Mardi 31 octobre 2006






31 OCTOBRE 2006 Thomas LÉLU . bis

30 OCTOBRE 2006 Thomas LÉLU

29 OCTOBRE 2006 Duane MICHALS

29 OCTOBRE 2006 Pontus HULTEN

28 OCTOBRE 2006 Andres SERRANO

27 OCTOBRE 2006  Alfred JARRY

26 OCTOBRE 2006 Le cow-boy et le doigt de Dieu - BOLTANSKI

25 OCTOBRE 2006  Magazine au SHOW OFF

24 OCTOBRE 2006  HATE - David SHRIGLEY

23 OCTOBRE 2006  Nick WAPLINGTON

22 OCTOBRE 2006  ANGOISSE - Edouard LEVÉ

21 OCTOBRE 2006  Edouard LEVÉ

20 OCTOBRE 2006   Yves KLEIN (10)

19 OCTOBRE 2006   Yves KLEIN (9)

18 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (8)

17 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (7)

16 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (6)

15 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (5)

14 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (4)

13 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (3)

12 OCTOBRE 2006  Yves KLEIN (2)

11 OCTOBRE 2006 Yves KLEIN

10 OCTOBRE 2006 
Jun NGUYEN-HATSUSHIBA

09 OCTOBRE 2006  Lisette MODEL

08 OCTOBRE 2006
  Igor KOSTINE

07 OCTOBRE 2006  ZHANG HUAN (2)

06 OCTOBRE 2006
  Roni HORN

05 OCTOBRE 2006  Ernest PIGNON-ERNEST

04 OCTOBRE 2006  Clémence PÉRIGON

03 OCTOBRE 2006
  Richard LONG

02 OCTOBRE 2006  Pierre RADISIC (4)

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Mardi 31 octobre 2006
   
Manuel de la photo ratée
mots et noms

D - LA PHOTO-TEXTE
Ne pas hésiter à photographier les sites protégés et à y intégrer les panneaux d'information et de prévention.
En effet, une photo n'est jamais assez informative. Selon les préceptes des plus grands photographes de presse : «il ne faut jamais montrer une photo sans légende». (cité par Myr Muratet/photographe)
L'originalité de ce cliché provient du panneau d'information rectangulaire dont la blancheur se découpe nettement sur le paysage de campagne à l'arrière-plan. Le texte qui informe le promeneur se lit alors naturellement et l'ensemble de la pancarte peut rappeler une étiquette collée sur l'image. Par ailleurs, la forme rectangulaire étant quasiment homothétique au format de la photo, cela donne un effet optique intéressant.

Thomas Lélu
MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, p 74
         
 Thomas Lélu aborde la photographie avec beaucoup d'humour. Dans ce MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, il  dresse un panorama de tout ce qui fait une «photo ratée» : le bougé, le flou, le doigt devant, les yeux rouges, la tête coupée, l'objet passant dans le champ, la sousexposition, la photo confuse, etc.

Présentation de Paris-art :

Né en 1976 à Seclin, Thomas Lélu vit et travaille à Paris.
Avec son Manuel de la Photo ratée (Al Dante, 2002) et ses Récréations (Léo Scheer, 2003), c’est d’abord par le biais du livre, de collages d’images récupérées et de commentaires déplacés que l’artiste Thomas Lélu a donné forme à son humour potache, limite décervelé, à son goût de l’absurde contemporain, à son entreprise de renivellement des formes hautes et basses de la culture. Il publie également à la rentrée 2005 un roman au titre éloquent : Je m’appelle Jeanne Mass.

. . . . .
         
