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Jim HODGES
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Jim Hodges est américain, né en 1957. Son travail, très poétique, souvent évanescent
, est d'une grande délicatesse. Une fraîcheur et beaucoup d'invention. Son médium est le dessin mais beaucoup d'autres moyens d'expression sont explorés. Les supports et la manière de les
utiliser participent à l'intérêt que l'on porte à ce travail. Les objets sont vulnérables et semblent pouvoir être détruits par le simple souffle du passage du visiteur. Les matériaux sont
de petits bouts de papier découpés ou bien au contraire, des feuilles d'or très soigneusement assemblées. Les chaînes ne sont pas faites pour fixer, pour bloquer, pour attacher,
pour entraver mais elles brillent à la lumière et forment d'élégantes toiles d'araignées. Les mouchoirs en papier n'essuient rien mais reçoivent de délicates petites fleurs de
toutes sortes, dessinées à l'encre bleue ou noire d'un stylo à bille.
Et puis, également, des miroirs brisés, des partitions de musique recomposées, des sacs de papier et du maquillage.
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Hello again -Me revoila, chaînes en laiton, épingles
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A Diary of flowers, seen by you, serviettes papier, encre
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Changing things, fleurs artificielles
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Tout cet ensemble séduit, émerveille. La préciosité d'un objet fait de centaines de
petits découpages méticuleux (ci-dessous) n'est pas là pour exposer le côté virtuose d'une activité banale mais cette opération faite de répétitions, de minutie renvoie à l'image d'un
quotidien lui-même fait de répétition et de minutie.
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Where the sky fillls in, photographie découpée
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détail
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L'œuvre de Hodges étonne car on pourrait la cantonner à une pratique un peu mièvre,
fleur bleue, sans véritable force. Il n'en est rien. Et c'est là sa force : ses armes sont celles de la douceur apparente, du sentiment amoureux, de l'éloge de la délicatesse et
pourtant ses moyens sont contrastés ; il utilise à la fois la réserve, l'allusion, la fragilité, le minimalisme mais aussi le baroque, la répétition, l'accumulation, l'envahissement
de l'espace.
Une œuvre discrète à découvrir.
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Jim HODGES
Love etc.
Centre Georges Pompidou, Paris
Musée, galerie du musée, niveau 4
14 octobre 2009-18 janvier 2010
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Fausse "toile"(pas peinte) mais vraie constructuction, fausses fleurs mais vrai bouquet (faux d'artifice), vraies feuilles blanches mais faux feuillage...
Baraoque, c'est vrai, mais dans l'éparpillement, dans l'épuisement du sujet. Poétique (voilà un terme que l'on n'utilise plus guère pour dire le rapport au sensible, au fragile...) et terriblement mélancolique.
Du piège tendu aux fleurs éternelles : glove (l'amour avec des gants)