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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 21:21
Jérémy Liron, galerie Isabelle Gounod
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Jérémy Liron expose à nouveau chez Isabelle Gounod. Fidèle à sa galeriste. Des œuvres sur toile sont montrées et puis des travaux sur papier. Tout est encadré de petites baguettes de bois naturel ou blanc. Et tout ne peut se regarder qu'au travers de plexiglas. Le regard doit sans cesse jongler, se jouer des reflets des visiteurs et des éléments architecturaux de l'espace qui les contient. La peinture de Jérémy Liron ne renferme jamais de figure humaine, si ce n'est  celle de son propre reflet lorsque l'on se trouve face à l'œuvre.
           
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À ce titre, l'héritage de Francis Bacon est bien présent : les tableaux  -comme les grands triptyques de Bacon- sont des objets, isolés du reste du monde par leurs bords, d'une part,  et par leur surface de protection et de réflexion, d'autre part. Jérémy Liron accorde d'ailleurs pas mal d'importance à cette dimension de l'accrochage et de la présentation de ses peintures. Il a, par exemple, introduit dans ses toiles les plus récentes des petites marges intérieures de couleur claire qui sont destinées à tempérer le rapport trop brutal du cadre en bois et de la peinture.  
           
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Ce qui reste extrêmement intéressant dans une exposition de Jérémy Liron est l'exigence mise en œuvre dans l'organisation de l'accrochage : on peut déceler des suites logiques, des renvois, des mises en situation et puis aussi des respirations (nous avons en mémoire les monochromes carrés bleu-ciel qui s'interposaient entre deux toiles dans une précédente exposition). 

Et nous nous poserons la question de la solitude : être Dans la solitude. Celle du regard ? Celle qui permet - tout en le contemplant -  d'épuiser un lieu vidé de personnages qui pourraient la distraire ? La poésie de ces lieux fera sans doute que nous continuerons à aller les regarder.

 
           
           
           

Jérémy Liron


Dans la solitude

 

19mai - 24 juillet 2010

Galerie Isabelle Gounod

13, rue Chapon 75003 Paris

 

la galerie

           

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Published by espace-holbein - dans espace-holbein
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commentaires

espace-holbein 23/05/2010 09:48



Nous ne savons pas exactement ce qui nous fabrique et c'est plutôt un avantage, je crois.



pop 21/05/2010 20:39



Merci d'être passé, même si dans ces moments un peu confus il est souvent difficile d'échanger longuement. Et merci pour l'écho que je n'attendais pas, et surtout pas aussi vite. Amusant, ce soir
là, Michaelle Andrea-Schatt m'a dit comme mon petit triptyque sur papier (vue d'une aire de repos) lui rappellait fortement  les études pour un portrait de Van Gogh que Bacon
paignit d'après son souvenir de l'autoportrait sur la route de Tarascon. D'un coup je le vis aussi. Lui plus solaire bien sûr, mais même inclinaison. Un autre tableau, pan de mur ocre
traversé par la masse sombre de deux pins, rappelait étrangement, et sans que ce fut volontaire, ces esquisses de perspectives planes typiques du peintre anglais là encore. Est-ce d'avoir
redécouvert il y a peu une interview du peintre qui a réactivé inconsciemment ces souvenirs de peinture, ou simple coincidence?



attraper les mouches

Fumier