Le travail de Thomas Lélu était présenté l'an passé dans le cadre de l'exposition "J'en rêve" à la FONDATION CARTIER. Il était parrainé par Claude Closky.
         
liens Thomas Lélu :
*
photographie
* article sur le Manuel de la photo ratée, Synesthésie
* interview de Thomas Lélu, ensad
* l'éditeur Léo Scheer
* les textes de Thomas Lélu chez Léo Scheer
* actualité : exposition Thomas Lélu à Gennevilliers

         
photographie : MANUEL DE LA PHOTO RATÉE ©Thomas Lélu  Éditions Al Dante, Léo Scheer, 2002, p 74
         
         
Lundi 30 octobre 2006
    Manuel de la photo ratée
mots et noms

1- LES ACTIONS ET LES ATTITUDES

C - LA PHOTO AVEC PORTÉE


Offrir 16 kg de croquettes de boeuf à un proche puis le photographier avec son présent. On peut remplacer les croquettes par du terreau voire des parpaings.
 Lors d'un déménagement, quand tous les meubles et les cartons transitent de la maison à la fourgonnette et vice-versa, on se retrouve dans des situations insolites. L'homme porte un carton qui doit contenir des livres ou des cassettes vidéo mais seule l'inscription portée en rouge focalise l'attention : «tendres croquettes au boeuf», ce qui, associé au sourire sympathique du déménageur, rend l'image pittoresque et amusante.

Thomas Lélu
MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, p 63
         
 Thomas Lélu aborde la photographie avec beaucoup d'humour. Dans ce MANUEL DE LA PHOTO RATÉE, il  dresse un panorama de tout ce qui fait une «photo ratée» : le bougé, le flou, le doigt devant, les yeux rouges, la tête coupée, l'objet passant dans le champ, la sousexposition, la photo confuse, etc.

Présentation de Paris-art :

Né en 1976 à Seclin, Thomas Lélu vit et travaille à Paris.
Avec son Manuel de la Photo ratée (Al Dante, 2002) et ses Récréations (Léo Scheer, 2003), c’est d’abord par le biais du livre, de collages d’images récupérées et de commentaires déplacés que l’artiste Thomas Lélu a donné forme à son humour potache, limite décervelé, à son goût de l’absurde contemporain, à son entreprise de renivellement des formes hautes et basses de la culture. Il publie également à la rentrée 2005 un roman au titre éloquent : Je m’appelle Jeanne Mass.
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Le travail de Thomas Lélu était présenté l'an passé dans le cadre de l'exposition "J'en rêve" à la FONDATION CARTIER. Il était parrainé par Claude Closky.
         
liens Thomas Lélu :

* article sur le Manuel de la photo ratée, Synesthésie
* interview de Thomas Lélu, ensad
* l'éditeur Léo Scheer
* les textes de Thomas Lélu chez Léo Scheer
* actualité : exposition Thomas Lélu à Gennevilliers

         
photographie : MANUEL DE LA PHOTO RATÉE ©Thomas Lélu  Éditions Al Dante, Léo Scheer, 2002, p 62
         
         
Dimanche 29 octobre 2006
    Les neuf erreurs
mots et noms

«There are Nine Mistakes in This Photograph, Can You Find Them? »
Image: (16.8 x 25.4 cm). ensemble: (40.3 x 50.1 cm).
Signée, titrée, numérotée 4/25 et annotée avec les réponses, à l'encre, dans la marge.


Titre de la photographie : «There are Nine Mistakes in This Photograph, Can You Find Them? » (Il y a neuf erreurs dans cette photographie, peux-tu les trouver ?),  1989
.
         
Les mots : passage obligé ? Les images nous obligent-elles à nommer les choses ?
.........
         
Duane Michals a l'habitude d'écrire en regard de ses photographies. Les mots sont importants. Ils font partie de l'oeuvre.
Photographe américain important, né en 1932. Problème d'identité lié à ce prénom que sa mère lui a donné et qui était celui d'un autre petit garçon (voir la biographie établie par Renaud Camus, en lien).
   
liens Duane Michals :
* biographie par Renaud Camus
* Photography Temple, petit portfolio sur Duane.
* séquence photographique étonnante : "les choses sont bizarres" (1)
*
séquence photographique étonnante : "les choses sont bizarres" (2)
* PDN Gallery : des photographies et des vidéos e Duane
* site-forum autour de Duane Michals (en grec...) mais beaucoup d'images.
* le "wiki" sur D.M
* encore une page avec des photographies de Duane (en anglais)
* un petit texte sur Duane (en français) du Musée des Beaux-Arts du Canada
         

