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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 07:00
  Le Cabinet du Docteur Caligari
ombres


 Bon, finissons-en. Tu vas réussir à nous agacer avec tes films. Ils sont ridicules tes personnages. On n’y croit pas un seul instant. Ils en font trop. Impossible de s’identifier.  Ca ne peut pas exister, ces gens-là. Et puis, dans leur univers de carton-pate, ils sont plutôt pathétiques …  Et leurs histoires ? Du grand guignol.
  
 Tiens, en parlant de l'histoire, finalement, lecteur, je ne te l'ai pas racontée. Juste le début je crois ?
Bon, («merdre, il remet ça») on en était où ?

 Dans une petite ville d’Allemagne du Nord, Holstenwall, s’installe une fête foraine. Au nombre des attractions se trouve celle du Docteur Caligari, qui présente un somnambule nommé Cesare. Caligari se rend à la mairie pour obtenir une autorisation. Il est traité avec un certain mépris par un fonctionnaire qu’on retrouvera assassiné le lendemain. Parmi les spectateurs qui visitent la kermesse, deux jeunes gens, Francis et Alain, sont amoureux d’une jeune fille, Jane. Ils pénètrent dans la baraque de Caligari et regardent le somnambule qui répond aux questions que les spectateurs lui posent sur l’avenir.. Alain interroge Cesare sur le temps qui lui reste à vivre. Le somnambule répond : jusquà l’aube. Il sera effectivement poignardé par le fonctionnaire. L’étudiant soupçonne immédiatement Caligari d’avoir tué son ami et, accompagné du père de la jeune fille, ils pénètrent chez le forain avec un mandat de perquisition. Ils demandent à Caligari de mettre fin à l’état de transe de son médium. Mais on annonce bientôt la capture du meurtrier. Francis revient surveiller Caligari par une fenêtre : le somnambule dort dans son sarcophage. Il s’agit en fait d’un mannequin et le vrai Cesare est en train de tenter d’enlever Jane. Il l’entraîne au  dessus des cheminée et des toits (illustration  ci-dessus). Pourchassé, il l’abandonne et meurt d’épuisement.
Francis se rend à nouveau chez Caligari, accompagné de policiers. Ils constatent que ce n’est qu’un mannequin qui repose dans le sarcophage, et non Cesare. Caligari profite d’un moment d’inattention pour s’enfuir. Il trouve refuge dans un asile de fous, poursuivi par l’étudiant. Celui-ci demande de voir le directeur de l’asile et constate que c’est Caligari lui-même. La nuit suivante l’étudiant et les infirmiers fouillent le bureau du directeur et découvrent un volume racontant l’histoire d’un certain Caligari, qui au XXVIIe siècle, réussit avec son médium Cesare à tuer plusieurs personnages. Ils confrontent le médecin avec le cadavre du somnambule. Caligari éclate de rage en voyant sa créature morte.
Les infirmiers le ceinturent et lui passent la camisole de force.

L’histoire avait commencé sur un banc, je te l’avais raconté, lecteur. Deux hommes conversaient. L’un racontait à l’autre une histoire qui lui était arrivée, il y a un certain temps déjà. A la fin du film, sur le banc, Franz raconte toujours l’histoire à son vieux compagnon. Il s’avance parmi les autres malades… Cesare, debout, tient une fleur à la main, Jane, pareille à un fantôme, semble ne pas les voir et marche, coiffée d’un diadème. Bientôt apparaît le directeur qui s’enquiert de la santé des malades. Franz se précipite sur lui en hurlant : « C’est lui Caligari !». Il tente de le frapper. Les infirmiers le ceinturent et l’enferment.. Le directeur s’approche de lui, l’observe et murmure : «Enfin, je comprends son obsession. Il me prend pour Caligari. Maintenant, je crois que je vais pouvoir le guérir. »

Bon, tu vois, je te l’avais dit lecteur : ça n’a aucun intérêt. On va en rester là.


J'emprunte ce condensé de l'histoire de Caligari à Jean-Michel Palmier (L'Expressionnisme et les arts, PAYOT, p264 et 266) qui était quelqu'un de merveilleux, que j'ai connu et qui m'a fait découvrir et aimer cet univers, qu'ici,  j'ai tenté modestement de retranscrire.
         

séance à la cinémathèque :LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI ,  Samedi 16 Décembre 2006-19h00 -SALLE HENRI LANGLOIS -
         
illustration : photogramme du film


Voir l'exposition à la  Cinémathèque française (Paris), 
Le cinéma expressionniste allemand, splendeurs d'une collection
         

       

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Published by holbein - dans espace-holbein
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