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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 07:00
  On connaît moins cette peinture de Cézanne, celle de ses débuts, dans laquelle il s'acharne de manière violente sur le corps des femmes.

ci-dessous :
Le meurtre, Walker Art Gallery


Whistler, apercevant chez Vollard le portrait de Marie Cézanne, disait : “si un enfant de dix ans avait dessiné cela sur son ardoise, sa mère, si c’est une bonne mère, l’aurait fouetté !”(…)
La peinture du jeune Cézanne était pétrie d’outrance, de violence et de maladresse agressive, presque dépourvue de cette sensualité de pâte qui fait tolérer sinon aimer l’expressionnisme allemand ou de Kooning.
Ses caractères sont surtout négatifs : un besoin ressassé de déplaire, une agression sans objet, un grotesque sans humour, un érotisme sans plaisir. (…)
C’est surtout dans les scènes de meurtre et d’érotisme que Cézanne est à la limite du tolérable. (…)
Selon Vollard, Cézanne opposait la peinture “bien couillarde” (la sienne) et celle des “ottres”, de Corot par exemple. (…)
Il déchargeait sa violence sexuelle dans sa peinture ; Schapiro a montré comment la nature morte fut le lieu de ce déplacement.

Les couilles de Cézanne,
Jean-Claude Lebensztejn
Nouvelles Editions Séguier, 1995


   
   

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Published by holbein - dans espace-holbein
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commentaires

espace-holbein 13/12/2011 04:38


Bon, faut que je retourne vérifier ça au musée d'Orsay : l'occasion de voir le nouvel accrochage...


(so strange, mister C.)

Ch 05/12/2011 07:52


et la Marie-Madeleine d'Orsay pétrifiée de douleur, ce serait son Surmoi?

clovis simard 17/11/2011 15:13



Blog(fermaton.over-blog.com).No.2- THÉORÈME CÉZANNE.


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