       
Dimanche 29 octobre 2006
   
Pontus Hulten


 
Pontus Hulten hors cadre

 L'inventeur du musée «moderne» est décédé jeudi à 82 ans.
Par Gérard LEFORT
article du quotidien Libération : samedi 28 octobre 2006


Pontus Hulten, né Carl Gunnar Pontus Vougt Hulten en juin 1924, mort dans  la nuit du 25 au 26 octobre, était au physique une importante stature de  Suédois moustachu. Au figuré, il était encore plus baraqué, tant sa carrière  fut synonyme de très grande carrure de l'art contemporain. Défricheur  inventeur, fédérateur, tous ces qualificatifs sont adéquats mais n'arrivent pas à cerner les variations de son intense activité.
Pour les Suédois, il restera le directeur du Moderna museet de Stockholm, qu'il dirigea de 1957 à 1972. Le petit musée devient vite grand, quand Pontus Hulten y invite la fine fleur à peine éclose du «nouveau réalisme» (Tinguely, Saint Phalle...) et de l'art cinétique (dès 1955 dans la galerie parisienne de Denise René, il signait avec Vasarely une expo intitulée «le Mouvement»).
Happenings. Mais c'est dans son «art d'exposer» qu'il innove : des manifestations qualifiées à l'époque d'expérimentales. Dans «le Musée de vos désirs», il fait participer le public au choix de la collection. Dans «Sculptures pour aveugles et non aveugles», on tâtonne les oeuvres dans le noir et le catalogue est imprimé en braille. Dans «American Pop-Art, 107 formes d'amour et de désespoir» (1964), le ballet de Merce Cunningham danse au milieu de sculptures, John Cage joue du piano devant un tableau de Sam Francis, tandis que Rauschenberg donne des happenings. Par son truchement arrivèrent aussi à Stockholm les peintres américains d'avant-garde (dont Jasper Johns en 1961), ou Bacon en 1965.
Mais pour les Français et, en tête, les Parisiens, Pontus Hulten rime avec Beaubourg. Appelé en 1973 par Robert Bordaz pour diriger le musée d'art moderne du centre Pompidou, Pontus Hulten va comme de coutume déborder du cadre en réalisant de 1977 à 1979 les trois glorieuses de l'exposition temporaire : «Paris-New York», «Paris-Berlin», «Paris-Moscou». Mémorables tant elles bousculaient les traditions de la monographie avachie, ou de la thématique factice. Pionnier aussi dans sa façon de fédérer tous les départements d'un musée d'art moderne (cinéma, bibliothèque, design, architecture, revues parlées), Pontus Hulten déclarait :  «Les expositions sont la vie d'un musée, la collection en est la colonne vertébrale.» A Beaubourg, il va poursuivre sa politique pointue d'acquisitions, tout en maintenant le lien de ses amitiés : le fameux bassin du plateau Beaubourg où tournicotent les sculptures du couple Tingely-Saint Phalle doit beaucoup à son obstination.
Haut vol. Quant au souci du public qui ne fut jamais celui de la démagogie, on doit aussi à Pontus Hulten, entouré il est vrai d'une équipe de choix (François Barré, Françoise Cachin, Germain Viatte...), que le Centre ouvre ses portes jusqu'à 22 heures (une révolution !). Ultérieurement, il dirigea le Museum of Contempory Art de Los Angeles, puis devint directeur du Palais Grassi de Venise pour deux expos de haut vol : «les Futurismes» en 1985 et «Archimboldo» en 1986.
En 1990 on le retrouve au Kunst und Ausstelung à Bonn, puis en 1994, à la direction artistique du Musée Jean-Tinguely de Bâle. Le musée fut la grande passion de Pontus Hulten sous la seule condition qu'il soit  «un véritable instrument critique doué de sens». Une modernité plus que jamais à méditer.


 article du quotidien Libération : samedi 28 octobre 2006
 
         
 
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