituel, sinon celui de la vie domestique, ont
connu une belle vie, puisqu’ils ont honoré leur fonction jusqu’à la limite de leur possibilités et ont fait l'objet de soins attentifs. « Ce que nous disent les hommes à travers leurs
objets » dites-vous? Des gens humbles et patients, assurément. Des gens qui entretiennent des liens intimes et familiers avec
les choses.Et pourquoi pas des Africains, justement ? A vérifier ! François
un site passionnant en ce qui concerne les bricolages et autres rafistolages: http://thereifixedit.com
la question me préoccupe puisque je suis entrain d'écrire sur ces installations "bricolées" avec rebus, morceaux, équilibres, assemblages qui fleurissent dans pas mal d'expos... et je m'y
perds.
ps: je ne sai spas si je vous avais invité à ma dernière expo (au lab-labanque, à Béthune). Dans le doute, c'est fait.
JL
Commentaire n°3
posté par
pop
le 17/11/2009 à 11h52
Merci pour le lien que je ne connaissais pas. Personnellement je suis assez familier de ces choses et de cet état d'esprit ; j'ai même trouvé dans ce site des objets proches de certains qu'il m'est
arrivé de fabriquer... J'ai été à bonne école : on père était maître en la matière et je l'ai beaucoup observé lorsque j'étais petit.
Le sèche-linge réparé avec une ficelle bleue, fait penser à ces masques africains dont l’état parfois déplorable oblige à des interventions radicales (et passionnantes) de la part de leurs utilisateurs. Parce qu’aux yeux des Dogons ou des Tchokwé, il s’agit d’abord d’objets rituels dévolus à l’utilité et pas aux musées! Au fond, ce sèche-linge et ce tabouret (dont il manque un barreau), qui n’appartiennent certes à aucun rituel, sinon celui de la vie domestique, ont connu une belle vie, puisqu’ils ont honoré leur fonction jusqu’à la limite de leur possibilités et ont fait l'objet de soins attentifs. « Ce que nous disent les hommes à travers leurs objets » dites-vous? Des gens humbles et patients, assurément. Des gens qui entretiennent des liens intimes et familiers avec les choses.Et pourquoi pas des Africains, justement ? A vérifier ! François
la question me préoccupe puisque je suis entrain d'écrire sur ces installations "bricolées" avec rebus, morceaux, équilibres, assemblages qui fleurissent dans pas mal d'expos... et je m'y perds.
ps: je ne sai spas si je vous avais invité à ma dernière expo (au lab-labanque, à Béthune). Dans le doute, c'est fait.
JL