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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 11:01
 

 Elin Eggertsdóttir

galerie Weiss-communication
jusqu'au 2 juin 2007

 

 

Eggertsdottir1-200.jpg  Des autoportraits d'Elin Eggertsdóttir sont présentés dans la galerie de l'agence Weiss-communication. Ce lieu est particulièrement bien choisi, à divers titres, pour abriter un tel  accrochage :  d'emblée, l'espace est généreux et le format des travaux  de la jeune artiste islandaise  s'adapte parfaitement au volume et à la hauteur des cimaises.

Ensuite, il y a une cohérence à exposer cette artiste dans la galerie d' une agence publicitaire car la démarche que développe Elin Eggertsdóttir s'appuie sur l'utilisation d'un certain type de publicité : celle, en noir et blanc, que l'on trouvait dans les magazines des années cinquante et soixante et qui vantait tel produit de beauté ou marque de vêtement de luxe.

 Elin Eggertsdóttir emprunte  des photographies de jeunes visages féminins à ces magazines anciens puis, à l'aide d'outils numériques, va introduire des éléments de son propre visage (ses yeux, son nez, sa bouche maquillée, etc.) qu'elle distribuera de manière aléatoire dans ces vieilles images.
Elle appellera autoportraits ces nouveaux objets qui seront agrandis et plaqués sur les murs de la galerie.
Sept de c
es autoportraits sont visibles et nous nous surprenons à circuler dans l'exposition dans le but de traquer des ressemblances d'un portrait à l'autre afin de tenter de reconstituer mentalement le vrai visage  de cette jeune artiste. 

                   
                   
                   

photographie de l'auteur

- Selfportrait5#62-10 ©Elin Eggertsdóttir 
- Selfportrait3#59-07 ©Elin Eggertsdóttir (salle du fond) 

 

   
Exposition Elin Eggertsdóttir,


galerie  Weiss-communication
8 avenue Gambetta

75020 Paris

 

jusqu'au 2 juin 2007

                   
                   
                   

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commentaires

holb 17/05/2007 19:43

C’est une démarche troublante : on pourrait passer à côté de ces images sans y prêter attention comme s’il s’agissait de simples agrandissements de publicités d’époque (le charme du noir et blanc un peu sépia, les coiffures et maquillages des années 50 et 60, les poses historiquement repérables, etc.). Mais à la lecture de la démarche de cette artiste, on est obligé de regarder ces photographies beaucoup plus soigneusement (c’est une sorte de jeu) pour y découvrir des différences dans le grain de la photo, la coloration, le léger décalage perspectif d’une bouche ou d’un œil qui vont créer une «micro-monstruosité» (il s’agit parfois d’un seul œil) ; la bouche de l’artiste sera identifiable plusieurs fois dans des positions différentes, par exemple. Et ce qui est troublant par dessus tout, c’est que l’on se sent embarqué dans une tentative de reconstitution d’un puzzle dont l’original, la figure de référence, n’est pas livrée puisque Elin Eggertsdóttir ne met pas son véritable portrait à côté de ses images fabriquées et l’on sort donc de l’exposition en ayant une représentation morcelée et imaginaire du visage de cette artiste. Le fait qu’elle soit islandaise est aggravant puisque, personnellement, je ne connais pas d’islandaise et le seul visage d’islandaise que je connaisse est celui de Björk : visage particulier, non ? ;-)

laurence 15/05/2007 20:57

mais est-ce qu'on sait ce qui a été ajouté ? est-ce que c'est indiqué ? est-ce qu'on le devine facilement ? est-ce qu'il peut y avoir plusieurs fois le même élément (par exemple : la bouche de l'auteur sur deux photos différentes ?) C'est très intriguant, en tout cas !

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