|
ruines |
|||||||||
|
Sous les pieds de Saint Sébastien, des fragments éclatés de sculptures de l'Antiquité. A côté, un pied de pierre, brisé. Le saint est attaché
à une colonne qui appartenait à un temple effondré. Les ruines sont ici signe d'espoir : c'est la victoire du christianisme sur le paganisme.
|
||||||||
|
Ce Saint Sébastien montre l'ambivalence du thème de la ruine : tantôt la destruction
et sa cohorte de malheurs, tantôt la victoire et l'espoir d'un monde nouveau. |
|||||||||
|
Ne perdons pas de vue que le temps est perçu comme un élément destructeur et que cette poétique de la ruine servira ce propos. Le XVIIIe siècle
passant par là, le sublime va s'immiscer et les ruines vont envahir les tableaux. Diderot pourra écrire : «Ô les belles, les sublimes ruines (...) Les idées que les ruines éveillent en moi sont grandes. Tout s'anéantit, tout périt, tout passe,il n'y a que le monde qui reste, il n'y a que le temps qui dure. Qu'il est vieux ce monde ! Je marche entre deux éternités.»* |
|||||||||
|
illustration : Le martyre de Saint Sébastien, (en haut, détail), vers 1480, Andrea Mantegna, Paris, musée du Louvre * Denis Diderot, Salons, vol III, 1767 (cité par Daniel Arasse in Anselm Kiefer, Éditions du regard, 2007, p279) |
|||||||||
zêtes les derniers